‹ Mémoires du comte de Modène, sur la Révolution de Naples de 1647Chapitre 19 sur 43 · LETTRE DU GOUVEKNEUR DE PROCIDA · texte numérisé non relu

LETTRE DU GOUVEKNEUR DE PROCIDA

ture OÙ VOUS êtes, et qae Son Éminence me témoigne en passant, k dessein seulement de vous servir. A la vérité, j'avoue que j'aurais attendu toute autre chose, après la confiance que vous savez que j'ai mise en vous et que vous m'avez dit plusieurs fois vous-même être ce qui pouvait vous obliger le plus sensiblement. S'il y a rien de plus important au monde, de plus utile, ni de plus grand a faire que ce k quoi vous êtes employé présentement, je me reconnais coupable. En tout cas, je puis bien vous avertir avec francbise que les inquiétudes ne sont bonnes qu'à tourmenter ceux qui les prennent , sans que leurs affaires en avancent beaucoup. Peut-être il vous doit suffire que je vous aime et vous estime , et que je vous distinguerai toujours comme je le dois. Chaque chose viendra en son tems, et vous reconnaîtrez en toutes rencontres qu'on ne peut être plus cordialement que je suis , etc.

N^ 56. Extrait d'une lettre écrite par le Gouverneur de Procida à M, le marquis de Fonienay.

i3 août 1648.

Depuis la prise de Procida, M. le prince Thomas et M. le cardinal Grimaldi sont allés à Salerne (i), qu'ils attaquent vigoureusement par terre et par mer, et l'ont bloquée en façon qu'elle ne saurait avoir de secours de Naples, nos gens ayant forcé les Espagnols qui étaient dans Vétri^ qui coupe entièrement le chemin de Naples. J'ai eu avis ce matin de cette ville, que les Espagnols

(i) Capilale de la principautë citérieure, avec un château et UD port.

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se sont retirés dans les châteaux, et qu'ils ont abandonné tous les autres postes, même le torrion des Carmes, pour en laisser la garde k ceux de la ville : on m'a dit encore que les bandits avaient coupé l'eau qui fesan moudre leurs moulins, et qu'on attend dans tout le royaume la prise de Saleme avec iinpatience , pour reprendre les premières résolutions. Cependant si Votre Excellence nous pouvait faire venir ici quantité de blé, au cas que nous nous réunissions en ce pays, c'est le seul moyen de nous acquérir ces peuples dans la nécessité où ils sont d'avoir du pain.

N° 67. Mémoire du cardinal Mazarin à MM. le prince Thomas et du Plessis^Besançon.

i5 août 1648.

J'ai lu Si la Reine le mémoire du 23 juillet, dressé pat M. du Plessis-Besançon, par ordre de M. le cardinal <jrimaldi et de M. le prince Thomas , pour faire savoir à Sa Majesté la résolution qu'ils avaient jugé h propos <le prendre d'aller encore une fois sur les côtes de Naptes avec toute l'armée navale, ce qui ne s'était pu jusqu'ici qu'avec des escadres ou sans les galères.

Si les avis qu'on a reçus en même tetns de Rome se trouvent véritables , on aura vu jour de faire quelque chose de plus important que de prendre Procida; car nous voyons unanimement que jamais la conjonctui:e n'a été plus favorable pour causer une révolution dans ce royaume , pouihriî que Ton nous y voie en état de l'appuyer, les pn^indpàùx de la noblesse étant dans la dernière- méfiance des Espagnols, et ayant refusé a don Juan d'Autriche de se rendre près de lui , et les peuples ayant ajouté h la haine implacable qu^ils ayaient

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déjà contre cette nation , dont ils ont dpnné de bcmnes marques depuis un an , le désespoir et la rage de s'être laissé tromper 9 et de voir ostensiblement que les Espagnols leur préparent des chaînes et un )Oug bien plus dur et plus insupportable qu'il n'a encore souffert , afin de s'assurer à Tavenir , par la terreur et par l'oppression , d'une obéissance qu'ils savent bien ne devoir pas espérer volontaire i et que pour réparer au^si dans ces troubles ce qu'ils ont perdu pai: des exactions au double de ce qu'ils avaient accoutumé d'en tirer.

En tout cas la prise de Procida et de l'Ue sera une expédition bien défavorable aux Espagnols y en ce que , nous donnant des abris et des mouillages assurés pour les vaisseaux et galères du Roi , elle peut nous donner jour peuu-étré dés à cette heure, sinon avec un peu de lems y à faire d'autres progrès en terre ferme , par le moyen de quelque parti qui se pourra déclarer en notre faveur 9 nous voyant un pié dans le royaume, et par les renforts que l'on enverra d'ici et de là. . Sa Majesté pourra même, l'entreprise réussissant, tenir une escadre de vaisseaux tout l'hiver en ces quartiers-U 9 pour inquiéter les ennemis, et ce sera toujours beaucoup ? supposé qu'on ne puisse faire autre chose , de leur donner telle jalousie en un endroit si sensible, qu'ils ne puissent en rien tirer pour assister le Milanais, ui l'Espagne.

Si le bon succès du dessein de Procida ne dépendait que d'avoir quatre ou cinq jours de tems pour faire la descente des troupes et mettre dans l'île, en magasin , les vivres et munitions nécessaires pour le siège , avant que l'armée ennemie put arriver, il semble qu on s'en peut promettre avec certitude un heureux événement, p^isque les derniers avis que nous avons de Catalogne

portent que les vaisseaux ennemis qui étaient arrivés en' grande diligence vers Tortose^ au premier bruit de lattaque de la place, demeuraient encore sur cette côtelà , même après la prise de cette ville , et attendraient vraisemblablement des ordres de Madrid, avant qu'oser prendre la résolution de s'en éloigner , de crainte d'être nécessaires là , si le roi d'Espagne se trouvait en état de réassiéger la place , ce qui n'est pas sans vraisemblance. Ils étaient au nombre de 22 vaisseaux et quatre galères > et on croit que parmi celles-ci , il y aurait même des brûlots , quoiqu'il ne fût rien demeuré k Mabon. On mande aussi qu'ils ne sont guère bien armés y mais qu'ils attendent quatre vaisseaux de Cadix avec des troupes pour renforcer l'armement.

Le dessein de Procida réussissant, il faudra donner tous les meilleurs ordres possibles pour la conservation de la place, soit en la munissant , pour le plus long tems qu'il se pourra , des choses nécessaires pour sa défense , soit en s'y fortifiant continuellement.

On met même en considération s'il ne serait point k propos d'y laisser bonne partie de notre cavalerie , si elle a facilité d'y subsister; elle servirait beaucoup k empêcher le débarquement des ennemis en cas qu'ils voulussent nous y attaquer; et outre cela , les vaisseaux se trouveraient par ce moyen déchargés de l'incommodité que donnent les chevaux embarqués.

Sa Majesté a trouvé très-fondées les résolutions qui ont été prises de ne pas s'engager avec les seules troupes qui sont sur les vaisseaux, de bazarder de rien entreprendre au-delà de Nnples ni en terre ferme > sans être certain de ce que deviendra l'armée navale des ennemis , de quelque soulèvement considérable , ou d'un parti formé qui nous tende la main. Peut-être ,

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comme j*ai dit ci-dessus, qu'à leur arrivée ils auront trouvé des conjonctures plus favorables qu'ils n'avaient osé se le promettre. En tous cas , après avoir pris Procida , ou l'avoir manquée^ ce qu'on ne peut croire , si rien ne branle dans le royaume , ou qu'on ne nous appelle en aucun endroit , il semble que le premier but qu'on doit avoir alors , c'est d'aller droit aux ennemis ^ qui probablement paraîtront en ce tems-là sur cescôles^ et les obliger au combat, s41 est possible , avant que ce qui était demeuré k Naples ^ ait joint ce qui vient d'Espagne. Mais quand tout serait jointe nous avons toujours lieu d'espérer d'en remporter l'avantage par le nombre et la qualité de nos vaisseaux et de nos galères ^ surtout renforcés , comme ils le seront, par la soIdates-^ que extraordinaire qui est embarquée dessus.

Sa Majesté s'est un peu arrêtée sur un endroit du mémoire où il est dit que combattant l'armée ennemie, quoiqu'on gagnât la bataille , il pourrait arriver que l'on demeurât si affaibli de troupes et de munitions,, qu'on ne serait plus en état d'agir^ et a jugé que si ce cas-là arrivait en effet sur les côtes d^Italie , il ne faudrait point laisser pour cela d'aller, aussitôt la bataille gagnée, droit à Naples, avec une confiance de victorieux , comme si nous étions bien en état de tout entreprendre; car outre que nous n'aurions plus de forces à craindre à la mer , on pourrait y débarquer non seule* ment nos troupes extraordinaires , mais celles de l'armement des vaisseaux. Il est indubitable que dans la première chaleur de l'émotion que causerait la nouvelle de la défaite des ennemis, sans qu'on sût nos besoins et nos pertes secrètes , nous avancerions plus en un quart d'heure par cette apparence, qu'en tout autre tems avec des forces bien efïeclivcs, c'est-à-dire pour

faire soulever les peuples qui déjà y ont tant de dispo-* sition^ et n'en sont retenus que par la crainte qu'on leur donne continuellement de la puissance de l'armée navale d'Espagne , sur laquelle on doit amener beaucoup de troupes , laquelle crainte serait alors passée. Sa Majesté remet pourtant la décision de la chose h ce qui serait estimé pour lors plus h propos par son éminence , son altesse et le sieur du Plessis-Besànçon , de sorte que si pour des raisons qu'on ne peut prévoir de si loin, après avoir gagné un combat sur les côtes d'Italie /on né jugeait pas devoir retourner à Naples, il est remis à eux de faire ce qu'ils croiront pour le mieux 9 et en cas qu'il fût jugé à propos d'y aller pour profiter de la conjoncture , ils pourront dépécher a Toulon quelques vaisseaux et des flûtes pour porter à l'armée, en toute diligence, de la poudre pour remplacer celle qui se serait consommée, et les renforts de troupes que l'on prépare incessamment de ce côtélà, et qui ont ordre de se rendre h Toulon, pour aller de là où elles seront jugées plus utiles.

Pour conclusion, on doit toujours avoir cette maxime, que tant qu'il y aura quelque chose de bon et de solide à faire dans le royaume de Naples , ils doivent la pré* férer à tout ce qu'ils pourraient aller tenter ailleurs. La raison en est bien évidente, puisqu'eh cela il s'agit d'un royaume entier^ et d'un royaume dont la perte donnerait le coup mortel à la monarchie d'Espagne ; au lieu qu'en tout autre endroit, il ne serait question que d'une place au plus, supposé que tout y allât selon nos projets.

Néanmoins ces grandes espérances ne doivent point nous tenir si attachés , qu'à moins de voir jour d'y réussir bientôt , nous ne sachions nous eu déprendre

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assez à téihs pour avoir le loisir de tenter quelque chose aillearSy afin de ne courir pas risque de consommer inu« tilement nos forces et tant de préparatifs que nous avons faits. Et c'est ce que non seulement on ne sautait bien prescrire d'ici, et sur quoi la prudence de M. le cardinal Grimaldi et de M. lé prince Thomas , assistés des bons avis dé M. du Plessis-Besançon , aura beau champ d éclater en jugeant justement le point auquel on devra se résoudre de laisser les affaires de Naples pour aller tenter d'autres desseins y et alors seulement on ouvrira un paquet qui contient les intentions de Sa Majesté en ce cas, et dont on a chargé le sieur de Launay , pour le remettre quand il sera résolu de ne pïixs s*arréter auxdites affaires de Naples» ' Le mémoire auquel èelui-ci répond , porte que les galères n'avaient de vivres que jusqu'au 25 du Courant; mais cette difficulté sera maintenant levée , puisque 110U6 avons avis qu'il est parti quatre barques de Provence , chargées de victuaillerpour lesdites galères, et on y a envoyé depuis trois jours un nouveau Jonds pour faire transporter le surplus desdites victuailleSr Pour la subsistance des vaisseaux , on y a pourvu jusqu'à la fin d'octobre.

On tient pouf certain que les 5oo hommes du régiment de Provence, qui ont ordre d'aller joindre l'armée navale, sont a présent embarqués.

On a levé en Languedoc 600 hommes de recrue pour le tégiment qui porte le nom de cette province, qui sont à présent en marche vers Toulon , d^o& on les enverra aussi joindre sans délai l'armée navale; et Sa Majesté estime que pour les mieux conserver , il les faudra distribuer dans les trois régimens de Sault^ Péraut et Montpezat.

â34 MÉMOiRlE DU CARDINAL MAZARIN.

L'armée aura été à présent renforcée de la quatrième galère et de deux vaisseaux de guerre qu'on aura fait partir de Toulon.

Il en vient un autre de Hollande qui a été autrefois amiral , qui est de 800 tonneaux , qui a pour dix mois

de vivres y est armé de 5 2 pièces de canon et k proportion de tout le reste. Il peut être à présent à la voile vers les côtes de Normandie et de Bretagne , et va toucher k Toulon pour voir s'il n'y aura rien k porter k Tarmée qu'il a ordre de joindre en la plus grande diligence quil pourra.

Il semble ici touchant les desseins du golfe de Poli- Castro (i) et de Salerne, que ce dernier est le meilleur. Cependant si on a quelque parti formé considérable ailleurs, Sa Majesté se remet à ce qui sera jugé plus à propos sur les lieus.

C'est un grand malheur qu'en une affaire où tous les momens peuvent nous être si précieux , on ait perdu tant de tems à Longay. Il faut essayer de réparer cette perte. Cependant je ne puis assez m'étonner du nombre des troupes qui sont sur l'armée navale^ selon qu'il est porté dans le mémoire du 19 du passé , pouvant assurer que ce qui s'est embarqué dans les trois régimens d'infanterie et celui de cavalerie, et les troupes de M. le prince Thomas, sans compter les officiers, doivent faire, selon les relations que j'ai de Provence , trois mille neuf cent et tant d'hommes.

Si on a une fois débarqué les troupes k Procida ou ailleurs dans le royaume, on pourrait, ce semble, envoyer l'armée navale chercher et combattre celle des

(i) Ville située à 23 lieues au sud-est de Naples , dans la princîpautti cilcrieure.

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ennemis^ parce qu'il est k considérer que si on remportail avantage sur elle, cela contribuerait beaucoup à en avoir d autres. Au reste, sur cela comme sur tout ce qui peut arriver, on s'en remet à ce qui sera estimé par delà le plus expédient pour le bien du service.

IN^ 58. Réponse du cardinal Mazarin au mémoire de M. du Plessis^Besançon j du i6 août^ sous Procida.

4 septembre 1648.

Le mémoire de M* du Plessis -Besançon ne contient que la relation de ce qui s'est passé à la descente que quelques troupes de l'armée du Roi ont faite à Saleme, de leur retraite et des raisons qui ont obligé M. le cardinal Grimaldi et M. le prince Thomas a résoudre de revenir de delà , à abandonner le poste de Procida , et sans le démolir.

Sur le premier point, il eût été à souhaiter qu'on n'eût pas fait un débarquement h Salerne , non pas simplement k en juger par le succès qu'il a eu, car ce n'est pas de l'événement que la raison veut qu'on juge si une résolution était bonne ou mauvaise, mais par ce prémice qu'on n'avait point vu encore de parti formé qui nous appelât, ou qui nous reçût et nous vînt assister, qui était néanmoins ce qu'on avait diverses fois mandé précisément être nécessaire avant que d'engager k mettre pied k terre dans le royaume; et qu'en second lieu , il n'y avait pas d'apparence que nous pussions faire aucun progrés considérable avec les forces seules que nous avions.

23^ RJfrPONSE DU CARDINAL MAZARIN. '

D'ailleurs, la réputation jdes armes de cette couronne ne souffrait aucune diminution si on se f&t retiré après la prise de Pocida, ou après avoir reconnu que larrivée de notre armée nayalé ne causait aucune nouvelle émotion dans le royaume , ni dans la ville de Naples , puisque chacun aurait vu que notre dessein n'était pas de faire des progrès avec nos forces seules , mais seulement d'accomplir la promesse que nous avons faite k ces peuples de les assister en cas qu'ils fussent disposés à se mettre en liberté , et que nous leur avions tenu parole : au lieu que par ce débarquement nous avons donné occasion aux Espagnols de publier et faire grande ostentation de notre retraite^ qu'ils appelleront fuite ou déroute, avec perte de gens et de canons. On a souvent fait remarquer en diverses dé* pêches, qu'il est beaucoup plus utile et plus honorable de ne rien entreprendre^ que de le faire sans en venir à. bout, et principalement quand on est dans un pays comme l'Italie 9 où chacun se conduit et se gouverne quasi par réputation, et où elle contribue plus que toute autre chose à se faire estimer et craindre.

Je passe plus outre encore, et crois que la prise de Salerne nous aurait été désavantageuse, d'autant que n'étant pas assez considérable pour causer une révolu* tion générale du royaume j ou de partie d'icelui , elle nous engageait à continuer la guerre en un lieu éloigné pour y faire des progrès pied à pied , qui est ce que l'on a toujours voulu éviter.

Il a semblé aussi qu'on ne devait pas permettre à M. de Montade de mettre pied k terre avec tant de capitaines de vaisseau et de galère, puisque sans grande apparence d'en tirer une utilité considérable , en bazar*-

dan t la vie des officiers qui commandent Tarmée navale, c'était la mettre en éiat d'être moins capable de com* battre Tennemî.

Pour ce qui est du retour de ^ela, on aura vu par les dépêches que le sieur de Launay a portées , qu on •ne pouvait prendre une résolution qui fàt plus conforme aux sentimens de Leurs Majestés , puisque l'on mandak par lui positivement^ que passé le mois d'août^ si l'on reconnaissait qu'il n'y eût pas lieu de se permettre quelque chose de grand du côté de Naples , on ne d«* sirait pas que Tarmée s'y amusât plus long-tems^ur des espérances incertaines , mais qu elle allât chercher jl ennemi, et après l'avoir combattu ou vu qu'elle ne pouvait l'attirer au combat, on se rendit avec le plus de diligence possible aux côtes de Catalogne et y prendre son poste devant Tarragone , en donnant avis en même-tems à M. le maréchal de Schomberg , afîn qu'il pût bien prendre ses mesures pour l'attaque de ladite place , suivant ce qui lui a été mandé d'ici , de se tenir prêt pour faire cette entreprise, en cas que l'armée navale ayant reconnu qu'il n'y a rien k espérer dans le royaume de NapTes, revînt sur les côtes de Catalogne.

Sa Majesté a jugé très-prudente la résolution de quitter Procida, et les raisons qu'on a eues pour cela, incomparablement plus fortes que celles qui étaient pour la conservation de ce poste. Elle a aussi fort approuvé qu'on eût plutôt laissé ledit poste dans l'état où on l'a trouvé, que de le démolir, et qu'on ait bien traité les habitans de l'ile^ et il eût été k désirer qu'on en eût fait autant à Vétri.

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