‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 79 sur 610 · Dangeau, p. 210; Sourches, p · texte numérisé non relu

Dangeau, p. 210; Sourches, p

2. Olivier de Saint-Georges, fils cadet du marquis de Vérac que nous avons vu mourir en 1704, avait été pourvu, le 26 octobre 1704, du régiment du chevalier de Broglie ; mais les généalogies ne donnent la qualité de chevalier de Malte qu'à un troisième fils, nommé Louis, qui avait péri à la Marsaille.

3. Prosper-Ambroise-François des Granges, comte de Grammont- Fallon, fils du grand bailli de Dôle et frère de la belle-fille du maréchal de Rosen, avait eu gratis de celui-ci, en 1703,1e régiment de cavalerie de Montpeyroux.

4. Dominique de Pons, deuxième fils du comte de Renepont qui s'était retiré en 1704 après avoir été promu maréchal de camp, était devenu alors colonel du régiment de cavalerie de leur nom et l'avait commandé à Cassano et à Calcinato. Un de ses frères, chevalier de Malte et capitaine-lieutenant de la compagnie colonelle, périt aussi à Castiglione, et l'ainé de tous avait été tué devant la Mirandole ; c'étaient des parents de Mme de Maintenon (Sourches, tome X, p. 182).

5. Jean-Louis de Baschi de Pignan, connu sous le surnom de du Cayla (et non du Cheilar), dont étaient marquis les Baschi de la branche aînée, était né le 20 octobre 1685, et avait eu récemment le régiment de la Reine, qui fut conservé à un frère cadet, tandis que ceux des trois mestres de camp qui précèdent passèrent aux lieutenants-colonels.

6. Jacques-Antoine de Ricouart, marquis d'Hérouville, baptisé le 2 février 1682 et fils d'un maître d'hôtel ordinaire du Roi, d'abord page, puis mousquetaire et lieutenant au régiment du Roi, commandait le régiment d'infanterie des Vosges depuis 1704. Il revint des suites de sa blessure, quoiqu'elle fût considérable, et servit jusqu'à la fin de la guerre, fut fait brigadier en 1719, maréchal de camp en 1734, lieutenant général en 1738, s'illustra par la défense d'Egra pendant plus de six mois, en 1743, reçut en récompense le gouvernement du fort Barraux, se retira après Raucoux, et mourut le 27 août 1760 (Chronologie militaire, tome V, p. 205-207).

7. Avant prit, il a biffé et. — 8. Tout cela est emprunté à Dangeau.

contraste avec Turin, et un grand renouvellement de douleur sur la retraite en France au lieu de l'avoir faite en Italie1. Médavy en fut fait sur-le-champ chevalier de l'Ordre2, Saint-Pater3 et Dillon\ ses deux maréchaux de camp, lieutenants généraux, Grancey5, son frère6, qui avoit ap-

1. Aussi le Roi voulut-il charger Médavy, avec M. de Vaudémont, d'assurer la conservation du Milanais. Le duc d'Orléans, jusqu'au dernier moment, compta le rejoindre (Guerre, vol. 1964, n° 138).

2. Dangeau, p. 213; Sourches, p. 181 et 204; Mercure d'octobre, p. 247-249. On prétendait qu'il eût bien préféré le bâton de maréchal, comme son aïeul, dont les preuves pour l'Ordre lui servirent; la vérité est que, M. de Vaudémont l'ayant demandé pour lui, il s'en défendit modestement. La lettre du Roi lui accordant le cordon bleu et le reste de la correspondance sont dans le volume Guerre 1964, nos 96, 130-131, 135, 206 et 220.

3. Jacques le Coustelier, marquis de Saint-Pater, neveu de Beringhen, page en 1676, servit à partir de 1677 dans Dauphin-infanterie, eut le régiment de Vivarais en 1685, le grade de brigadier en 1696, et prit part à toutes les actions de l'armée d'Italie depuis 1700. Maréchal de camp le 10 février 1704, lieutenant général le 21 septembre 1706, il sera chargé de traiter pour l'évacuation de l'Italie, et nous le verrons ensuite défendre Toulon, puis servir sous Villars et Berwick jusqu'en 1712. Il obtint le gouvernement de Schlestadt en 1727, et mourut le 18 avril 1738, à soixante-dix-neuf ans (Chronologie militaire, tome IV, p. 621-622).

4. Arthur, comte Dillon, venu d'Irlande, avec le régiment de son père, en 1690, l'a commandé en Catalogne pendant la dernière guerre. Il a été créé brigadier après Luzzara, maréchal de camp après la prise d'Ivrée. Il commandera de 1709 à 1712 le camp de Briançon, fera les deux dernières campagnes à l'armée du Rhin, et mourra le 5 février 1733, âgé de soixante-trois ans, à Saint-Germain-en-Lay**.

5. Médavy disait d'eux, dans son rapport : « Ils ont fait ce que peu d'officiers généraux ont fait depuis longtemps, et c'est à leur bonne conduite et fermeté que la meilleure partie du gain de cette bataille est due. »

6. François Rouxel de Médavy, marquis de Grancey, né le 10 octobre 1666, et d'abord destiné à l'Église, entra aux mousquetaires en 1688, devint colonel du régiment d'infanterie de son nom en 1693, fut blessé à Luzzara et nommé brigadier le 23 décembre 1702, eut son brevet de maréchal de camp le 21 septembre 1706, continua de servir sur les frontières de Piémont jusqu'à la fin de la guerre, obtint le gouvernement général de Dunkerque en 4714, à la place de son frère,

porté la nouvelle, maréchal de camp, et Ceberet, qui apporta le détail, brigadier1.

Sur2 ce succès, Vaudémont rassembla ce qu'il avoit de troupes, manda à Médavy de le venir joindre avec les siennes, fit mine de vouloir défendre le Tesin3, s'en fit fête4 par un courrier, et manda que c'étoit pour conserver la ville de Milan, qui prétend avoir droit de se rendre sans blâme à quiconque a passé cette rivière5. Vaudémont ajoutait qu'il avoit voulu envoyer Colmenero6 rendre compte de toutes choses, mais qu'il s'étoit trouvé mal sur le point de partir7. Colmenero n'avoit garde de venir; il avoit été8 gouverneur du château de Milan9, l'étoit d'Alexandrie alors10, et ami intime de Vaudémont. Vendôme l'avoit fort vanté au Roi11; c'étoit un bon officier, mais dont l'âme étoit

passa lieutenant général en 1718, succéda encore à son frère, comme gouverneur d'Argentan, en 1725, et mourut le 30 juillet 1728.

1. Sur Ceberet, voyez le Mercure d'octobre, p. 250-252. Il eut le régiment du Perche et une pension de mille livres sur l'ordre de Saint- Louis (Dangeau, p. 236 et 238).

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