‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 70 sur 351 · Devant ans, le chiffre 40 a été corrigé en · texte numérisé non relu

Devant ans, le chiffre 40 a été corrigé en

10. Anne-Louise-Christine de Foix de la Valette d'Épernon, née en 1624, entra aux Carmélites de Bourges en 1648 et fit profession, en 1649, sous le nom de sœur Anne-Marie de Jésus. Voyez la Jeunesse de Mme de Longueville, par Victor Cousin, 4« édition (1859), p. 101-108, et des fragments d'une vie inédite publiés en 1877, par M. Tamizey de Larroque, dans ses Notes sur la vie et les ouvrages de l'abbé J.-J. Boileau, p. 102-152. Il est plusieurs fois question d'elle dans les Lettres de

puissant établissement et se faire carmélite à Paris, au couvent du faubourg Saint-Jacques1, où elle est morte, 22 août 1701, à soixante-dix-sept ans, et cinquante-trois de profession, que la Reine faisoit toujours asseoir, et par ordre du Roi2, quand elle alloit aux Carmélites3, comme duchesse d'Épernon , malgré toute l'humilité de cette sainte et spirituelle4 religieuse. Ainsi le duché-pairie d'Épernon étoit éteint depuis 1661.

[Add. S*-S. 75] Le premier et fameux duc d'Épernon avoit un frère aîné3, tué, sans enfants6, devant Roquebrune de Provence7, qu'il assiégeoit, 11 février 1592, général de l'armée du Roi, à quarante8 ans9, homme de la meilleure réputation et de la plus grande espérance. Ils avoient trois sœurs, dont les deux cadettes moururent10 mariées, l'une11 au frère du duc de Joyeuse, qui, de douleur de sa mort, se fit capucin,

Mme de Sévigné et dans les Mémoires de Mademoiselle. Son portrait a été gravé par Édelinck.

1. Premier couvent de l'ordre, fondé en 1604 par M. de Bérulle et enrichi par Marie de Médicis et par Mme de Longueville. C'est là que se retira Mlle de la Vallière. La maison était rue d'Enfer.

2. Les mots : « et par ordre du Roi » sont ajoutés en interligne.

o. Dangeau (tome II, p. 303, 17 janvier 1689) raconte que le roi d'Angleterre y est allé voir la Mère Agnès et Mme d'Épernon.

4. Le mot spirituelle est pris ici dans le sens théologique ; Mlle d'Épernon était une religieuse en esprit et en vérité. Les Mémoires de Mademoiselle de Montpensier, tome I, p. 133-134, témoignent de sa dévotion : « Elle ne parloit plus que de la mort, du mépris du monde, etc. » Elle avait dû, en 1647, épouser le roi Casimir, mais, selon le mot d'un biographe, avait préféré « la couronne d'épines à celle de Pologne. »

5. Bernard de Nogaret, seigneur de la Valette, qui fut chevalier des ordres, mestre de camp de la cavalerie légère et amiral de France. On le considérait comme un grand capitaine. Mauroy publia sa vie en 1624.

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