Tomel, p
2. Par le décès de Jean Barbier d'Aucour, avocat et poëte, mort le 13 septembre 1694, à cinquante-trois ans.
3. Dangeau écrit, à la date du 16 novembre 1694 : « Monsieur de Noyon fut hier choisi à l'Académie pour remplir la place de M. d'Aucour, et le Roi a témoigné qu'on lui avoit fait plaisir d'élire Monsieur de Noyon. » L'évêque était connu par des mandements, que le Mercure qualifiait lui-même de « tout singuliers, » par des discours au Roi, par un éloge de sa sœur l'abbesse de Saint-Paul de Beauvais, morte en 1692, etc. Toutes ces pièces ont bien le caractère glorieux, ampoulé et emphatique que Saint-Simon prête à l'auteur.
4. Dans le registre de l'Académie française, tenu en ce temps-là fort négligemment, le procès-verbal de la séance « du novembre, » signé du secrétaire perpétuel Régnier Desmarais, et où la date du jour est ainsi en blanc, se borne à ceci : « Ce jour-là, la Compagnie ayant été convoquée par billets, on a procédé au second scrutin sur la place vacante par la mort de M. d'Aucourt (sic), pour laquelle M. l'évêque de Noyon avait déjà été proposé, et il a été élu par tous les suffrages. »
5. Mme de Coulanges écrit : « Le Roi lui a dit qu'il s'attendoit à être seul ce jour-là. » (Sévigné, tome X, p. 218.)
6. Après encore, est effacé: « qui eust.... Roy », plus quelques lettres illisibles devant Roy.
L'abbé de Caumartin1 se trouvoit lors directeur2 de l'Académie, et par conséquent à répondre3 au discours qu'y feroit le prélat *. Il en connoissoit la vanité, et le
1. Jean-François-Paul Lefèvre de Caumartin, né le 16 décembre 1668, reçu d'abord chevalier de Malte en 1669, puis destiné à l'Église et pourvu de l'abbaye de Buzay, à l'âge de sept ans, sur la démission de son parrain le cardinal de Retz, avait été élu membre de l'Académie française le 27 mars 1694, à la place de l'abbé de Lavau, n'ayant que vingt-six ans. Il devint aussi membre honoraire de l'Académie des inscriptions en 1701, eut par la suite plusieurs bénéfices et remplit les fonctions de doyen et de vicaire général à Tours, mais ne parvint à l'épiscopat que grâce à Saint-Simon, sous la Régence. D'abord évêque de Vannes en 1717, puis de Blois en 1719, il mourut le 30 août 1733.
2. Non pas directeur, mais chancelier depuis le 2 octobre. Le directeur élu à cette date était la Fontaine, qui ne put faire la réception du 13 décembre; le procès-verbal constate son absence.