AVIS AU LECTEUR
« Le seul département des affaires étrangères faisait exception, par la force des choses, pour ce qui concerne l'organisation du Cabinet. Celui qui l'avait créé, le prince de Kaunitz, l'avait bien senti; aussi avaitil supprimé la forme collective lorsqu'il avait institué la chancellerie intime de palais, de Cour et d'Etat... "
C'est par ces mots que se termine le manuscrit de l'Autobiographie; on voit, à n'en pas douter, que l'auteur avait l'intention de continuer ses Mémoires en temps et lieu. Le chancelier d'Etat a donc repris la plume qu'il avait déposée, mais uniquement dans le but d'expliquer son attitude lors de la période du règne de l'Empereur Ferdinand, et d'exposer les causes des événements qui ont fini par amener sa retraite du service de l'Etat, lors de la révolution qui eut lieu en mars, à Vienne. Le livre IX renseignera le lecteur à cet égard.
L'accueil que le public a fait à la première partie de notre ouvrage atteste l'intérêt, aussi vif que général, qui s'attache à la grande figure historique du chancelier d'Etat.
Déjà la voix pubhquo s'est prononcée sur ces Mémoires. Malgré toutes les divergences d'opinion et les différences de nationalité, nous avons pu constater l'unanimité à peu près absolue avec laquelle on reconnaît l'intelligence supérieure de l'illustre homme d'État, et l'importance du rôle qu'il a joué à l'époque où l'Autriche a travaillé avec le plus d'éclat à fonder sa grandeur.
Une nouvelle génération est venue. C'est à elle que ces Mémoires sont destinés à présenter une image plus