‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 114 sur 351 · Du Roi a été ajouté en interligne · texte numérisé non relu

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2. Louise Boyer, fille d'un secrétaire du Roi, mariée le 1er janvier 1646 à Anne de Noailles, qui devint duc et pair en 1663. Mme de Noailles fut dame d'atour de la reine Anne d'Autriche de 1657 à 1665, et mourut le 22 mai 1697, à soixante-six ans. La lettre que le Roi lui écrivit à l'occasion de la victoire du Ter, est imprimée dans la relation du Mercure, juin 1694, p. 318-319, et l'autographe s'en trouve à la Bibliothèque nationale. Voyez aussi celle que lui écrivit Mme de Maintenon, dans la Correspondance générale, tome III, p. 394, et enfin la lettre du Roi au maréchal, dans les Mémoires de Noailles, p. 50.

3. Louis-Antoine de Noailles, né le 27 mai 1651, nommé en 1679 évêque de Cahors, avait été transféré en 1680 à Châlons; il devint archevêque de Paris en 1695, comme on le verra plus loin (p. 358), commandeur de l'Ordre en 1698, cardinal en 1700, chef du conseil de conscience en 1715, et mourut le 4 mai 1729.

4. Ville de Catalogne, sur le Ter, à sept lieues N. 0. de Palamos; déjà prise par les Français en 1655.

jusqu'au 1er novembre1. Une si riante campagne valut au duc de Noailles des patentes de vice-roi de Catalogne, dont il2 prit possession dans la cathédrale de Girone, et n'y oublia rien de toutes les cérémonies et les distinctions qui pouvoient le flatter3.

Il prit encore4, par la témérité d'un seul homme, le château de Castel-FolHt3, sur un pain de sucre de roche fort haut, qui commande toute la plaine. Il6 prit envie à un soldat déterminé d'aller voir si le premier retranchement étoit gardé par beaucoup de monde : il le trouva abandonné, et y entra l'épée à la main, faisant de grands cris pour être suivi. Il le fut de cinq ou six autres, qui entrèrent avec lui dans le second. Il étoit, l'on dit7, plein

4. Autre emprunt au Journal de Dangeau (tome V, p. 39 et 40). Saint-Simon conserve même, par négligence, le futur « servira ».

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