‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 174 sur 351 · Point est ajouté au-dessus de la ligne · texte numérisé non relu

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4. « On désigne ainsi une voie ouverte pour se pourvoir contre les arrêts et jugements en dernier ressort, lorsqu'on ne peut pas revenir

ducs de Lesdiguières, de Brissac et de Rohan, dont, pour abréger, je n'expliquerai ni les raisons ni la procédure ; mais M. de Rohan refusa d'y consentir jusqu'à ce que préalablement le duc de Gesvres eût été mis en cause, et ne se contenta d'aucunes raisons ni d'aucunes paroles qu'on lui voulût donner. Son consentement enfin ne s'arracha qu'après tant d'allées et venues, que le projet de la requête civile vint à M. de Luxembourg, qui prit aussitôt ses mesures avec le vieux chancelier Boucherat, gouverné par Mme de Harlay, sa fille1, qui ménageoit fort le premier président, cousin de son mari 2, qui fit en sorte qu'aucun des maîtres des requêtes ne scellât rien là-dessus du petit sceau3 sans grande connoissance de cause, c'est-à-dire sans que M. de Luxembourg fût averti à temps de s'y opposer. Il est difficile de comprendre comment une aussi bonne tête que M. de Chaulnes, et un homme aussi digne que lui, se montra si difficile à la récusation du premier président, après qu'il lui avoit si indignement manqué de parole, et avec la connoissance

contre par opposition.... Cette requête est appelée civile parce que, comme on se pourvoit devant les mêmes juges qui ont rendu l'arrêt ou jugement en dernier ressort, on ne doit parler des juges et de leur jugement qu'avec le respect qui convient, et que cela se fait sans inculper les juges. » (Répertoire de jurisprudence, de Guyot, tome XV, p. 309-310.) On voit dans les Œuvres de Daguesseau (tome III, p. 684) que MM. de Ventadour, de Brissac et de Rohan présentèrent la requête civile le 13 août 1695.

1. Anne-Françoise-Louise-Marie Boucherat, fille du chancelier Louis Boucherat et de sa seconde femme, Anne-Françoise de Loménie. Elle avait épousé M. de Harlay-Bonneuil (ci-dessus, p. 85) le 20 décembre 1670, et mourut le 23 novembre 1730, dans sa soixante et quatorzième année.

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