‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 126 sur 203 · Régiment levé en Piémont en 1671 par M. de Magalotti · texte numérisé non relu

Régiment levé en Piémont en 1671 par M. de Magalotti

2. Jean-Philippe d'Estaing, comte de Saillant, était lieutenant général depuis 1704, et, depuis 1710, lieutenant-colonel du régiment des gardes françaises, où il avait eu une compagnie dès 1689.

3. Ce régiment avait pour origine un corps levé en 1585 par Charles de Choiseul; il portait le nom de Poitou depuis 1682.

4. Il portait auparavant le titre de vidame d'Amiens : t. II, p. 363.

5. Levé en 1695, ce régiment avait pour colonel depuis 1704 le chevalier de Belsunce; il fut licencié en 1714.

6. Créé en 1684, il était commandé par Louis-Alexandre Verjus, comte de Crécy.

7. Jacques-Joseph-Vipart, marquis de Silly (1671-1727). Saint-Simon a raconté [Mémoires, éd. Boislisle, t. XII, p. 190- 192) par suite de quelles circonstances il avait été fait brigadier en 1702.

m MÉMOIRES [Août 171-:]

La nuit du 24 au 25, les deux bataillons de Poitou, deu\ de Lyonnois et un de Beauce relevèrent la tranchée devant la ville, aux ordres du prince de Rohan, et les deux de Limousin devant le fort, aux ordres du duc de Morteinart.

Ce même jour 25, le prince Eugène, voyant l'impossibilité qu'il y avoit d'attaquer nos retranchements, décampa de Raimbeaucourt, après avoir resté quatorze jours dans ce dernier camp*; il avoit fait mettre auparavant le feu aux gabions, aux fascines et aux claies qu'il avoit fait apporter pour nous attaquer. La veille, il avoit fait partir son artillerie et les gros et les menus équipages de son armée. Ainsi nous continuâmes le siège de Douay avec toute la tranquillité possible. Notre brigade étoit venue camper depuis six jours près du château de Belleforière, qui étoit, comme on doit le remarquer ci-dessus, le côté le plus foible de nos lignes.

Malgré l'occupation dans laquelle étoit le maréchal de Villars, non-seulement par rapport au siège de Douay, mais aussi par rapport aux mouvements qu'il faisoit faire à l'armée, afin de n'être point surpris par son ennemi, il ordonna à M. Pasteur, fameux partisan^, de faire une course du côté de la Hollande, en représailles de celle qu'avoit faite M. de Growestein '.

1. V Histoire militaire (p. 83) dit le 26 août, ainsi que la Gazette d'Amsterdam, n° lxx.

2. Il s'appelait Pasteur ou Jacob; c'était un homme de fortune, d'origine wallonne, qui commandait un régiment de dragons (Mémoires de Sourc/ies, t. IX, p. 338, et t. XI, p. 124). Après la paix d'Utrechl, il se retira en France, et eut, le 20 mars 1710, un brevet de maréchal de camp.

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