ACTE II, SCKKB 111. 311 LB PEUPLE
La liberté ou la mort!
BUMITOBIA.
0 peuple généreux, suspends un moment ta fureur. Veuille le ciel que ma fille ne soit pas la cause d'une guerre civile, que le sang des citoyens ne soit pas répandu pour ellel Je demande, et je le demande en Bon nom, que l'on attende Virginius. Devant lui, devant toi, je saurai repousser cette affreuse, cette intolérable imposture.
Arrêtez, et ne me forcez pas à employer contre vous toute la sévérité des lois. Vous vous attachez à une entreprise vaine, inutile. Les insultes ne pourront ni vous faire rendre justice, ni en détourner le cours. Iciliusen impose, je le prouverai. On l'a toujours distingué à ta téte de toutes les séditions , de toutes les émeutes ; dès longtemps il a soif du sang des citoyens. Tribun du peuple, il était son ennemi comme le nôtre; il voulait d'abord détruire les patriciens, tromper le peuple, puis soumettre Borne à an vil esclavage ; tels étaient ses coupables projets. Voilà la cause de sa rage contre nous. Vous avez voulu déposer entre les mains des décemvirs le salut de Rome divisée et affaiblie. C'est de vous, de vous seuls que je tiens ma puissance; vous êtes fatigués des discordes civiles; aujourd'hui, la paix si désirée commence à renaître, et un signe, uu mot du plus vil des Romains suffirait pour vous replonger dans les troubles?
LE PEUPLE
Appius a raison. Il est juge. Mais écoutons ce que l'intrépide IciUus va répondre.