Estoit surcharge un premier estoit
6. Marie-Françoise-de-Paule de Béthisy avait épousé en l'année 4668 Charles-Antoine de Levis, comte de Charlus, gouverneur du Bourbonnais en 1680 qui mourut le 22 avril 1719, et elle le 30 janvier pré-
[1707J DE SAINT-SIMON. m
M. le duc de Chevreuse1; il en sut tirer parti. Sa fortune*,
qui lui donna un gouvernement et le grade de lieutenant
général3, le rendit impertinent au point de prétendre à tout,
et de le montrer. 11 en demeura là pourtant, avec tous ses
charmes, et se fit peu regretter des honnêtes gens. Sa
femme, depuis, a bien fait des personnages, et, à force
d'artifices, a su marier ses filles hautement, et bien faire
repentir leurs maris* de cette alliance.
On a vu p. 379 3 quel étoit Vauban à l'occasion de son Livre
élévation à l'office de maréchal de France. Maintenant nous d" marechal i» ii • i» de Vauban
1 allons voir réduit au tombeau par 1 amertume de la dou- sur la
leur pour cela même qui le combla d'honneur, et qui, Dime r°ya,e'
ailleurs qu'en France, lui eût tout mérité et acquis. 11 faut tie Boisguilbert
se souvenir, pour entendre mieux la force de ce que j'ai sur
à dire, du court portrait de cette page 379, et savoir en matière-
même temps que tout ce que j'en ai dit et à en dire6 n'est mort
cèdent, à quatre-vingt-deux ans. La mère de ces Béthisy, Anne Perdrier ou Perdriel, devenue veuve, s'était remariée à Roger de Levis, comte de Charlus, père de Charles-Antoine et déjà veuf deux fois; c'est ce qui fit le mariage des enfants.
1. Nous avons vu ce mariage se faire en 1698 : tome IV, p. 224.
2.. M. de Mézièreset sa femme surent « se bien nantir au Mississipi, » dira notre auteur en 1721 (tome XVII, p. 238).