Voyez ci-dessus, p
son ouvrage. G'étoit une abbaye commendataire1 d'onze ou douze mille livres de rente tout au plus en tout, et la moindre de celles dont il s'étoit [démis2] en se retirant3, sans penser encore à s'y4 faire moine, et beaucoup moins à y rétablir la vie ancienne de saint Bernard3 dans toute son austérité6. Un commendataire qui lui auroit succédé n'auroit pas laissé de quoi vivre à ce grand nombre de pénitents qu'il y avoit rassemblés, et la régularité en auroit été fort hasardée. Il le représenta donc au Roi par une lettre, et son désir de se voir un successeur régulier. Le Roi non-seulement le lui accorda, mais lui permit de
1. On appelle commendataire « un ecclésiastique séculier qui est.... pourvu par le Pape d'une abbaye ou d'un prieuré avec permission de disposer des fruits à son profit pendant sa vie.... Il ne peut pas exercer la discipline intérieure, mais il jouit de tous les droits honorifiques. » (Dictionnaire de Trévoux.) Par extension, on en était arrivé à faire conférer des abbayes en commende à des laïques, qui étaient censés devoir dans la suite recevoir les ordres sacrés. Dans ces abbayes, le gouvernement de la communauté était réservé à un prieur claustral.
2. Saint-Simon a sauté un mot. Faut-il lire démis, dépouillé. ..? Nous avons se démit un peu plus loin, à la dernière phrase de l'alinéa.