‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 61 sur 610 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

2. Edme Bonnet, sieur de Saint-Léger, d'une assez médiocre famille de Paris, dit l'annotateur des Mémoires de Sourches, avait déjà servi Monsieur, et il parvint à être gouverneur de Baugency, chevalier de Saint-Lazare, grand maitre des eaux et forêts de Poitou.

3. Dangeau, p. 204-205; Sourches, p. 170. Saint-Léger repartit dès le 18, emportant une lettre où le Roi s'efforçait de consoler son neveu, et une autre de Madame qu'on trouvera ci-après, p. 505.

4. Dans la marche en retraite, le dispositif des colonnes est renversé : les convois marchent autant en avant que possible, et l'avantgarde primitive devient l'arrière-gardc.

5. Madame se trouva toute soulagée lorsque Dubois lui eut écrit que l'équipage et la vaisselle d'or de son fils avaient échappé au désastre.

6. Arrivé le 9 sous Pignerol, il écrivit dès le lendemain à Chamillart pour lui rendre compte de sa retraite avec quarante escadrons et quarante-sept bataillons, et pour demander ce gouvernement de Valenciennes qu'il n'avait pu avoir à la mort de son oncle Magalotti (tome XII, p. 453), et qui vaquait par la mort du maréchal de Marcin. Sa lettre est dans l'Appendice des Mémoires militaires, p. 655-650, suivie de celle du comte de Muret, qui, faisant la même retraite, perdit, comme Albergotti, tout son équipage à l'exception de son cheval personnel. Suivant la relation de Y Histoire du prince Eugène, Albergotti était de ceux qui voulaient se diriger sur le Milanais, et il ne consentit à suivre le prince à Pignerol que sur un ordre signé de sa main.

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succès, qu'ils avoient encore1 peine à croire. Leur armée n'en pouvoit plus : elle n'eut donc garde de songer à troubler la retraite2. On a vu que l'artillerie, les munitions, et tout ce qui étoit dans les postes les plus avancés du siège avoit été entièrement retiré, sans aucun obstacle3. On a su positivement depuis que le prince Eugène avoit tout à fait pris le parti de cesser l'attaque et de faire sa retraite, si le Guerchoys eût soutenu la quatrième et dernière charge dont j'ai parlé4, à laquelle il succomba et fut pris par l'insigne lâcheté5 du brigadier et de la brigade qui refusa de le secourir. On sut encore que Turin n'avoit pas pour plus de quatre jours de poudre6. Enfin rien [ne] manqua pour les transporter de la joie la plus complète, et chaîne nous de la plus cuisante douleur7. 11 ne fallut pas moins

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