‹ Mémoires de ThérésaChapitre 35 sur 38 · M EM 01 H ES · texte numérisé non relu

M EM 01 H ES

Elles me disent que la fortune de toute une famille est entre mes mains, qu'il dépend de moi de faire de leur demoiselle une artiste aimée du publie, qui gagnerait des cent mille francs uar an.

On me fait des promesses... on supplie,,, on pleure souvent.

Tous ces gens se figurent que j'ai une baguette magique qui transforme en un cîm d'œil une fille de concierge en une artiste de talent.

Et quand je refuse, l'attitude de la personne change :

On ne supplie plus... on menace !

On n'encense plus. .. on injurie.

On dit que la jalousie me ronge et que j'ai peur de me voir une rivale.

Pauvres insensés! je n'ai même pas le courage de les faire mettre à la porte !

On sait que plusieurs pompiers sont de fac tion sur toutes les scènes.

Da.iS ma chanson On y val il y a un couplet sur les amours d'une bonne et d un pompier.

Depuis que je chante celle petite chose, les pompiers m'ont prise en grande affection.

L'un d'eux me disait, l'autre jour, après ma chanson :

— - Ah! mam'zélle Thérésa! tâchez donc de mettre le feu chez vous pour que j'aie l'honneur insigne de sauver votre mobilier !

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