La syllabe ci a été ajoutée au-dessus de la ligne
6. Antoine II, qui fut colonel des légionnaires de Champagne; mort le 8 février 1557.
7. René, fils légitimé de Philippe Ier, duc de Savoie, et pourvu du «omté de Villars en apanage, servit Louis XII et François Ier, et mourut à la suite de la bataille de Pavie. Il avait épousé, en 1501, Anne Lascaris, comtesse de Tende.
8. Louise de Savoie, épouse de Charles d'Orléans, comte d'Angou- Vime, morte en 1531.
9. Mère corrige père. — Madeleine de Savoie, fille de René, bâtard de Savoie, mariée le 6 janvier 1526, fut première dame d'honneur <J 'Elisabeth d'Autriche, femme de Charles IX, et mourut en 1586.
10. Connétable en 1538, duc-pair en 1551, mort le 12 novembre 1567, à soixante-quatorze ans.
De Jean, comte de Brienne, et d'une fille de Robert de la Marck IV1, maréchal de France, duc de Bouillon, seigneur de Sedan, un fils et une fille2. Le fils fut Charles3, comte4 de Brienne, qui, en 1583, épousa une sœur du fameux duc d'Ëpernon3, qui le fit faire duc à brevet6 en
1. Jean de Luxembourg avait épousé Guillemette de la Marck, fille de Robert IV, capitaine des Cent-Suisses de François Ier en 1543, maréchal de France en 4547, titré duc en 1552, et mort en 1556. Le comte de Brienne mourut le 1er juillet 1576.
2. On verra, dans l'alinéa suivant, qu'il y avait deux filles.
3. Charles de Luxembourg, second du nom, gouverneur de Metz, mourut le 18 février 1608, à l'âge de trente-six ans, sans laisser d'enfants d'Anne de Nogaret de la Valette, morte en 1605.
4. Le mot comte commence par un d changé en c. A la suite, 1583 a été substitué à 1597.
5. Jean-Louis de Nogaret, duc d'Épernon, né en 1554, mort en 1642. Pair de France, chevalier des ordres, colonel général de l'infanterie, amiral, gouverneur de plusieurs provinces, etc., il est bien connu pour la faveur dont il jouit sous Henri III, et surtout pour son rôle équivoque pendant la Ligue et sous les deux règnes suivants.
6. Saint-Simon revient un peu plus loin (p. 38) sur les ducs à brevet, et il expliquera plus tard (tome X, p. 388 et suivantes) quelles étaient les différentes sortes de duchés ; en voici l'énumération d'après YÉtat de la France de 1694 (tome II, p. 40-42) : « Il faut savoir que, des ducs et des pairs, ou des ducs et pairs tout ensemble, il y en a de cinq ou six sortes. 1° Après les six anciens ecclésiastiques, ducs et pairs, ou comtes et pairs, qui tiennent le premier rang, nous mettrons en second lieu : 2° les ducs et pairs vérifiés au Parlement comme ducs et comme pairs ; 3° les ducs vérifiés simplement comme ducs au parlement de Paris ; par exemple, M. de Rouannez la Feuillade, de la maison d'Aubusson, M. de Chevreuse, M. de Beaufort-Montmorency, et plusieurs autres; 4° les ducs, ou les ducs et pairs vérifiés comme tels à d'autres parlements qu'au parlement de Paris (lequel seul est la cour des Pairs), comme Longueville, Estouteville, Villars, Pont-de-Vaux et Carignan ; 5° les ducs et pairs par lettres du grand sceau lesquelles ne sont encore vérifiées en aucun parlement ; — quelques personnes qui ne sont pas princes ni princesses, et que le Roi fait jouir des honneurs du Louvre, qui ont l'entrée au Louvre en carrosse et le tabouret pour leurs femmes chez la Reine et chez Madame la Dauphine, sans avoir de duché ni lettres de duché; 6° enfin les ducs et pairs à brevet, comme à la maison de Clermont-Tonnerre. Il y auroit encore quelques ducs de création étran-
1587 ; il fut chevalier du Saint-Esprit en 1597, le sixième après deux ducs et trois gentilshommes1, et mourut sans enfants en novembre 1605* ; ainsi finit sa branche, et il étoit fils unique du frère aîné du premier duc de Piney.
Il faut remarquer que ce duc à brevet de Brienne avoit deux sœurs3, toutes deux mariées deux fois : l'aînée, à* Louis de Plusquellec, comte de Kerman en Bretagne, puis à Just de Pontallier, baron de Pleurs5; la cadette, à Georges d'Amboise, seigneur d'Aubijoux et de Gasaubon6, puis à Bernard de Béon, seigneur du Massez, gouverneur de Saintonge et d'Angoumois7; elle mourut avec posté-
gère, au Comtat d'Avignon ou en Italie, auxquels le Pape ou autre prince étranger a donné cette qualité. » Les titres de duché, avec ou sans pairie, vérifiés par les cours souveraines, étaient héréditaires de mâle en mâle ; mais les duchés-pairies pouvaient être transmis par les femmes lorsque cette clause avait été stipulée dans les lettres d'érection. Ho donnaient seuls le droit de siéger et d'opiner au Parlement, à l'exclusion des duchés simples vérifiés. Les duchés à brevet s'éteignaient avec l'impétrant, étant créés par un simple brevet royal qui ne comportait pas la vérification et l'enregistrement; mais le Roi pouvait en continuer la possession à l'héritier, par une autorisation spéciale, ou le renouveler en sa faveur, comme cela se fit pour les Roquelaure. 4. Voyez tome I, Addition n° 6, p. 310.
2. Saint-Simon prend sa date dans le P. Anselme (Histoire généalogique, tome III, p. 731) ; mais cet ouvrage a confondu la date de la mort de la comtesse de Brienne (25 novembre 1605) avec celle de la mort du mari (18 février 1608) ; voyez le Moréri, tome VI, p. 519, et le Dictionnaire de la Noblesse, de la Chenaye des Bois, tome IX, p. 229.