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Le major de Philipsbourg s'appelait Roquefeuille

4. Avoir le vent de quelque chose, expression empruntée à la langue des veneurs, « signifie figurément un bruit confus, une connoissance imparfaite qu'on a de quelque chose. » (Furetière.)

5. Spire (Speyer), ville impériale et évêché princier, sur le Spircbach, à une très-petite distance de la rive gauche du Rhin, au-dessus de Philipsbourg.

6. La Chambre impériale était une cour de justice souveraine pour l'empire germanique, composée par moitié de catholiques et de protestants. Elle avait siégé à Spire à partir de 1530.

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les diètes de l'Empire s'y sont souvent assemblées1. Tout y (;toit renversé par le feu que M. de Louvois y avoit fait mettre ainsi qu'à tout le Palatinat, au commencement de la guerre, et ce qu'il y avoit d'habitants, en très-petit nombre, étoit hutte sous ces ruines ou demeurant dans les caves2. La cathédrale3 avoit été plus épargnée, ainsi que ses deux belles tours et la maison des Jésuites, mais pas une autre.

Chamilly \ premier lieutenant général de l'armée et gouverneur de Strasbourg, demeura à Ottersheim avec

4. Notamment en 1526 et 1529. Ce fut cette dernière diète qui provoqua de la part des luthériens la déclaration d'où leur vint le nom de protestants.

2. Cette destruction, ordonnée par Louvois et Cliamlay, fut exécutée par le maréchal de Duras, en mai 4689 ; vovez le Recueil de lettres militaires, du P. Griffet, tome VI, p. 40, 17, 24, 24-26, 32-39 et 46, et les Mémoires de Saint-Simon, tome XII, p. 34. En même temps que Spire, Worms, Oppenheim et Frankenthal furent brûlés et détruits. Dix ans plus tard, un correspondant de la gazette française qui se publiait à Amsterdam, et qui n'est que trop véridique, lui envoyait encore, d'une autre ville détruite par Tessé, cette description navrante qu'on peut rapprocher du texte de Saint-Simon : « La destruction a été si grande à Mannheim, que les habitants qui y retournent ne peuvent reconnoître les endroits où leurs maisons étoient bâties, et l'on ne sauroit discerner où étoient les fossés et les fortifications de la ville. On n'y voit que des montagnes de pierres, tant des églises que des tours et des maisons qui ont été renversées ; et pour tous habitants, on n'y rencontre que quelques hommes ou femmes, avec leurs enfants, qui sortent d'une grotte et qui semblent des sauvages. C'est une chose fort touchante de voir de si tristes restes d'une si belle ville, aussi bien qu'à Kaiserslautern et à Frankenthal.... » (Gazette d'Amsterdam, correspondance d'Heidelberg, 40 septembre 4698.)

3. Ce monument renfermait les tombeaux de plusieurs empereurs.

4. Noël Bouton de Chamilly, né le 6 avril 4636, mestre de camp de cavalerie en 4667, brigadier en 4673, gouverneur de Grave en 4674, maréchal de camp et gouverneur d'Oudenardeen 4675, lieutenant général en 4678, gouverneur de Fribourg en 4679 et de Strasbourg en 4685. Il eut le commandement des provinces d'Aunis, Poitou et Saintonge en 4704, devint maréchal de France en 4703, chevalier des ordres en 4705, et mourut le 5 janvier 4745.

Vaubecourt, maréchal de camp, et toute l'infanterie ; les maréchaux, tous les officiers généraux, toute la cavalerie, et la seule brigade de Picardie1 allèrent à Osthofen et Westhofen2, et, huit jours après, à Gimsheim, le cul dans le Vieux Rhin3. Ce fut là où se firent les réjouissances des succès de Catalogne *.

M. de Noailles fit passer le Ter5 à son armée, le 28 mai6, Bataille du Ter devant le marquis de Villena7 ou duc d'Escalone (car c'est enCatalogne-

1 . Le régiment d'infanterie de Picardie faisait brigade avec celui du chevalier de Tessé, depuis 1693.

2. Villages situés entre Alzey et le Rhin, à deux lieues N. 0. de Worms, et renommés pour leurs vins.

3. La cavalerie vint camper le 3 juillet à Osthofen, avec six mille hommes d'infanterie, et elle en délogea dès le 7, pour aller à Gimsheim, où l'on promettait des fourrages depuis deux mois. Sur ce campement, où Saint-Simon a dit qu'il commença à écrire les Mémoires, voyez notre tome I, p. 26 et note 3. Dès qu'on y fut arrivé, le 8 juillet, Villars envoya au ministre un état détaillé de la cavalerie, où la situation du régiment de Saint-Simon est ainsi établie : « Compagnie du mestre de camp, bonne; 39 hommes. — Lignon, bonne; 37 hommes à cheval et 2 à pied. — Libersan, bonne; 40 hommes. — Daucourt, bonne; 39 hommes. — Tusseau, médiocre; 36 hommes. — Maisontiers, mauvaise; 35 hommes. — ; D'Hernolach, bonne; 38 hommes à cheval et 1 à pied. — Billy, médiocre ; 33 hommes à cheval et 3 à pied. — Chezelles, bonne ; 38 hommes à cheval et 2 à pied. — Moy, bonne; 38 hommes. — Des Rivières, médiocre; 35 hommes à cheval et 4 à pied. — Longueville, médiocre; 35 hommes à cheval et 2 à pied. » Selon Y État de la France de 1697 (tome III, p. 227), le régiment de Saint-Simon cavalerie avait pour lieutenant-colonel le comte de la Bretonnière, gouverneur de Dinan.

4. Sur la campagne de Catalogne, voyez le Mercure du mois de juin 1694, le Chansonnier, ms. Fr. 12 691, p. 317 et suivantes, les Mémoires politiques et militaires du duc de Noailles (fils du maréchal), rédigés par l'abbé Millot, sur les pièces originales (1777), p. 49-61, et le vol. 1282 du Dépôt de la guerre.

5. Le Ter a sa source dans les Pyrénées, traverse la Catalogne, et se jette dans la Méditerranée, à l'est de Girone.

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