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D navigation | LA PAL GAUON | ‘ $ , .
LA A 4.1) Continuation de l’île de la reine Charlotte. — Baies, — Fu a Hg: | 1 x ‘ , :
tes de droite ||) Iles. — Rochers. — Relations qui paraissent exister en- Z,ule parrourte 1 I di : d ñ d d A ñ Ge par L£-- tre les Indiens sur une grande étendue de côtes, — Dé-
hs evactment |'E fiance de ceux-ci envers les étrangers. — Skiet-Kis. — Es Ze chfférentes). * : Jet F Hfrrentes] Idées nouvelles sur des îles qu’on aurait considérées ÿe |:
es cor comme continent. — Tourbillon. — Cap Stéphens. —
ere. Cap Pitt. — Naturels forcés de s’expatrier. — Iles Fo- Lo resters. — Rocher du Loup. — Détroit de Bokerelle,. : La baie dans laquelle nous venions d'entrer
git ouest un quart sud-ouest et est un quart nord-est, ayant environ cinq milles de profondeur et un de largeur, dans l'endroit le moins large ; elle est située par 53° 4’ de latitude nord. L'entrée en est facile et le fond d'excellente tenue; on y est à l'abri de tous les vents, excepté de ceux d’est un quart sud-est. À l’est de la pointe du nord se trouvent plusieurs rochers, dont les plus éloignés, à un mille et demi de la côte, ne paraissent qu'à moitié flot; les autres, en dedans, ne se découvrent jamais. Dans toute la longueur de la baie. à environ trois quarts
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de mille de la côte du sud, la mer est couverte de goémons d'une espèce qu’on peut appeler gigantesque ; leurs rameaux surnagent au loin à la surface de l’eau , et leurs pieds sont attachés au fond de la mer à une grande profondeur : tout me porte à croire qu'ils reposent sur un fond de rocher. Les vaisseaux ont cependant assez de place pour louvoyer entre cette barrière et la côte du nord. En général, cette baie est la plus belle que nous eussions reconnue depuis notre arrivée à l’ile de la reine Charlotte.
De notre mouillage, nous apercevions quatre villages, l’un sur la côte du nord, par le travers de la petite île qui nous restait à l’ouest, et les trois autres sur celle du sud, dont deux à l’entrée et l’autre au fond de la baie. A en juger par le mouvement qui se manifesta parmi les Indiens et par le nombre de ceux qui circulaient à nos yeux, il faut croire qu'il y à plusieurs autres villages situés en dedans des trois enfoncements que l’on apercevait à l'extrémité des terres.
Les montagnes , qui depuis le cap James ont leurs bases baignées par les eaux de la mer, changent tout-à-coup de direction sur
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le côté sud de cette baie ; elles s'éloignent de la mer, et se prolongent à l’ouest sud-ouest dans l'intérieur de l’île. La partie du nord est régulière et basse , et s'étend sans obstacle et sans variation vers cette aire de vent.
Le 17, n'ayant été abordés par aucune pirogue, nous mîmes à la voile , et, après avoir dépassé la pointe du nord, nous gouvernâmes au nord-est. Au coucher du soleil, les terres les plus en vue nous restaient à l’ouest nordouest, quinze milles de distance; les plus sud, au sud-ouest un quart sud , à vingt-quatre ou trente milles; les terres de l’autre côté du détroit, depuis le nord-est jusqu’au nord et le milieu de la baie de Cami-Cha-Ouar, au sudouest un quart ouest, à six milles. Depuis la pointe nord de cette baie jusqu’au point qui fut relevé à l’ouest nord-ouest , quinze à dixhuit milles de distance, le rivage n'offre que des dunes de sable blanc, et les terres intérieures sont régulières et plates. A trois milles au large, la sonde rapporta du sable fin par quinze et vingt brasses; la profondeur diminue insensiblement, en se rapprochant de la côte. Lorsque la mer est calme, cette disposition peut être utile aux bâtiments; ils
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conserveraient leurs positions, en mouillant, et éviteraient d’être drossés au sud-est par les courants, qui agissent ici avec beaucoup de rapidité. À minuit, l'étoile polaire me donna 53° 6’ de latitude. Le 18, à quatre heures du matin, tandis que nous gouvernions à l’ouest. le milieu de l'entrée de Cami-Cha-Ouar nous restait au sud-ouest. À onze heures, nous mouillâmes à trois milles des terres les plus proches, les terres les plus au sud , au sud-est un quart sud, et les plus au nord, au nord-ouest un quart ouest. Le 19, à neuf heures et demie, nous jetâmes l'ancre, la pointe de Skat-Cou- Lana nous restant au sud sud-est 5° est; les terres plus au nord, très peu élevées et d’une étendue considérable, au nord-ouest 5° ouest. et la pointe est de Skiet-Kis, à l’ouest 5° sud, à trois milles de distance. Entre dix et onze heures, le résultat de plusieurs hauteurs me donna 53° 15/ de latitude. A six heures du soir, nous laissèmes de nouveau tomber l’ancre, les terres les plus au nord nous restant au nord un quart nord-ouest, la pointe de Skat- Cou-Lana au sud sud-est, les terres les plus sud, à toute vue. au sud-est un quart est 5° sud, et la pointe est de Skiet-Kis, à l'ouest.
n mouillant, id-est par les beaucoup de re me donna re heures du ons à l’ouest.
a-Ouar nous , nous mouilplus proches, -est un quart ord-ouest un ‘es et demie, de Skat-Coust 9° est; les vées et d’une uest 5° ouest.
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trois milles de distance. Le 20, à neuf heures et demie, relevant la pointe est de la baie de Skiet-Kis, au sud-ouest, à trois milles de distance , la sonde ne rapportait que cinq brasses, etla profondeur diminuait,en avançant à l’ouest un quartnord-ouest ; nousnetrouvâmes bientôt plus que trois brasses, et ce fond se maintint sans variation jusqu'au moment où une petite ile ronde se montra, située derrière une pointe, au fond de la baie. L'ile et cette pointe, l’une par l’autre, ainsi que le sommet d’une montagne de l'intérieur . qui se termine en deux pics très saillants ; nous restaient au sud 5° ouest, et la pointe est de l'entrée , au sudest un quart est. Alors la sonde donna tout-àcoup douze brasses, et cette profondeur augmenta même, à mesure que nous avançâmes au sud vers le fond de la baie, où paraissait un village à l’ouest de deux petites iles. À midi, le calme nous força de mouiller par vingt-une brasses, fond de vase. La pointe est d'entrée, qui est très basse, et de sablepur, nous restait à l’est un quart nord-est, six milles de distance: l'ile Ronde, située au fond de la baie, à moitié cachée par la pointe la plus méridionale du côté est de la baie, au sud un quart sud-
ouest six milles de distance ; un village, au sudouest un quart sud , quatre milles; et la pointe la plus nord du côté ouest de la baie, au nord-ouest un quart nord, douze milles de distance.
Au fond de cette baie, comme au fond de toutes celles que nous venions de visiter, on remarque des embranchements qui probablement partagent en diverses sections la masse que l’on ne connaît encore que sous le nom collectif d’île de la reine Charlotte. Il est possible queles naturels communiquententre eux.
en naviguant sur les canaux plus ou moins profonds qui sillonnent cette côte.
Quand nous eùmes doublé le banc sur lequet nous n'avions trouvé que trois brasses d’eau, une pirogue vint à notre rencontre, mais seulement pour nous reconnaître. Aussitôt qu’elle eut rempli sa mission, elle revira brusquement de bord,ets’éloigna en toute hâte vers le village, dont l'apparence était considérable. A trois heures, une pirogue entra dans la baie par la pointe de l’est. Dès qu’elle eut été aperçue du village, une autre partit à sa rencontre ; et, après s'être arrêtées quelques minutes l’une auprès de l’autre , elles se rendirent ensemble
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DU CAPITAINE PÉRON. 29 au village, en serrant, pour nous éviter, les bords de la côte sud de la baie. Toutes ces manœuvres devaient nous donner à penser qu’il n'y avait plus de communication à espérer entre les naturels et nous; cependant, à cinq heures, deux pirogues partirent du village et se dirigèrent vers le navire, l’une montée de deux Indiens , l’autre de dix , parmi lesquels deux enfants. Ils montrèrent beaucoup de défiance et de timidité. ce qui contrastait avec les traits durs et féroces de leur physionomie. On leur témoigna beaucoup de bienveillance et de douceur ; le lendemain un plus grand nombre vint provoquer des échanges.
Nous levâmes l'ancre à la faveur d’une brise du nord nord-ouest pour nous rapprocher du village. Après avoir passé entre les deux îles qui se trouvent au-devant, à midi nous mouillâmes, par dix-huit brasses , entre celle qui est le plus au nord et le village, dontnous n’étions qu’à un demi-mille de distance. Le village de Skiet-Kis nous restait au sud-ouest; l’île la plus sud devant ce village, au sud-est un quart est ; la plus nord, à l’est un quart sud-est; la pointe orientale de l’entrée de la baie, à l’est nord-est; une pointe du côté ouest de la baie, au nord un quart
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nord-ouest, et l’île Ronde, qui est tout-à-fait au fond de la baie, au sud 5° est.
Beaucoup de pirogues étaient halées sur le sable jusqu’au pied des cabanes; d’autres plus grandes étaient remisées sous des arbres touffus.
A notre apparition. un grand tumulte eut lieu dans toute la peuplade; les allées et les venues des habitants, leur disparition totale pendant quelques minutes, leur retour subit en plus grand nombre, leurs cris, leurs hurlements , les coups de fusil tirés dans les bois, tout annonçait une grande anxiété. Selon toute apparence, ils redoutaient , en punition des événements de Skat-Cou-Lana, une exécution dans le genre de celle qu'avait opérée le capitaine Mourre. Les liens qui paraissent exister entre ces diverses tribus, peut-être même, ainsi que je l’ai dit, leur réunion sous les lois d’un même chef, et plus encore leur conduite précédente, toujours inquiète et craintive, démontrentévidemmentqu'ils avaient eu connaissance de ce qui s'était passé, et qu'ils s’attendaient à voir retomber sur leur village le poids de notre vengeance. Nous continuâmes à vaquer aux manœuvres du mouillage ; on feignit
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umulte eut illées et les tion totale etour subit leurs hurns les bois, Selon toute anition des e exécution rée le capisent exister même, ainsi es lois d’un nduite préintive, déeu connaisr'ils s’attenage le poids âmes à va- ; On feignit
de ne pas s’apercevoir du trouble qui les agitait, et même on leur prodigua des signes de bienveillance et d'amitié. Au bout de quelques heures, nos procédés produisirent un bon effet; l'agitation se calma, et deux pirogues, montées par deux Indiens, s’approchèrent du vaisseau. L'accueil qu’ils reçurent rassura leurs compatriotes ; beaucoup d’autres nous apportérent des peaux de loutres, et feignirent avec nous la plus grande confiance.
Sur les cinq heures et demie, une très grande pirogue, montée par une vingtaine d’Indiens, tous armés de lances et quelques uns de fusils, entra par la branche ouest du fond de la baie; les habitants du village se précipitèrent en foule à sa rencontre, poussant de grands cris et des hurlements. Les pirogues qui entouraient le vaisseau nous quittèrent immédiatement, et se portèrent en toute hâte du même côté; les unes et les autres se rendirent ensuite au village avec toute la joie d’un triomphe , et le bruit s’éteignit. Un conseil se forma sur la plage, composé de la peuplade réunie autourdes Indiens qui venaientd’arriver. Un quart d'heure après, deux hommes se détacherent et vinrent nous annoncer que le
grand personnage qu'on avait le bonheur de posséder était le chef de Skiet-Kis.
Le 22, à une heure du matin, après avoir fait sept à buit milles au nord un quart nordest, la sonde, qui venait de donner quinze brasses , n'en rapporta plus que deux. Ce banc de sable part de la pointe est de la baie dont il embrasse toute l'ouverture, en s'étendant au nord-ouest : nous eûmes le bonheur de ne pas toucher. Après un court intervalle nous retrouvâmes trois, quatre, cinq.six et sept brasses, et cette profondeur alla toujours en augmentant à mesure que nous nous éloignions de la côte.
A midi, j'observai 55° 31” de latitude; les terres les plus nord de l'ile de la reine Charlotte, très basses , nous restant à l’ouest nord-ouest, dix lieues de distance; les deux pics du fond de la baie de Skiet-Kis, au sud-ouest un quart sud, et les terres de la partie est du détroit, depuis le nord nord-est jusqu’à l’est. À quatre heures, nous n'étions qu'à douze milles de cette côte,
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qui nous parut hachée, divisée. aride et peu saine. Au coucher du soleil, l'ile de la reine Charlotte nous restait depuis le nord-ouest un quart nord jusqu’au sud sud-est 5° est.
Le 23, à inidi, nous étions à trois milles
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après avoir quart nordner quinze x. Ce banc à baie dont tendant au r de ne pas ous retroubrasses, et ugmentant ; de la côte.
titude ; les > Charlotte, 1ord-ouest , du fond de quart sud.
oit, depuis tre heures, cette côte, ide et peu e la reine d-ouest un est.
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de la pointe nord de l'entrée de Skiet-Kis, qui nous restait au sud-ouest un quart ouest; la sonde ne rapportait en ce moment que sept brasses fond de sable. Le 24, à midi, nous relevâmes les deux îles situées au-devant du village de Skiet - Kis et l’île Ronde du fond de la baie dans la même direction , sud un quart sud-est, 5° est et la pointe du nord de la baie, à l'ouest sud-ouest, trois milles de distance : la sonde rapporta vingt-cinq brasses.
Le 25, au soleil levant, les deux pics de Skiet-Kis furent relevés au sud sud-ouest, huit lieues de distance ; les terres les plus nord de l'ile dela reine Charlotte au nord-ouest , aussi à huit lieues de distance.
À six heures et demie du soir , nous trouvant à huit milles des terres de la partie est du détroit, nous aperçümes devant nous, à un mille et demi, deux rochers très peu élevés au-dessus de la mer. Le temps, toujours brumeux, ne me donna qu'une vue imparfaite du pays; je distinguai seulement quelques fragments d'îles basses, couvertes d'arbres, et dont le sol, reposant sur le roc vif, s’élevait brusquement en falaises perpendiculaires qui paraissaient blanchâtres.
4o MÉMOIRES
Le 26, à une heure du matin, quoique le temps fût encore sombre, nous aperçûmes l'ile de la reine Charlotte. Sur les dix heures, l'horizon s'étant éclairci, nous revimes les mêmes objets qui la veille nous avaient obligés de changer de direction : un groupe de petites iles et de rochers, à six ou huit milles de distance d’une île plus considérable placée à l'est, et presque tous au niveau de la mer, À midi, ce groupe nous restait à l'est : j’observai 53° 53° de latitude , ce qui le place au nord nord-est du compas, 45’ ou environ de distance de la pointe sud de Skiet-Kis.
Plusieurs ouvertures profondes sur la côte, de ce côté, me persuadèrent que ce qu’on à pris jusqu'ici pour le continent n’est autre chose qu'un groupe considérable d'îles plus ou moins grandes, et qu'entre elles, ainsi qu'en ce que comprend l'ile de la reine Charlotte , il se trouve des passages plus ou moins capables de favoriser la navigation : elles sont posées dans une direction au nord-ouest et au sud-est, et forment la côte ou limite orientale du détroit , ne laissant entre elles et l’île de la reine Charlotte qu'une distance d'environ quinze lieues dans l'endroitleplusresserré dece mêmedétroit.
, quoique le | aperçûmes dix heures, revimes Îles aient obligés pe de petites ailles de dislacée à l’est, er, À midi, ervai 53° 53’ ord nord-est stance de la
sur la côte, ce qu'on à tautre chose lus ou moins qu'en ce que lotte , il se capables de posées dans 1 sud-est, et > du détroit , reine Charquinze lieues éme détroit.
Au coucher du soleil, la terre de la reine Charlotte se montra dans le nord-ouest un quart ouest, vingt-quatre milles de distance; sa forme en pointe et son peu d’élévation me donnèrent à juger que c'était la Pointe-aux- Bois, située à environ douze ou treize lieues au nord de la pointe sud de Skiet-Kis. Entre cette partie de l'ile de la reine Charlotte et la côte est du détroit on trouve , à moitié chenal , le fond à vingt-cinq et trente brasses, lequel va diminuant en approchant de l’une et l’autre rives.
Le 27, au jour, la Pointe-aux-Bois fut relevée au nord-ouest un quart nord, à dix-huit milles de distance. Nous mouillâmes par huit brasses, fond de sable, à douze milles de l’île de la reine Charlotte, et à dix-huit ou vingt de la Pointe-aux-Bois, qui nous restait au nord-ouest un quart nord 5° nord. Par une double hauteur prise avant midi, j'observai 53° 57’ de latitude ; la hauteur méridienne me donna le même résultat. Le 28, au lever du soleil, nous vimes distinctement la Pointe-aux- Bois, au sud-ouest un quart sud , à quatre milles de distance, et une pointe de l'ile de la reine Charlotte à l'ouest un quart nord-ouest, aussi
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à quatre ou cinq milles : ces deux pointes se communiquent par une plage de sable blane, presque au niveau de la mer. Les terres de l’intérieur nous parurent très plates, ne laissant apercevoir qu'un seulmonticule, très rapproché à l’ouest de la Pointe-aux-Bois : sa forme est celle d’un coin de mire, dont la plus haute partie fait face au septentrion.
Ayant laissé la pointe la plus nord et deux pointes, à l’oucst de nous, nous observâmes que la mer, fort unie et tranquille partout ailleurs, était extrêmement agitée dans un espace d'environ cinquante toises de circonférence, à une très petite distance devant nous. Nous laissàmes arriver, afin de l’éviter ; dans ce moment la sonde rapportait dix brasses; la Pointe-aux- Bois nous restait au sud un quart sud-ouest, huit à neuf milles de distance, et la Pointe- Rose, nord-ouest un quart ouest, même distance. Nous fimes le tour de ce tourbillon sans reconnaitre la cause à laquelle on pouvait l'attribuer ; peut-être est-il l'effet résultant de la rencontre de deux courants opposés. Il n’y avait aucun indice de rochers ou de battures.
Nous continuâmes de gouverner au nordouest un quart nord 5° nord. À midi, j'ob-
potes
intes se servai 54° 51° de latitude; la Pointe-Rose me
blanc, restant au sud sud-est 5° est, vingt milles de
, de l’in- distance; un morne sur la côte nord du délaissant troit, qui tourne ici à l’ouest, et qui est le cap proché Stéphens, à l'ouest nord-ouest, vingt milles rme est
de distance ; une montagne, au nord nord-est, quinze milles de distance ; et, entre ces deux objets, au nord-ouest un quart nord, un en-
s haute
+ deux foncement si profond que l'horizon seul en FONDS borne la vue; à l’est nord-est, nous avions |, out ail-
d’autres terres en vue.
En avançant au nord, je reconnus que le | cap Stéphens termine au sud une chaîne de montagnes très élevées. dont les cimes étaient A À
| espace ence , à us lais-
noment couvertes de neige ; les côtes est et ouest de e-aux- ce cap sont partout escarpées. À droite du cp ESUSEM se trouve le détroit de Stéphens , dont l’en- Foie foncement est considérable ; on ne peut aperme dis- cevoir les terres qui le bornent. Les terres pa eu dont nous étions le plus rapprochés ne présenpouvait taient aux yeux que des sapins de petite taille , lant ss et d’autres arbres aussi disgraciés de la nature. \ [ny Au coucher du soleil, le cap Stéphens me ltures. restait à l’ouest sud-ouest, 5° ouest. et les terres none les plus est. à l’est un quart nord-est, à quinze + j'ob- milles environ de distance d’une ile assez éle-
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44 MÉMOIRES vée. Les falaises de cette île semblaient être perpendiculaires à la mer, et son sommet égal à son niveau : je lui donnai le nom de Mont- Carré.
Le 29, au lever du soleil, nous vimes bien distinctement le cap Pitt: cette pointe, extrémement élevée, termine l'extrémité méridionale d’une chaîne de montagnes qui paraît s’avancer dans le nord. Le cap Pitt forme la côte la plus occidentale, du côté du nord, du détroit de la reine Charlotte, compris entre lui et l’île de ce nom : il nous restait à l’ouest, un quart sud-ouest, quarante-cinq milles de distance, et celui de Stéphens, au nord nordouest, à dix ou douze milles. Le milieu du détroit de Stéphens nous apparaissait en même temps au nord.
À dix heures, ayant fait deux lieues en dedans du golfe de Stéphens, assez près de la côte de l’ouest du Mont-Carré, nous reconnûmes qu’un nombre prodigieux de petites iles se prolongeaient de la partie nord de l'ile du Mont-Carré dans la direction de l’ouest nordouest, et allaient se réunir à une terre élevée qui paraissait, dans le nord, servirde limite à la côte est de ce détroit.
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Quoique le temps fût très beau, nous n'eûmes aucun indice qui donnât lieu de croire que cette côte fût habitée; aucun oiseau de terre ni de mer ne se montra à nos regards, aucun bruit ne vint frapper nos oreilles: dans ce morne silence de la nature, il semblait que chacun se trouvât comme anéanti.
À midi, notre latitude étant de 54° 38! , le cap Stéphens fut relevé à l’ouest sud-ouest 3° sud, vingt-quatre milles de distance; et les terres les plus est, à l’est un quart nord-est, à quinze milles. Le bâtiment ne se trouvait alors qu’à deux milles de la pointe sud-ouest de l’île de Mont-Carré. Le vent ayant augmenté, nous nrîmes la bordée du sud sud-ouest, à l'effet de
ous élever en louvoyant, pour sortir enfin de ce détroit, dans lequel, depuis vingt-cinq jours, nous avions eu constamment à lutter contre les vents d'ouest et les courants.
Sur les sept heures, la brume s'étant dissipée, nous pûmes distinguer l’île de la reine Charlotte depuis l'ouest sud-ouest jusqu’à l’est un quart nord-est; nous découvrimesmêmeune ouverture , semblable à l'embouchure d’une rivière, qui nous restait au sud , environ quatre à cing milles de distance. Le 50, à six heures,