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Le louis d'or, créé en 1640, valait douze livres

3. « Galanterie se prend pour les choses que l'on fait pour les dames, ou qu'on leur donne par galanterie.... Il lui a envoyé une galanterie aux étrennes. » (Académie, 1694.)

4. Depuis 1687, ses parents ayant abandonné leur hôtel au maréchal de Lorge, il habitait une maison située de l'autre côté de la rue, sur l'emplacement qu'occupent aujourd'hui, dit-on, les nos 27 et 29. Voyez ci-dessus, p. 272, note 2.

5. Voyez la critique que la Bruyère a faite de cette étrange mode, au chapitre de la Ville (Œuvres, tome I, p. 293). Walckenaèr a fait remarquer (Mémoires sur Mme de Sévigné, tome II, p. 390-391) le rapport qu'il y avait entre cet usage et celui de tenir salon dans les alcôves et les ruelles. Il disparut au siècle suivant (Mémoires du duc de Luynes, tome II, p. 175, et tome XII, p. 435).

6. A cette époque les deuils avaient encore leur durée primitive, qui fut diminuée de moitié par l'ordonnance de 1716. (Voyez le Journal de Dangeau, avec une Addition de Saint-Simon, tome XVI, p. 393-394.) Le deuil de veuve était donc de deux ans (Mémoires, tome II, p. 292), et la seconde année allait finir le 2 mai, pour Mme de Saint-Simon. Pendant la durée du deuil, les antichambres devaient être tendues de noir, la chambre à coucher et le cabinet de gris ; durant les six premiers mois, tous les meubles, glaces, tableaux, etc., disparaissaient sous ces tentures. Quant aux costumes, on en peut voir la description minutieuse

l'hôtel de Lorge pour y recevoir le monde. Le lendemain de ces visites, auxquelles on ne donna qu'un jour, nous allâmes à Versailles. Le soir, le Roi voulut bien voir la nouvelle mariée chez Mme de Maintenon, où ma mère et la sienne la lui présentèrent. En y allant, le Roi m'en parla en badinant, et il eut la bonté de les recevoir avec beaucoup de distinction et de louanges. De là, elles furent au souper, où la nouvelle duchesse prit son tabouret. En arrivant à table, le Roi lui dit : « Madame, s'il vous plaît de vous asseoir4. » La serviette du Roi déployée, il vit toutes les duchesses et princesses encore debout ; il se souleva sur sa chaise, et dit à Mme de Saint-Simon : «Madame, je vous ai déjà priée de vous asseoir; » et toutes celles qui le dévoient être s'assirent, et Mme de Saint-Simon entre ma mère et la sienne, qui étoit après elle2. Le lendemain, elle reçut toute la cour sur son lit, dans l'appartement de la duchesse d'Arpajon, comme plus commode parce qu'il étoit de plain-pied3 : M. le maréchal de Lorge et moi ne nous y trouvâmes que pour les visites de la maison royale. Le jour suivant, elles allèrent à Saint-Germain4, puis à Paris, où je donnai le soir5 un

dans le Dictionnaire historique des mœurs, usages et coutumes des François, de 1767 (par la Chenaye des Bois).

1. Sur cette formule, voyez les Mémoires de Luijnes, tomes II, p. 173- 174, III, p. 237, IV, p. 193, et VI, p. 433.

2. Saint-Simon aurait dû dire quelque part dans cette page que, peu de jours après la présentation, il alla pour la première fois à Marly, avec plusieurs courtisans qui n'y avaient pas encore paru. Voyez le Journal de Dancjeau, tome V, p. 192, à la date du 25 avril 1695, et la Gazelte d'Amsterdam, p. 147. Et cependant il parlera plus loin (p. 368) de son voyage du 30 novembre 1695 comme étant le premier.

3. « De plain pied à la galerie, » dit le Mercure, que Saint-Simon suit phrase par phrase. Il a écrit : « de plein pied ». A la suite, il a changé et en M.

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