Ci-dessus, p
5. Chamillart avait épousé Elisabeth-Thérèse Le Rebours, arrière-petite-nièce d'Antoinette Le Rebours, femme de François Sevin, trisaïeul de notre auteur ; voyez la Notice préliminaire.
[Mai 1701] DU CHEVALIER DE QUINCY. 127
suite ne fera que trop voir que je n'en fus pas plus avancé .
Le 26 de ce même mois, le connétable de Gastille, ambassadeur extraordinaire d'Espagne ^ , fit son entrée publique, qui fut des plus magnifiques.
Le Roi ne perdit point un instant pour se mettre en état de soutenir le roi d'Espagne contre l'Empereur et contre toutes les puissances de l'Europe qui voudroient le troubler dans cette possession ; et, pour exécuter son dessein, S. M. envoya en Italie une armée considérable aux ordres du maréchal de Gatinat, afin qu'elle s'opposât aux Impériaux qui s'assembloient dans le Trentin pour tâcher de pénétrer dans le Milanois. Le Roi fit d'autres dispositions, tant en Flandres que du côté de l'Allemagne, quoique la guerre ne fût pas déclarée entre l'Empereur et S. M.
La Maison du Roi^ partit de ses quartiers au printemps de 1701 , pour aller en Franche-Comté. J'étois, avec un de mes frères, du détachement des mousquetaires du Roi.
Brie- Comte-Robert. — Nous partîmes de Paris le \% mai pour aller à Rrie-Gomte-Robert. L'ancien fermier de notre terre près de cette ville, et qui l'étoit alors de la ferme de Villemeneux^, qui est à un quart
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1. Joseph Fernandez de Velasco, duc de Frias, connétable de Gastille, majordome-major de Philippe V en 1705.
2. La Maison militaire du Roi se composait des quatre compagnies des gardes du corps, des deux compagnies des mousquetaires, des gendarmes et des chevau-légers, du régiment des gardes françaises, de celui des gardes suisses et de la compagnie des cent-suisses. Il n'allait à l'armée que des détachements plus ou moins nombreux de ces corps. :>
3. Seine-et-Marne, hameau de la commune de Brie-Comte- Robert.
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de lieue de Brie, vint au-devant de notre compagnie pour nous prier, mon frère et moi, de ne point prendre d'autre logement que chez lui. Nous acceptâmes avec plaisir ses offres obligeantes ; il nous fit très bonne chère. m itijtwi ji
Rozoy. — Nous en partîmes le lendemain 13, pour Rozoy^, petite ville. Après avoir mangé un morceau, je fus à la chasse, avec quelques-uns de mes camarades, sur la terre de la Fortelle^, qui appartenoit à M. Robert, président à la Chambre des comptes^, père de la comtesse des Marets^ et de la marquise deLivry^.
Le 1 4, nous fûmes à Provins, ville qui étoit anciennement la capitale de la Brie. Elle est située sur la petite rivière de la Voulzie, qui prend sa source près de Jouy-le-Châtel*^ et va se jeter dans la Seine près de Montereau-Fault-Yonne. Cette ville est renommée par rapport à ses roses ''^. C'étoit un vendredi; notre hôte nous fit bonne chère en poissons, il «ch»^ ÏH»?>î!^«5
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