En blanc dans le manuscrit
2. Le manuscrit porte Campogaya. C'est un petit village du Modénois entre Carpi et Modène.
3. Village sur le canal du même nom, entre Carpi et Rubiera; il y a Pausan au manuscrit.
4. Dans le Pavesan, sur la rivière de Versa, à trois lieues est de Pavie.
5. Officier espagnol qui commandait les milices de l'Alexandrin et du Montferrat; il n'avait que deux cents hommes de garnison. [Mémoires militaires, t. IV, p. 344-345.) V Histoire militaire de Quincy l'appelle M. de Sarlinara, comme notre auteur.
342 MÉMOIRES [Janvier 1704]
fait prisonnier de guerre et tout son détachement, excepté cinquante homnaes qui furent tués. Les ennemis y perdirent beaucoup de grenadiers^.
A l'égard de M. de Vendôme, il arriva le 31 décembre à Reggio. Il y trouva toutes les troupes qu'il avoit demandées : ce qui le mit en état d'attaquer enfin les Impériaux ; mais ils avoient un jour de marche devant lui, et il ne put joindre leur arrière-garde que près de Stradella, le 4 janvier, le lendemain précisément que les ennemis s'étoient emparés de ce passage. Le comte de Lautrec^, qui précédoit de deux lieues la tête de notre armée, les amusa assez, avec trois cents dragons qu'il commandoit, pour donner le temps à notre cavalerie, aux ordres de MM. de Saint-Frémond et d'imécourt, d'arriver, qui sur-le-champ firent attaquer cette arrière-garde. Elle fut mise en déroute; il y eut quatre cents Impériaux de tués sur la place, trois cents prisonniers et trois cents chariots de pris, sur lesquels il y avoit cent mille rations de pain.
Cette défaite n'empêcha pas M. de Stahremberg de continuer sa marche. Il arriva le 5 à Voghera^, où il trouva des vivres en abondance; on lui avoit amené aussi une centaine de paires de bœufs, qui servirent à tirer son canon. Ceci doit faire présumer que le pays étoit pour lui. Outre cela, ce général avoit eu la précaution d'envoyer mille chevaux, qui marchoient
1. Gazette, p. 55; Mémoires militaires, p. 344-345; Histoire militaire de Quincy, t. IV, p. 185.
2. François de Gelas de Voisins, comte de Lautrec, était brigadier de dragons depuis 1703; il naourut à Brescia le 2 mars 1705, à trente-trois ans.