‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 96 sur 351 · Voyez ci-après, p · texte numérisé non relu

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soutenue jusqu'à son extinction1. M. de Longueville*, qui parut tant de divers côtés pendant les troubles de la minorité de Louis XIV*, n'avoit laissé que la duchesse de

Nemours1 de son premier mariage avec la sœur <le la princesse de Carignan5 et du dernier comte de Soissons", prince du sang, tué à la bataille de Sedan, le dernier de cette branche. De son second mariage avec la fameuse duchesse de Longueville7, sœur de Monsieur le Prince le héros et de M. le prince de Gonti, il n'avoit eu que deux fils8 : le cadet'J, d'une grande espérance, tué au passage du Rhin, sans alliance ; l'autre10, d'un esprit foible,

1 . Le comté de Longueville, au pays de Caux, après avoir appartenu aux Navarre-Évreux, à Marigny, au connétable du Guesclin, avait été donné en 1443, par Charles VII, au comte de Dunois, et érigé en duché, en 1505, pour les descendants de cet illustre bâtard de la maison d'Orléans.

2. Tome I, p. 184, note 1. — 3. Le chiffre XIII a été corrigé en XIV.

4. Marie d'Orléans-Longueville, duchesse de Nemours, née à Paris le

5 mars 1625, mourut le 16 juin 1707. Elle avait épousé, en 1657, Henri de Savoie, duc de Nemours.

5. Marie de Bourbon-Soissons, fille de Charles de Bourbon-Condé, comte de Soissons, née le 3 mai 1606 et entrée d'abord à Fontevrault, où elle devint coadjutrice, en sortit en 1624, et épousa, le 6 janvier 1625, Thomas-François de Savoie, prince de Carignan. Elle mourut le 4 juin 1692. Sa sœur, Louise de Bourbon-Soissons, avait épousé, le 30 avril 1617, le duc de Longueville, et était morte le 9 septembre 1637. Deux fils issus de cette alliance n'avaient pas vécu.

6. Louis de Bourbon, comte de Soissons, né en 1604, fut tué, le

6 juillet 1641, à la bataille de la Marfée, ainsi appelée d'un bois voisin de Sedan.

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