‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 256 sur 351 · Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p

6. Le vendredi 2 décembre, « Monseigneur courut le loup dans la foret de Saint-Germain. — Il y eut une petite aigreur entre les Princesses, sur un mot mal entendu ; mais apparemment cela n'aura point de suites. Monseigneur les raccommodera. » (Journal de Dangeau, tome V, p. 316.)

7. Voyez le portrait de Louis XIV, dans la suite des Mémoires, tome XII,

de la compagnie, jouer avec elle aux olives1. Cela fit boire quelques coups à Madame la Duchesse ; le Roi fit semblant d'en boire un ou deux, et cet amusement dura jusqu'au fruit et à la sortie de table. Le Roi, passant devant Mme la princesse de Conti pour aller chez Mme de Maintenon, choqué peut-être du sérieux qu'il lui remarqua, lui dit assez sèchement que sa gravité 2 ne s'accommodoit pas de leur ivrognerie. La princesse, piquée, laissa passer le Roi; puis, se tournant à Mme de Châtillon3, dans ce moment de chaos où chacun se lavoit la bouche, lui dit qu'elle aimoit mieux être grave que sac à vin, entendant quelques repas un peu allongés que ses sœurs avoient faits4 depuis peu ensemble. Ce mot fut entendu de Mme la duchesse de Chartres, qui répondit assez haut, de sa voix lente et tremblante, qu'elle aimoit mieux être sac à vin que sac à guenilles : par où elle entendoit Clermonf et des officiers des gardes du corps qui avoient été, les uns chassés, les autres éloignés, à cause d'elle. Ce mot fut si cruel qu'il ne reçut point de repartie, et qu'il courut sur-le-champ par Marly, et de là par Paris et partout6.

p. 77. Cependant le duc de Luynes (tome II, p. 244) raconte qu'on s'amusait parfois, avec le Roi et à sa table, à se jeter des boulettes de mie, des pommes, des oranges, etc.

1. Nous ne savons quel était ce divertissement; les recueils que nous avons consultés, relatifs soit à la table, soit aux jeux, n'en parlent point.

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