A surcharge en
6. On trouvera des détails historiques et topographiques sur l'un et l'autre, soit dans le Mémoire concernant la province oV Auvergne (1697), édité en 1844, par Bouillet, soit dans le Dictionnaire géographique d'Expilly, tomel, p. 404 et 407.
7. Comparez tome X, p. 84. Ailleurs Saint-Simon se servira de ce ierme de princerie pour désigner la qualité de prince du cardinal de Rohan. Nous ne le trouvons sous aucune de ces deux acceptions dans les dictionnaires, mais seulement signifiant la dignité de primicier d'un chapitre, de même qu'on nommait domerie un bénéfice dont le possesseur se qualifiait dom. Ici, il ne faudrait pas entendre princerie au sens
tinction par-dessus les autres terres, ni droits particuliers, et n'a jamais donné aucune prétention à ceux qui l'ont possédé. Mais la distinction du nom de prince-dauphin avoit plu à la branche de Montpensier *, qui possédoit cette2 terre, dont quelques-uns ont porté ce titre du vivant de leur père avant de devenir ducs de Montpensier3.
Le comté d'Auvergne, tel qu'il* vient d'être dépeint, étoit entré et sorti de la maison de la Tour par des mariages et des successions. Ce nom étoit friand pour des gens qui minutoient5 de changer leur nom de la Tour en celui d'Auvergne6, et ils firent si bien auprès du Roi, lors et depuis l'échange de Sedan, que cette terre est rentrée chez eux ; et c'est de là que le frère du duc et du cardinal de Bouillon porte le nom de comte d'Auvergne7.
Le dauphiné d'Auvergne étoit échu à Monsieur par la succession de Mademoiselle, et aussitôt le cardinal avoit conçu une envie démesurée de l'avoir. Il en parla à Béchameil 8, qui étoit surintendant de Monsieur, au chevalier de Lorraine, et fit sa cour à tous ceux qui pouvoient
précis de principauté, car ni le dauphiné, ni le comté d'Auvergne n'ont jamais figuré dans la liste des principautés donnée par Y État de la France.
1. Branche de la maison de Bourbon, formée par Louis le Bon, qui épousa, en 1426, l'héritière des comtes de Clermont, dauphins d'Auvergne.