‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 32 sur 351 · Sa a été changé en la · texte numérisé non relu

Sa a été changé en la

2. Par lettres patentes, datées du mois de mars 1661, à Paris, le contrat de mariage fut ratifié, ainsi que toutes les clauses de démission, cession et consentement, de transfert de nom, d'armes et de titres, etc.; mais nous ne trouvons pas la formule dont parle ici Saint-Simon dans le texte de ces lettres qui a été donné par le P. Anselme, tome IV, p. 579-581, tandis qu'elle est dans la clause de démission de l'abbé de Luxembourg que nous avons reproduite plus haut, p. 42, note 4.

3. Étaient intervenus, comme opposants, le 17 janvier 1662 : les ducs d'Uzès, d'Elbeuf, de Montbazon, de la Trémoïlle, de Luynes, de Brissac, de Chaulnes, de Richelieu, de la Rochefoucauld, de Lesdiguières, de Retz, de Saint-Simon, de Bouillon, de Sully, de Ventadour et de Rohan. Deux oppositions incidentes furent aussi formées par Charles de Béon du Massez et son fils, le marquis de Bouteville, et par le duc de Rouannez. Issaly plaida pour les ducs, Caillard pour M. de Rouannez, Sevin pour le duc de Sully, d'Audiguier pour M. du Massez, Billion pour M. de Bouteville, Michel Langlois pour le mari de l'héritière de Piney ; Denis Talon parla pour le procureur général. Le 20 mai, toutes chambres assemblées, il fut prononcé que le requérant serait reçu incessamment, malgré l'opposition des du Massez et de M. de Rouannez, mais que, « pour éviter contestation, et sans préjudice des droits des parties (les ducs opposants) au principal, jusqu'à ce que ladite opposition, appointée par arrêt de ce jour, eût été jugée, ledit comte de Bouteville n'auroit rang et séance en la Compagnie, en qualité de duc de Piney, pair de France, sinon du jour de sa réception à ladite dignité. » La réception eut lieu dès le lendemain, 22 mai {Histoire généalogique, tome IV, p. 581- 583). Les Béon du Massez intervenaient en raison de leurs prétendus droits sur la terre de Piney ; la procédure engagée par eux du temps de Louis XIII ne devait finir qu'en 1719, par la victoire des Luxembourg.

sin1, cette devineresse et pis encore, accusée de poisons, qui, par arrêt du Parlement, fut brûlée à la Grève [le 22 février 46802], et qui fit sortir la comtesse de Soissons3 du Royaume pour la dernière fois, et la duchesse de Bouillon*, sa sœur. On reproche à M. de Luxembourg d'avoir oublié en cette occasion une dignité qu'il avoit tant ambitionnée : il répondit sur la sellette, comme un particulier, et ne réclama aucun des privilèges de la pairie*. Il fut longtemps à la Bastille, et y laissa de sa réputation6.

1. Catherine Deshayes, ancienne accoucheuse, femme d'Antoine Montvoisin, dite la Voisin. Sur son procès, voyez la Police sous Louis XIV, par P. Clément, p. 169-208, et les pièces publiées par M. François Ravaisson, dans le recueil des Archives de la Bastille, tome VI, p. 107-211.

Page 1