‹ Mémoires du capitaine Péron sur ses voyages [microforme] : (volume 2)Chapitre 8 sur 50 · TR · texte numérisé non relu

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le bossoir de stribord, une petite ile plate qui n'était qu’à une très faible distance : c'était l'une de celles situées au nord-ouest, qui se trouve à l’ouest du cap Stéphens.

Le 2, à midi, la hauteur méridienne me donna 54° 28’ de latitude ; le cap Pitt me restait en ce moment au nord-ouest 5° ouest.

quinze milles de distance ; l’île du Nord, à l'extrémité occidentale de celle de la reine Charlotte, au sudsud-ouest,et une partie de celle de la reine Charlotte elle-même au sud sud-est.

Sur les huit heures du soir, par un temps serein, nous découvrimes la côte occidentale du cap Pitt, laquelle nous parut aussi escarpée que celle de l’est ; elle se prolongeait à notre égard au nord-ouest demi-ouest. Un autre cap, que je supposai être celui de l’ouest de l'entrée de Bokerelle, se montrait en mème temps au nord-ouest un quart ouest, à une grande distance. Je relevai alors le cap Pitt au nord 5° ouest, douze milles de distance ; le cap Stéphens, au nord-est, quarante-cinq milles de distance; les petites îles Foresters, situées à l’ouest du cap Pitt, à l’ouest nord-ouest, vingtquatre milles de distance , et l'extrémité ouest de l’île du nord de la reine Charlotte, au

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DU CAPITAINE VÉRON. 1 sud un quart sud-ouest, à vingt-quatre milles. À huit heures, nous gouvernâmes au nordouest un quart ouest pour passer entre les îles Foresters et la côte ouest du “ap Pitt, qui nous parut très saine , tâchant de conserver une distance plus rapprochée de celle-ci que des îles, qui à minuit nous restaient au sud-ouest un quart ouest. Nous attendimes le jour pour doubler le rocher du Loup;que nous savions exister à peu près au nord de ces îles, mais dont nous ne connaissions pas exactement la position ni les distances.

Le 3, à trois heures du matin. ayant repris la route au nord-ouest 5° ouest, nous marchâmes avec une vitesse de sept à huit nœuds par heure, refoulant un courant d'èbe qui portait avec rapidité au sud. direction de la côte. Nous eûmes connaissance du rocher du Loup, qui se montrait dans l’oue t, à environ deux milles de distance. Ii git au nord nordouest des îles Foresters, à environ six milles. Ce rocher est plat et peu élevé au-dessus de la surface de l'eau.

Les îles Foresters sont d’une moyenne élévation ; elles ne peuvent être aperçues qu'à sept ou huit lieues de distance ; on doit se gar-

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der d'approcher de trop près leur extrémité méridionale, qui est bordée, à plus d’une encablure de distance, par un banc de rochers submergés.

En prolongeant la côte occidentale du cap Pitt, qui est très saine, et que nous aurions pu ranger à une portée de pistolet, nous vimes plusieurs coupures assez profondes pour former de petites baies. Cette côte est, ainsi que je l'ai déjà dit, formée par de hautes montagnes, dont les sommets couverts d'arbres s'étendent depuis le cap Pitt jusqu'à l'entrée du détroit de Bokerelle. À sept heures et demie, relevant le roc du Loup au sud-est un quart sud, l'entrée de Bokerelle nous restait au nord-ouest un quart nord 5° nord. À huit heures, nous étions au milieu de cette entrée, et par conséquent nous avions à l'est et à l'ouest les deux caps qui la forment, également éloignés de nous.

chacun de deux milles, ce qui lui donne quatre milles d'ouverture.

Le reste de cette journée et celle du 4, le gros temps nous força de gagner le large. Le 5, ayant rallié la terre, à cinq heures nous déconvrimes le cap ouest de l'entrée de Bokerelle. au nord-est, à six milles de distance. et peu

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DU CAPITAINE PÉRUN. 09 apres, dans le sud-est, les iles Foresters. à quinze ou dix-huit milles. À midi, nous purvinmes à moitié canal des deux caps d'entrée de Bokerelle, à peu près au mème point où nous nous étions trouvés le 35, environ à deux milles de celui de l’ouest, au sud duquel sont quelques rochers submergés ; il nous restait ouest sud-ouest, à deux milles de celui de l'est, qui répondait à la mème aire de vent. Dans cette position le rocher du Loup fut relevé au sud sud-est, à dix-huit milles de distance : une bonne observation me donna, dans le même temps, 55° 18’ de latitude, qui est celle de l’entrée de Bokerelle. Nous gouvernimes au nord nord-ouest, direction des côtes des deux cûtés, pour entrer dans une baie spacieuse qui se présentait devant nous.

Le cap ouest de Bokerelle est remarquable par quatre ou cinq petits îlots de différentes formes et hauteurs, qui se trouvent à son extrémité , et qui sont entourés, jusqu'à un quart de mnille au large, de rochers couverts d’eau sur lesquels la mer vient briser avec violence. À partir de ce cap. le côté ouest du canal est sain et accore dans toute sa longueur, qui est

de sept à hnit milles depuis l'entrée jusqu'au

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foud de fx baie. Dans cet endroit, la côte est | interrompue par une ouverture qui peut avoir uu mille et demi de largeur, et en dedans de

laquelle se trouve un havre de trois milles de { profondeur, dont la direction est ouest nord- |! ouest, On aperçoit, à peu près aux deux tiers

de cette ouverture du côté du nord, un rocher | submergé en grande partie. Ce havre est entouré | | de montagnes très élevées; de sa pointe nord, la

côte semble courir au nord nord-est l'espace de six milles, avec quelques interruptions cepen- 1. dant, car, à peu près à moitié de cette longueur, où trouve un autre eufoncement qui s'étend au | nord-ouest un quart ouest, et dont l'ouverture peut avoir deux tiers de mille de largeur. Sui- 4 | vant toujours le prolongement de cette côte, il | on rencontre à environ trois milles au-delà de cette seconde baie, au nord nord-est, et presque

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à l’est de la pointe qui la termine, une petite ile dont l’extrémité méridionale est entourée de rochers à fleur d’eau. Non loin d'elle, dans ” la direction du nord-est, on en découvre une autre plus considérable, dont le centre est très élevé, mais dont les côtes est et ouest viennent î

en pente douce se perdre dans la mer.

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DU CAPITAINE PÉRON. 39 trouvent un passage entre ces iles ; derrière la dernière, nous aperçümes dans le nord une baie dont la largeur et la profondeur paraissent considérables. La côte orientale est aussi haute et aussi perpendiculaire que celle de l’ouest; elle court, comme elle, depuisle cap est de l'entrée au nord nord-ouest 3° ou 4° ouest. Dans toute sa longueur, qui est d'environ sept milles et demi, un navire peut sans danger virer de bord, beaupré sur lerre ; tout ce qui peut inquiéter est apparent. À l'eudroit où elle se termine pour prendre une direction orieutale, se. trouvent de petits ilots à l’ouest desquels sont des rochers découverts ; quoique entre ces rochers et les ilots la mer paraisse offrir un passage , je ne crois pas qu'il soit prudent de s’y aventurer.

À trois milles et demi de la pointe est d'entrée, et à pareille distance au sud des petites iles et rochers dont je viens de parler, se trouve une baie assez profonde, courant au nord-est : au milieu de son entrée, qui à environ cinq quarts de mille de largeur, on distingue aisément un rocher que la mer recouvre quand elle est haute. Enavançant, nus reconnûmes que des rochers cachés sous l’eau bordaient la

pointe méridionale de cette baie ; il serait de la dernière imprudence de la ranger de trop près, soit à l'entrée, soit à la sortie. Avant d'arriver à sa hauteur, entre elle et le cap est, on rencontre un petit rocher assez élevé, situé à la distance d'environ un demi-quart de mille de la côte. Au dedans de la baie, on distingue un ilot du côté du sud.

Après avoir double les îlots et les rochers qui terminent la côte de l’est au nord, nous suivimes sa nouvelle direction, et gouvernimes sans dévier au nord-est un quart nord.

À trois milles et un quart de distance des

îlots, se présenta par le travers une nouvelle baie, qui nous restait au sud-est. À peu près vers les deux tiers de son enfoncement., on aperçoit des têtes de rochers un peu élevées audessus du niveau de la mer. A la pointe orientale de son entrée . se trouve un petit ilot. Elle est ouverte aux vents du nord-ouest et du nord; la sonde rapporte trente-cinq brasses, à un demi-mille du rivage. Peu d’instants après avoir dépassé cette baie, nous nous trouvâmes au nord d’un autre enfoncement, et au sud sudest de deux petites îles dont nous n'étions qu'à un mile de distance. A l'entrée, la sonde rap-

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porte trente-cinq brasses, à une encablure de terre. Nous passimes entre les iles et la baie, rangeant celle-ci de plus près pour éviter les bancs de roches dont les iles sont entourées à un quart de mille de distance : notre route sc faisait alors au nord-est un quart nord. Après un mille et demi de marche, nous découvrimes au sud une troisième baic, qui paraissait terminée par une plage de sable; mais ayant en même temps reconnu une chaine de rochers découverts sur sa pointe occidentale, et qui se prolongeaient à un miile de distance dans le nord-ouest, nous primes la route du nord, pour en faire le tour. La côte tourne au sud-est ; à environ un mille à l’est nord-est de celle que nous venions de dépasser. ik s’en présente une autre de meilleure apparence , et qui n’est ouverte qu'aux vents de nord-est, qui, dans la saison où nous étions, se font sentir rarement. A cinqheures et deinie, nous laissâmes tomber l'ancre par quinze brasses. sur un fond de sable et de bonne tenue,

Pendant nos dernieres bordées nous remarquâmes une profonde ouverture qui se prolonge

assez avant vers l'est sud-est pour que la vue

ne découvre aucune terre à l'horizon. Ge fait

58 MÉMOIRES inattendu me fortifia dans la persuasion que ce petit bras de mer communique au golfe de Mirze, d'où il faudrait conclure que nous avions fait les deux tiers du tour d’une île dont le cap Pitt forme l'extrémité méridionale.

Du mouillage, la pointe est de l'entrée de la baie nous restait au nord-est un quart est 5° est; celle de l’ouest au nord-ouest, et notre distance la plus rapprochée de la côte qui nous restait au sud-ouest , d’une encablure et demie; une grande île, située en dehors à quatre milles de distance, fermaitentièrement l’ouverture de la baie.

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