‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 160 sur 207 · Faubourg de la ville situé sur la rive droite de l'Adige · texte numérisé non relu

Faubourg de la ville situé sur la rive droite de l'Adige

4. Gros bourg des frontières du Véronais et du Mantouan, sur le Piganzo.

5. Dans le Mantouan, sur la Fossa-Molinella, entre Nogara et les Due-Castelli.

6. Sur la route de Mantoue à Modène, au sud et à peu de distance du Pô.

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partie de son armée, pour aller dans le Trentin mener un secours à l'électeur de Bavière, qui devoit venir avec une partie de la sienne au-devant de lui.

Le 8, M. Filtz, capitaine de nos housards, battit une trentaine de housards ennemis dans la plaine de Vérone.

Le %0 de juillet, tout étant prêt pour exécuter le projet en question ^ M. de Vendôme marcha à la tête de vingt-un bataillons, de quinze escadrons de cavalerie et de six de dragons, pour aller dans le Trentin en laissant le lac de Garde sur sa gauche. Il avoit pour officiers généraux avec lui MM. de Bezons et de Praslin^, lieutenants généraux, le comte d'Estaing^

1. Pour compléter le récit qui va suivre de l'expédition de M. de Vendôme dans le Trentin, on peut voir les Mémoires militaires, t. III, p. 229-264 et 828-842; la Gazette, p. 391-394, 402, 407, 415-416, 428, etc.; le Journal de Dangeau et les Mémoires de Sourches, août et septembre, passim ; le Mercure de septembre, p. 138-218 et 335-345; les Mémoires de Saint- Simon (éd. Boislisle), t. XI, p. 156 et 162-164, etc. Le récit de l'Histoire militaire (t. IV, p. 158-166) a évidemment pour source unique les relations de notre chevalier, car il en reproduit les fautes et les erreurs. Notre auteur, qui faisait partie du corps de M. de Médavy, ne sut que par ouï-dire les événements de la marche du corps du duc de Vendôme ; de là vient qu'il s'est parfois trompé, surtout à propos des noms de lieux. Les Mémoires militaires et les pièces qui y sont insérées sont bien plus exacts.

2. Gaston-Jean-Baptiste de Choiseul-d'Hostel, marquis de Praslin, brigadier en 1694 et maréchal de camp le 29 janvier 1702, avait reçu douze jours après, le 9 février, le grade de lieutenant général en récompense de sa belle conduite à la surprise de Crémone. Nous le verrons mourir en 1705, des blessures reçues à Cassano.

3. Le manuscrit porte le comte d'Estaires; mais cet ofiBcier,

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et M. de Bouligneux pour maréchaux de camp, MM. d'Imécourt, de Guerchy* et d'Orgemont pour brigadiers; M. d'Andrezel^ étoit commissaire ordonnateur.

Ce prince fut camper ce jour-là à Ponciano^, près de Viilafranca, qui est dans la plaine de Vérone, et, le 21 , cette armée, ayant traversé cette plaine, alla camper à Bussolengo, au-dessus de Vérone, près de l'Adige.

Le 22, à Rivoli. M. de Senneterre* s' étoit emparé le jour d'auparavant de Desenzano, où M. Bouchu, intendant, s'établit pour être à portée de faire fournir les subsistances à cette armée et au corps de troupes qui marchoit de l'autre côté du lac de Garde,

que nous retrouverons par la suite, était alors, non pas maréchal de camp, mais simple colonel du régiment de Normandie. C'est certainement du comte d'Estaing (ci-dessus, p. 244) qu'il s'agit, ainsi que le prouvent les récits des Mémoires militaires. V Histoire militaire dit aussi d'Estaires; mais l'auteur a été induit en erreur par notre chevalier son frère.

1. Louis de Régnier, marquis de Guerchy (1663-1748), colonel du régiment de Thiérache (1692), avait eu celui des Vaisseaux en août 1702, à la mort de Montandre.

2. Jean-Baptiste-Louis Picon, sieur d'Andrezel, subdélégué de l'intendant d'Alsace (1701), fut envoyé comme commissaire des guerres à l'armée d'Italie en 1702, après que M. d'Esgrigny eut été fait prisonnier à Crémone. Devenu intendant de Roussillon en 1716, il alla comme ambassadeur à Constantinople en 1724, et y mourut en 1727.

3. Ainsi dans le manuscrit. Le marquis de Quincy dit Soncino; or, il n'y a, dans la région, ni Soncino, ni Ponciano. Ce doit être Povegliano, village situé entre Isola- Alta et Viilafranca.

4. Henri de la Ferté, comte de Senneterre (1667-1746), brigadier de dragons depuis 1702, deviendra lieutenant général en 1718.

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aux ordres du comte de Médavy. Comme les ennemis avoient sur ce lac deux barques armées, l'on en fit armer plusieurs, et, pour cet effet, l'on fit venir les équipages des galiotes que nous avions sur le Pô. Ces barques nous furent d'un grand service pendant tout le temps que nous restâmes dans le Trentin, et pour notre retour.

L'armée de Vendôme séjourna le 213 à Rivoli, où l'on établit des fours. Ce jour-là, le chevalier de Sourches s'étant embarqué avec quelques troupes et du canon, il se rendit maître du château de Sermione^, qui appartient aux Vénitiens^. On prétend que le poète Catulle, qui étoit de Vérone, est mort dans cette presqu'île à l'âge de trente ans^. Il étoit ami de Cicéron, de Cinna, de Plancus, et même de César, quoiqu'il eût fait des vers contre lui. Il y a de ce château une vue charmante.

Le 24, l'armée alla camper à Ponza-del-Molino; le 25, à Quargara^, où elle séjourna le 26 ; le 27, à Notre-Dame-della-Gorona^ où elle séjourna le 28;

1. Dans une presqu'île assez étendue, à l'extrémité sud du lac de Garde.

2. Les Mémoires attribués au marquis de Sourches ne parlent pas de ce fait d'armes, accompli cependant par un fils cadet de l'auteur prétendu; c'est un argument de plus à ajouter aux nombreuses raisons qui font croire que cette attribution est erronée.

3. A la pointe de la presqu'île de Sermione, il y a des grottes appelées grotte di Catullo.

4. Nous n'avons pu identifier ces deux noms. D'après les Mémoires militaires, les campements des 24, 25 et 26 juillet furent à San-Martino et à Acqua-Negra.

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