‹ Mémoires du comte de Modéne sur la révolution de Naples de 1647 [microform]Chapitre 8 sur 100 · Tontoii (2) {Gahriele), d'une noble famille de · texte numérisé non relu

Tontoii (2) {Gahriele), d'une noble famille de

(0^^-P. i65et 164.

(2) C'est ainsi qn écrit Soriaj Giuslijiiani écrit Tonlolo.

SIR L\ RÉVOLUTION DE NAPLES. ''n

Manfrédonia, s'occupait de jurisprudence et de belleslettres k Naples, lorsque la révolution éclata. Il eu écrivit l'histoire depuis le 7 juillet jusqu'au 12 août

1647, sous ce litre : // Masariiello, overo discorsi narrativi la soUevazione di Napoli, Napoli 1648-, in-4**. L'auteur a inséré dans cet ouvrage plusieurs pièces de vers qui font voir qu'il joignait la qualité de poète a celle d'historien. Dans la suite il fut évéque de Euvo. (i)

Suite du n** i. La réponse de Charles Cala au manifeste du roi de France fut réimprimée a Naples en

1648, sans doute lors de l'arrivée de la flotte commandée par le duc de Richelieu , ou de celle que conduisit ensuite le prince Thomas de Savoie.

Suite du n° 3. L'histoire de Mas' Aniello, par Giraffi, fut réimprimée celte année à Venise, à Padoue (2) et à Gènes; in- 12 (3). J'en ai un exemplaire in-8°. imprimé k Genève : In Gen&va , conforme la copia di F^enezia^ prcsso Filippo Alberto. Il y a 206' pages.

9. Riccio {Onofiio) : una risposta aifiancesi, nelV invasione fatla nel regno sotlo il comando del principe Tomaso (Thomas de Savoie). Napoli, in-4°.

La risposta del fedelissimo popolo napolstano , manifestante la suajedelta e costanza verso sua maesfà cattolica, e ïodïo capitale contro la nazione francese, Napoli, 1 648 ; in-4°. Cet ouvrage est aussi attribué a Onofrio Riccio.

10. Ascione {Francesco) : Partenope restaurata dal serenisimo ed invittissimo don Giovanni d*Austria in verso, Napoli, 1648 ; iQ-4°.

(1) Soria, p. 260; Giustiniani, p. i65.

(a) Sarii, 1648, sous le nom de Rescipeo Liponari.

(5) Sjria, p. 3o6.

ri. Pinio (Fabrizio), gentilhomme de Salerne, avec d'autres nobles concitoyens de cette ville, avaient pris part, l'année précédente, à la défense de leur patrie contre le prince Thomas de Savoie. Ils furent blessés de ce que l'archi-prêtre GofFrédo (n" 7), avait attribué tout leur succès à son seigneur le duc de Martina. Fabrizio Pinto , pour s'en venger, publia cette année, sous la date de Milan : La Bilancia di Astrea^ ove sipesano le pernizione menzogne^ li grmn errori y e le stomacose adulazioni di D, Gio Antonio Gqffredo arciprête di Hotigliano velsuo RagguagUo deÏÏassedio diSalerno. Milano {NapoU) 1649; in-4°. Soria prétend que Pinto, dans cet ouvrage, secoue, avec beaucoup de raison , la poussière qui couvre la simarre de Gofïrédo. Pinlo se crut cependant obligé de cacher son nom sous celui de Metodio Filoména, (i)

12. Eguia Beaumont (Francesco d'), né dans la Navarre, exerça long-tems la profession militaire dans les troupes du roi d'Espagne, et accompagna en qualité d'écuyer le comte d'Ognatte, qui vint terminer la révolution entreprise par le duc de Guise. Quelqu'un lui donna un journal des mouvemens excités par Mas' Aniello, composé par un écrivain intelligent; il l'inséra dans la dédicace de son livre de la guerra d'Espagna y Francia; mais avant que ce livre fût terminé, il y joignit diverses observations de lui, et mit à ce recueil le titre suivant : Varios diseur sos sobre la reducioti de Napoles, Mantua Carpentana (Madrid) , 1649 > in-4*'. (2).

(i) Soria, p. 5o8 et ^Sc).

(2) /</. p. ati4.

i3. Amatore { Diego) ^ dont Soria n*a pu connaître même la patrie , a publié : Napoli SoU&vata , overo Narrazione degli accidenti occorsi îieUa città dal 7 luglio 1646 sino li 20 marzo 1648. Bologna^ i65o, in-4*'. (i); c'est la première histoire complète de la révolution qui nous occupe ici.

14. Buragna {Gio: Batista), né dans la ville d'Al^ ghar, ou Alghari, en Sardaigne, fut transporté, n'étant encore qu'un enfant, dans la vifte de Cagliari, où il fit de très-bonnes études. Il devint un habile jurisconsulte, et occupa plusieurs emplois élevés. Mais ayant fait une dénonciation contre quelques ministres accrédités, il fut exilé de Sardaigne : il se réfugia à Rome , puis à Naples, où il se trouva pendant la révolution de Mas'- Aniello. Il en écrivit l'histoire en espagnol, sous la forme d'un dialogue, k la fin duquel il plaqa les mémoires de sa vie. Il donna i son livre ce titre pieux, et bizarre : Battalla pèregrina entre amor , yjidelidad, conchiida mediante la gracia delmas excellente sacramento el santissimo de la Eucharistia , con portentoso triumpho de las armas de Espagna^ ejcemplar ohedien» cia de lafodelissima ciudad y pueblo de Napoles, etc. , Mantua Carpentana (Madrid), i65i , in-4** (a).

i5. Bafaele délia Torre , né k Gènes, en iSyg, d'une famille très- distinguée, acquit une grande repu-

(i) Soria , p. ai.

(a) /i. p. iio.

talion par sa connaissance du droit civil. Les événe-

mens très-remarquables qui arrivèrent à Naples en

1647, fixèrent son attention. Il voulut en connaître

tous les détails pour les transmettre à la postérité.

En ayant rédigé l'histoire ensix livres, il la.iermina par

cesmots://aîce^o Raphaël de Turri G enuensis comment

tabar septuagenarius in meo suburhano ad Quartum ,

anno 1649, mense septembri.li vécut encore dix-huit

ans après cette époque. Son ouvrage avait paru sous ce

titre : Dissidentis , desciscentis , feceptœque JVeapoliSy

lib. VI. Isola, i65i, in-4**. Après y avoir fait un tableau

abrégé de Tétat économique^ politique et militaire de

la ville et du royaume sous les Vice-Rois, il raconte

avec clarté et avec élégance tout ce qui s'y est passé

depuis le commencement de la révolution jusqu'à

Temprisonnement du duc de Guise. A la fin de son

ouvrage il a placé une déclamation sous ce titre : Z>e-

tcstatio controversiarum jurisdiclionalium inter eccle-

siasticam et pollticam potestatem. Son projet avait été

de la placer à la fin de son quatrième livre (r).

16. Borgia (Francesco). JSapoles recuperadapor elrey D. j^lonso, poema epico. Sarragosse, i65i, in-4".

ty. Santis (Tommaso de ), Napolitain, a écrit: Istoria del tumulto di Napoli, parte 7, nella quale si contengono tutte le cose occorse nella città e regno di Napoli dal principio del governo del duca d^Arcos fino al di 6 aprile 1648. Leiden^ Elzévir, i652 , i vol. petit in-4*'. Cet ouvrage , divisé en neuf livres , raconte

(i) Soria , p. 694 et 5g5.

jour par jour tous les événemens; on regarde cette histoire comme une des meilleures de celles qui nous font connaître la révolution de Mas'Aniello (f).

18. J. V. C. De'iumulti Napoletani, Harlem, i652 in-ia, en langue flamande. Première partie.

19. L. V. B. DetumuhiNapoletani. Harlem, i652, in.i2,en langue flamande. Première et 2e partie (2).

20. Adolfo Brachelio, dans T/fw/ona nostri temporis, Amstelodamiy i655, in-12 , reproduite à Cologne, en 4 tomes, i652- 56.57, avec la continuation de Cristiano Molfo Tuldeno, donne le portrait de Masaniello, avec diverses notices (3).

Suite du n"* 9. Fabrizio Pinto , qui avaii; critiqué Goffrédo au sujet de l'histoire du siège de Salerne, par le prince Thomas de Savoie, en 1648, publia luimême : Saleriw assediato da Francesi, Napoli, i653 i.i-4" (4).

21. Salerno (Lucenzio), psendonîme. Brève relazione délia rivoluzione di Napoli , e délie cose passate sotlo il govenio del duca di Guisa , neWanno 1647 e 1648. Parigi, i654; in-4''. Cette date de Paris est fausse comme le nom de l'auteur (5).

22. Gualdo-Priorato ( Galeazzo , comte ) , né à Vicence , le 22 juillet 1606 , combattit dès l'âge de quinze

(i ) Soria. p. 546.

(3) Giustiniant, p. i63.

(5) Id. p. 1G6.

(4) Soria, p. 4^9*

(5) Giustiniani, p. i65.

ans , comme volontaire , sous les drapeaui de Maurice , prince d'Orange. Il servit un grand nombre de souverains , et composa plusieurs ouvrages historiques. Il détacha d'une histoire générale, dont il était l'auteur, le fragment qu'il publia en français sous ce titre : (( Histoire des révolutions et mouvemens de Naples en « 1647 et 1648. Paris, i654 , in-4**. (1).

Suite du n® 4. L'histoire d'Avogadri fut publiée pour la seconde fois in Venezia, per U Girammi, 1664 > in- 8°. Il y parle des troubles de Naples depuis la page 467 jusqu'à la page 368 (2),

23. AJferi {^Antonio) y gentilhomme d'Aquila , où ii fut académicien. Il publia, sous le nom anagrammatique di Jrenif OtonaU y Turc fait Chrétien, un livre auquel il donna ce titre : Pentateutico polùico , (n^ero cinque disinganni , Spada , TamburOy Piffero, Scudo, Trombay al duca di Ghisa per Tinvasione del regno di NapoUy Tanno 1664, dalproprio alnostro idi'oma tradoltOy TetuaUy et de nouveau Aquilay i654, in-8**. L'auteur personifie dans ce petit ouvrage l'épée, le tambour , le fifre , le bouclier et la trompette y annoncés dans le titre : il fait ensuite , par l'organe de chacun de ces singuliers interlocuteurs, en slile véhément, une forte invective contre le duc de Guise. Ce Prince , dit-il, à peine sorti des prisons d'Espagne, a recommencé d'attaquer notre royaume; il a débarqué à Castellamare , où il a saccagé jusqu'aux églises; il a

(») Soria, p. 017, 3 18 et Sig.

(9) GiusiiDiani, p. 164.

tenté vainement d'en faire autant à Scafati , \\. Torre dell'Annunziata et à d'autres iieus du yoisinage. L'anagramme sous lequel l'auteur s^était caché fut bientôt deviné , et le lieu de l'impression pouvait facilement être reconnu par l'approbation (i).

a4. Majolino Bisaccioni : Le guerre ciy^ di nos tri tempi, Venezia , i655 ; in-4** (2).

25. Giuseppe Ricci, dans son ouvrage intitulé : Renan Italicanun sui temporis narrationes* Fenezia , i655;in-4*'(3).

Suite du n** 17. C'est véritablement en i655 qu'a paru l'ouvrage d'Adolfo Brachelio, dont j'ai parlé sous l'an ]5'52 , k cause de l'édition de Cologne (4).

Suite du n° 10. Les Varias discursos de François d'Eguia Beaumont ont été réimprimés à Madrid , en i655,in-8^(5).

26. Nicolaï (Augustin ) , né à Besançon en Franche- Comté, vers 161 5 , s'appliqua avec succès aux belleslettres et à la jurisprudence ; il réussit assez bien à faire des vers latins. Obligé d'abandonner sa patrie , étant encore fort jeune, il se réfugia à Milan , d'où il passa a Rome. Il y resta trois ans comme secrétaire du cardinal Trivulce. Son talent pour la poésie italienne le fit admettre k l'Académie des Arcades, Il fut k Naples avec le cardinal^ et s'y trouva précisément en 1647, lors de

(1) Soria, p. 14.

(q) Giustiniani , p. i65.

(3) Id. p. 166,

(4) Jd. ibid,

(5) Soria, p. 224.

MGT

fs

la révolution. Il combattit avec distinction pour le Roi d'Espagne, dans le régiment de cavalerie de Bourgogne. Le Ménagiana dit qu'il mourut en 1695, et la Biographie universelle adopte cette opinion, en lui donnantlenom de Nicolas. Mais Crescimbéni (i) écrit que TAcadj^ie des Arcades reçut la nouvelle de sa mort , comme arrivée le 12 juillet 1698. Il avait recueilli et observé avec beaucoup d'attention la révolution de Naples depuis le commencement jusqu'à la fin , c'est-àdire, jusqu'à l'emprisonnement du duc de Guise, et au supplice des principaux rebelles. Il plaça au devant de son histoire un court tableau des qualités naturelles et civiles du royaume et de la ville de Naples ; il la dédia , le 25 juin 1648 , à don Juan d'Autriche; mais il ne la publia qu'étant au service du duc de Lorraine. Il la fît imprimer à Amsterdam, chez Pluymart, sous ce litre : Istoria , overo narrazione giomale deïï ultime rivoluzioni délia città , e regno di Napoli, 1660 ; in-8''. L'abbé Troyli , dans son Ist. Nap. (2) , proteste qu'il n'a pas cru pouvoir trouver de meilleur guide que Nicolaï pour le récit de ces événemens : mais il se trompe en disant que cet historien a publié son ouvrage à Naples en 1648 (3).

27. Recueil de gazettes nouvelles, ordinaires et extraordinaires; relation des choses advenues tant en ce royaume qu'ailleurs. i663. Au bureau d'adresse, aux galeries du Louvre; in -4**.

(1) Notiz. degliarcadi mor. I, 146.

(a) t. 5, part. 2, p. 5o5.

(j) Soria , p. 453 et 454.

28. Pietro Giovanni Capriata dans le tome III, pages 34T et suivantes de son Istoria, où il raconte tous les faits d'armes qai ont eu lieu en Italie, de 1641 à i6()o. C'est dans les livres 23 et 24 qu'il décril. assez bien la révolution de 1647 (i).

29. Esprit de Raimond de Mormoiron, comte de Modènc , est celui dont il a été question à la page 5o de la généalogie précédente. On y dit qu'il a publié l'ouvrage intitulé : Histoire des révolutions de Naples , depuis l'an 1647 jusqu'à la prison du duc de Guise. Paris , 1666 et 1668 ; 3 vol. in-12.

Le journal des Savans, du i3 mai 1666, porta ce jugement de l'ouvrage : « Quoique cette histoire ne « contienne rien que de véritable , néanmoins elle est « mêlée d'événemens si extraordinaires et si surprenans, a qu'il semble qu'elle ait été inventée pour divertir le (c monde. Il y avait déjà eu plusieurs relations italien- (( nés de ces troubles de Naples; mais celle-ci est u écrite avec plus de fidélité que toutes les autres. »

Soria (2) copie ce jugement, qu'il ne dément point, et son témoignage est d'autant plus honorable , que cet auteur italien est en général très-défavorable aux étrangers.

Dans le cours de l'ouvrage dont il est ici question on donne à l'auteur le litre de baron de Modène, qui était celui de son père.

(i) Giustiniani , p. i65^ i^auteur écrit mal Capriara sm lieu Je Capriata.

if

L'exemplaire de la bibliothèque du Roi, sur lequel j'ai fait cette édition, porte les titres suivans :

Histoire des révolutions de la ville et du royaume de Naples, contenant les actions les plus secrètes et les plus mémorables de tout ce qui s'y passa jusqu'à la mort du prince de Massa , composée par le comte de Modène. Première partie , seconde édition. A Paris, chez Lovys Billaine, au second pillier de la grande salle du Palais, au Grand César. 1668 ; avec privilège du Roi.

Le privilège du Roi se trouve à la fin du volume, en faveur de Jean fiouUard, marchand libraire de Paris, pour un livre contenant les Révolutions de la ville et du royaume de Naples, composé par messire Esprit de Raymond, comte de Modène 5 il est donné pour sept années, h compter du jour que 1 impression en sera achevée , k la charge d'en fournir deux exemplaires en la bibliothèque du Roi, au couvent des Cordeliers de Paris , et un en celle du chancelier Seguier. Il est daté du 28 juin i665. L'impression du volume a été terminée , pour la première fois , le 6 novembre de cette année, et Boullard a cédé la moitié de son privilège k Thomas Jolly , libraire k Paris; la veuve de Boullard a cédé l'autre moitié k Louis Billaine, Jean Guignard fils et Théodore Girard ^ tous marchands libraires à Paris.

Le second volume a été achevé d'imprimer, pour la première fois, le 12 mai 1667 , dix-huit mois après le précédent. Il a été imprimé k l'imprimerie de Jean Boullard, et porte au frontispice la date de 1667. Le titre est : la seconde partie jusqu'à l'arrivée de l'armée navale de France.

Le troisième, daté aussi de 1667, ^^t intitulé : Troisième et dernière partie depuis l'arrivée de l'armée

navale de France , jusqu'à la réduction de tout le royaume au pouvoir des Espagnols, et la prise du duc de Guise. L'impression a été terminée le 12 mai 1667 , comme celle du volume précédent. Ainsi les deux derniers volumes ont paru la même année que l'ouvrage de Sainctyon , dont il sera question dans l'article suivant; mais le premier a été imprimé deux ans auparavant , et la date du jugement du Journal des Savans semble prouver que l'édition entière avait été publiée pour la première fois avant le 27 mai 1666.

Ces Mémoires sont écrits avec beaucoup de sagesse, et ne ressemblent en aucune manière k ceux de Sainctyon , qui s'est efforcé de rendre sa narration agréable, en y mêlant beaucoup d'anecdotes suspectes. Le comte de Modène aurait pu en faire autant , et l'on en trouvera la preuve dans le Patiniana, imprimé, eia 1701 , par les soins du président Cousin , et où Gui Patin

parle ainsi.

« J'ai connu le duc de Guise, qui fit l'équipée de « Naples. Il était pëlit-fils de celui qui fut tué k Blois ; « il était né, si je ne me trompe, en 16 14. C'était un (( seigneur qui avait bien du mérite , mais qui , d'ail- « leurs, était un vrai charlatan en fait de belles ac- « tions, et je sais de bonne part qu'il gâta tout k Na- « pies pour aller k un rendez-vous qu'il avait donné a « une dame qui le vendit (i) aux Espagnols. Après un « coup comme celui-là , il ne devait plus tant faire le « Foifante. Il mourut l'an 1664, le 2 juin. » Immédiatement après , Guy Patin ajoute : « D'Hénaut , qui a fait le sonnet sur l'avorton de « mademoiselle *""* , est fils d'un boulanger de la rue

(i) JSauJicana cl Paliniaua. Paris, i^oi , p. iia du Paliniana.

(( Saint-Honoré. Il eut d'abord une commission en a Forestj mais il revint à Paris par débauche, et là « il n'a jamais fait d'autre vie : il voit souvent deux « hommes qui ne sont pas plus chargés d'articles de « foi que lui. Ce sont Chapelle et Molière. Ce dernier « est un comédien d'importance qui a une jolie femme « qui est fille de la Béjard, autre comédienne (i). »

Ces deux articles consécutifs donnent lieu de croire que Gui Patin en avait appris le contenu du comte de Modène, qui seul se serait permis de raconter l'anecdote relative au duc de Guise. Si cette conjecture est vraie, c'est Igi-méme ici qui reconnaît la femme de Molière pour sa fille, et son témoignage est irrécusable. C'est une preuve de plus à ajouter à toutes celles qui ont été données dans un autre ouvrage (2). Elle est d'autant plus forte, que le Paûniana où elle est puisée a paru en 1 70 1 , quatre ans avant la Vie de Molière, par Grimaresl. Ce n'est donc pas le livre de Grimarest qui avait appris cette anecdote au président Cousin, et encore moins à Gui Patin , mort en 1672.

3o. Henri II de Lorraine, duc de Guise, ou plutôt Sainctyon , son secrétaire.

N° I. Les Mémoires de feu monsieur le duc de Guise. A Paris, chez Edme Martin et Sébastien Mabre- Cramoisy, 1668, avec privilège du Roi 5 in-40.

lift I

(1) Id. p. ii3.

(2) Supplément aux diverses ëUiiions des œuvres de Molitre. Paris, i8i5.

Le frontispice est orné des armes du duc de Guise. On trouve d'abord un éloge de Henri II, duc de Guise, mort en 1664, par un homme de qualité (François de Beauvilliers , premier duc de Saint-Aignan).

On lit ensuite le privilège du Boi, donné à Paris, le 6 juin 1667, au sieur de Sainctyon, secrétaire du duc de Guise , et par lui cédé à Martin et Cramoisy , le 25 juillet suivant. L'enregistrement est du i3 décembre de la môme année. Le titre énoncé dans le privilège, accordé seulement pour dix ans, est : « Mémoires (( du duc de Guise, sur la conduite qu'il a tenue dans « son premier voyage de Naples. »

Un second privilège donné par les Etats-Généraux a Mabre Cramoisy seulement , et daté du 28 novembre 1667, lui permet le débit de cette éditioia pour quinze ans.

Les Mémoires sont divisés en cinq livres, et racontent l'entreprise du duc de Guise sur le royaume de Naples jusqu'à sa prison. Henri de Lorraine y parle lui-même avec beaucoup de noblesse et une grande apparence de franchise. Mais Saincty on , qui a rédigé l'ouvrage , a prouvé qu'il ne méritait aucune confiance en publiant quelques années après : Histoire du grand Tamerlan, traduite sur les originaux. Paris , 1 677 ; in- 12. C'est un tissu de fables et d'anachronismes. L'auteur y suppose que Tamerlan, dont il n'a pas su que le nom véritable était Timour , a conquis la Chine et l'Egipte, qu'il protégeait les Chrétiens, etc. (i). On ne peut ajouter foi à un pareil auteur, que lorsqu'il est d'accord avec les autres historiens. Aussi Sainte-

(1) M. liyacinlhe AudifFret, art. Tamerlan, dans la Biographie

universelle.

Kf

Hélène, intéressé à diminuer Tautoriié des Mémoires de Guise, parce que son frère Cerisantes y est maltraité, a écrit pour prouver que Sainclyon en est Fauteur. (]ette assertion se trouve réfutée dans les Mémoires de Trévoux (i). Sans entrer dans cette discussion, le savant père Griffet dit dans son Traité des différentes sortes de preuves, qui servent à établir la vérité de l'Histoire (2). « Ces Mémoires sont écrits avec beau- « coup de noblesse et de dignité; mais puisque ce « Prince était aussi romanesque dans ses écrits que « dans sa conduite , on peut fortement soupçonner <( qu'il a quelquefois inventé ou exagéré les faits ou « les circonstances qui étaient à son avantage , d'autant « plus que ceux qui Ion connu à Naples ont été fort « surpris d'y trouver quelques particularités que tout tt Naples aurait dû savoir , et dont ils n'avaient jamais « entendu parler. )> On pourrait croire que Sainctyon s'est permis d'ajouter du sien aux matériaux qu'il a trouvés dans les papiers de son maître. Le judicieux M. de la Porte (3) croit cependant que les Mémoires de Guise portent tous les caractères de la vérité. La comparaison attentive que j'en ai faite avec ceux du comte de Modène m'a conduit plusieurs fois k une opinion contraire. Sainctyon annonce aussi dans le titre de son Tamerlan , qu'il a tiré son Histoire d'un excellent manuscrit et de quelques autres originaux (4) , tandis qu'il a puisé ses contes dans sa propre imagination. Soria

ci 1

(i) Décembre lyoS.

(a) Liège, 1769, p. 182.

(3) Biographie universelle, xix, îîoi, art. Guise.

(4) Essai bibliographique sur les e'dilions des Klzevirs , par M. Xavier Be'rard. Paris, 1822.

SUR tV RKVOLUTION DE NAPLES. pj

observe avec raison qu'il n'était pas secrétaire du duc de Guise à Naples ,' où Jérôme Fabrani servait le Prince en cette qualité. Il n'avait donc pas été le témoin des événemens dont il rédigeait le récit j mais Soria observe encore que le stile du Tamerlan est fort inférieur à celui des Mémoires (i).

Cette édition, quoique assez belle, n'est point chère (2). Elle a cependant le mérite d'être la première, et toutes celles qui suivent l'ont copiée.

N°2. Les Mémoires de feu M, le duc de Guise, publiés par Sainctyon (dont on a fait Saint-Yon), son secrétaire, précédés de son Elogepar le duc de Saint-Aignan. Cologne, Pierre delà Place, Hollande, Elzévir, 1668, 2 vol. petit in-i2.

Premier volume, liminaires, quatre feuillets, dont trois contiennent l'Eloge; texte quatre cent-cinquantehuit pages; second volume, deux cent-quatre-vingttrois pages (3). On voit, par l'inégalité de ces deux volumes, qu'ils ne font véritablement que deux parties d'un seul volume. Cette édition paraît n'être qu'une contrefaçon de la précédente. Cependant elle est recherchée, parce qu'on la place dans la collection des Elzévirs. Elle vaut de six a neuf francs, et s'est vendue jusqu'à vingt francs reliée en maroquin rouge a la vente de Chénier (4).

N® 3. Les Mémoires d'Henri de Lorraine, duc de Guise. Nouvelle édition. A Paris, chez la veuve d'Edme

(i) Soria , p. 3ag.

^a) Manuel du libraire, par Brunel. Paris , i8ao, II, i3jj.

(3) Essai bibliographique sur les éditions des Elwiirs, par M. B^rard. Paris, 1822, 178 et 179.

(4) Manuel du libraire, II 9 iSg.

■'♦ îj

Martin et Sébastien Mabre Oamoisy, 1681, avec privilège de Sa Majesté, grand in-12.

Ce volume n'est qu'une réimpression inférieure aux deux précédentes. Les armes du duc de Guise, qui sont au frontispice , n'y sont pas si bien gravées que dans rin-4°. ( n° 1.) L'Éloge et les Mémoires sont absolument les mêmes. On trouve a la fin un privilège du Roi pour trente ans, signé le i5 avril 1677, c'esi-adire à la fin du privilège précédent, en faveur de Sébastien Mabre Cramoisy , imprimeur de Sa Majesté , et directeur de son imprimerie royale du Louvre. Ce privilège a été enregistré deux jours après, c'est-à-dire le 17 avril , sur le livre de la communauté des libraires et imprimeurs de Paris; et le 2 août 1681 , Mabre Cramoisy en a cédé la moitié à la veuve d'Edme Martin, On lit ensuite la réimpression du privilège des États- Généraux des Provinces- Unies des Pays-Bas, sous la date du 28 novembre 1667, sans prolongation des quinze ans. Le volume est terminé par un privilège de Laurens Lomellini, référendaire de l'une et l'autre signature de notre Saint-Père, régent de sa chancellerie, vice-légat et gouverneur-général en la cité et légation d'Avignon, et surintendant des armes de sa Sainteté en cet état. Ce privilège, daté d'Avignon le 27 janvier 1668, est donné pour sept ans à Mabre Cramoisy, imprimeur du Roi, a Paris.

J'avais un exemplaire de cette édition , qui portait la signature du célèbre La Fontaine, a qui il avait appartenu, et de qui il était passé à Jacques-Marie-Jélôme Michau de Montaran, conseiller honoraire au Parlement de Paris.

La Fontaine étant mort en i6i)5, a pu posséder ce livre pendant quatorze ans. Je l'ai offert à M. le

baron Walckenaer, membre de l'académie royale des inscriptions et belles-lettres, et de la société des Bibliophiles français, comme un témoignage de mon ancien attachement.

N 4. Une autre édition in-12 de cet ouvrage a paru k Amsterdam en 1 703.

N** 5. M. Petitot prépare une nouvelle édition de ces Mémoires ; j'aurais désiré qu'il y joignît ceux du comte de Modène , qui sont infiniment plus rares ; mais ayant su que cela n'entrait pas dans son plan, j'ai lâché d'y suppléer par celle édition, qui est du même format, et imprimée à peu près avec les mêmes caractères.

N° 6. Une traduction italienne de ces Mémoires , attribuée k Sainclyon , secrétaire du duc de Guise, a paru k Cologne en 1673, 1674 et 1675, en deux volumes in-12. Ils avaient déjà été traduits en anglais, Londres, 7669 ; et en allemand, Francfort, 1670.

]N** 7. Suite des mémoires du duc de Guise, ou relation du voyage de l'armée navale de France au royaume de Naples, en 1654. Paris, 1682, in-12.

N° 8. Autre édition de cette suite. Paris, Michel David et Guillaume Crevier, 1687, ^^'^2..

3i. Tarsia ( Paolo Antonio ^e) , né k Conversano, dans le royaume de Naples , embrassa l'état ecclésiastique, et fut à Naples et en Espagne , où il publia' : Tumultos de la ciudady reyno de Napoles en elanno 1 647. Lean^ 1670 , in-4** , très-belle édition. L'auteur composa cet ouvrage, dit-il , pour rectifier beaucoup d'extravagances rapportées dans d'autres livres sur ceiiç

révolution; mais Soria (1) ny a vu que beaucoup de

flatteries.

32. Gio : Palazzo , dans son Aquïlœ Austriacœ pars secunda, tome 8, p. 258, donne le portrait de Masaniello, celui du duc d'Arcos, vice-roi de Naples, et celui de don Juan d'Autriche, très-bien faits (2). Ce Palazzo ou Palazzi, historien n^diocre, a publié en neuf volumes in-folio Maximo : Monarchia occidentalis, scilicet aquila inter lilia, saxonica sancta sl've Bavarica, Franca^ Sueva, et vaga Austriaca , Romana, etc. Venise, 1671-73. C'est Thistoire de l'Empire, depuis Charlemagne jusqu'à Léopold. Si la magnificence de l'édition, dit Tiraboschi , était une preuve de la bonté de l'ouvrage, on trouverait à peine une histoire comparable à celle de Palazzi; mais malgré tout le luxe de l'impression et la beauté des gravures , elle est tombée dans l'oubli (3).

33. Marguerite Léonard , fille de Frédéric Léonard, imprimeur du Roi, à Paris, épousa Primo Visconti , comte de San Majolo ; elle eut entre les mains quelques Mémoires sur la révolution de 1 647 , écrits par le père Vincenzo-MariaCapece, dominicain, l'un des députés expédiés à Rome par le Peuple pour inviter le duc de Guise , et choisi ensuite pour confesseur par ce prince. Ayant trouvé ces Mémoires dignes d'être publiés , elle les traduisit en français, et les fit imprimer sous ce

{it) Giustiniani, p. 166.

(3) Biographie universelle, XXXII, 898, arl. Palazzi, par M. Weiss.

titre: ce L'état de là république de Naples, sous le «( gouvernement de Henri de Lorraine, duc de (Juise. » In-i2. Peut-être en 1680, selon Soria, ([) et en 1^72, selon Drouet (2). Ce livre commence par la députation du peuple, dont je viens de parler, et finit à l'emprisonnement du duc de Guise. « Il contient, » dit la traductrice , « des particularités curieuses que « ce prince, dans ses mémoires , n'était pas obligé de « nous dire. » Par exemple, il ne parle poinl de ses efforts secrets pour se rendre maître absolu du royaume ; du chagrin qu'il ressentit d'être déclaré duc de la république napolitaine , et non pas roi ; des ordres qu'il donnait sous main de tuer quiconque s'opposait à ses desseins ; de son aversion pour la Cour de France elles Français, etc. : et l'on remarquera ici qu'un marchand lui ayant porté un drap brodé en fleur de lis d'or , pour lui faire un habit , il le jeta par terre et le foula aux pies , disant qu'il avait plus d'horreur pour les lis, que le diable n'en avait pour la croix ; il ajouta qu'il était né hors de la France sur un vaisseau, et qu'il avait été batisé dans le môle de Naples. Le père Capècelui ayant observé avec douceur que les Français qui étaient présens pourraient être détachés de lui par de semblables discours, il répondit franchemeni : « Ne « vous mettez en peine de rien, mon père; tous les a Français ne sont que des fous et des ivrognes,. »

Drouet assure que cette traduction a été composée par le comte de San-Majolo, qui ne voulut la publier que sous le nom anagrammatisé de sa femme, Marie- Turge Loredan. C'est sous ce nom qu'a été publié cet

(2) Supplém. aux hist. napol. de Lcnglct, I. XI, p. 47S

écrit curieux qui prouve évidemment que les mémoires du comte de Modène, sont bien plus vrais que ceux de Sainctjon , attribués au duc de Guise.

Suite du n*' 3. L'ouvrage d'Alessandro Giraffi, a été réimprimé à Ferrare en 1705, à Parme en 1714 et en 1718, enfin à Venise en I733,in-i2 (i).

34. Charles-Philippe Monthenault d'Egly , né à Paris, le 28 mai 1696 (a), ayant vu Charles de Bourbon , depuis roi d'Espagne sous le nom de Charles III, remonter sur le trône des deux Siciles, entreprit d'écrire Thistoire de ce royaume, qu'il publia sous ce litre : a Histoire des Rois des deux Siciles , de la maison « de France, contenant ce qu'il y a de plus intéressant « dans rhistoire de Naples depuis la fondation de la « monarchie jusqu'à présent. » Paris, 1741, 4 vol. in-i2. L'auteur, après une courte description du pays dont il s'occupe , en commence l'histoire avec le onzième siècle, à Finvasion des Normands, et la termine à 1733, c'est-à-dire a la cinquième année du règne de Charles de Bourbon. Cet ouvrage, qui avait le mérite de l'a propos, reçut l'accueil le plus favorable , et n'en était pas indigne. Le stile en est pur, la marche claire et rapide; et les causes des événemens y sont développées avec une sagacité peu commune. II essuya

(1) Soria , p. 3o6.

(a) Biographie universelle, XII, 574, art. Egly.

SUR L4 RÉVOLUTION DE NAPLES. 9c)

quelques critiques de la part de l'abbé Desfontaines ; d'Egly lui répondit dans le journal de Verdun , juillet 174 1 , et fut admis cette même année à l'académie des inscriptions k la place de l'abbé Banier. Mais rauteur, qui reconnaît avoir fait lire les trois premiers volumes de son ouvrage à Matthieu Egizio , savant Napolitain , qui était alors à Paris, n'en a pas moins fait des fautes assez graves que lui reproche Soria (i), mais qui n'ont aucun rapport à la révolution de 1647.

35. Négociations à la Cour de Rome et en diflférentes Cours d Italie , de Messire Arnauld , abbé de Saint-Nicolas. 1748, 5 voL in-12. Il avait été envoyé à Rome depuis l'an 1646 jusqu'en 1648, sous le pontificat du pape Innocent X. L'éditeur , auteur de la préface et des notes, est Paul-Denis Burlin, mort en 1755. On trouve dans cet ouvrage plusieurs lettres de Louis XIV , de la Reine régente et des autres Ministres de la Cour de France. ( Bibliothèque historiique de la France par le père Lelong. Paris, 1771. III , 10 1.)

56. Marguerite de Lussan est crue fille du prince Thomas de Savoie, comte de Soissons, qui prit soin de» son enfance, lui prodigua les témoignages du plus tendre intérêt, et lui permit de porter les armes de la maison de Savoie, (2)5 elle publia l'ouvrage suivant, qui fut

(i) P. 223 et 224.

(2) Biographie universelle, XXV, 446, art. Lussan.

lOO OUVRAGES

attribué à Tabbé Baudot de Juilly : « Histoire de la der- « nière révolution de Naples , dans les années 1 647 « et 1648.» Paris, 1767; 4 vol. in-12. L'italien Giustiniani (i) dit que cet ouvrage est écrit avec beaucoup de soin et de discernement.

37. Auguste-Théophile Meissner , romancier allemand, né a Bautzen enLusace, Fan I753, a publié Masanieïlo , en 1784,

38. Cet ouvrage a été traduit de l'allemand par Lieutaud , sous ce titre: « Masanieïlo, ou la révolution de Naples. )) Paris, 1789, in-8°.

Z^. Storia dcîle riuoluzioni, cospirazioni e solleva" zionipià notabili, antiche e morderne , di tutti gV impéri y regniy e republiche, Jn Venezia ^ 1790» in- 8**. d'est au tome V, page 1 57 de cet ouvrage qu'il est question de la révolution de 1647 (2). ^

40. Masanieïlo , ou huit jours à Naples , roman nouveau, par C. A. de F. traducteur des romans historiques de sir Walter Scott. Paris, chez Gosselin, 1822 j 3 vol. in-12. Le traducteur est M. de Faucompré.

4i. Lady Morgan, célèbre romancière anglaise, d'abord connue sous le nom de Miss Owenson , (3) a

(a) Giustiniani, p. 166.

(3) Voyez la Biographie des hommes vivans; Michaud, iSiS, art. Morgan.

SUR LA RÉVOLUTION DE NAPLES. 10 f

publié cette année en anglais : u La vie et le siècle de Salvator Rosa » , où elle parle fort au long de la révolution de 1647. ^^ ^ imprimé la même année une traduction française de cet ouvrage en 2 vol. in-Ô**.

42. M. le comte Amédée de Pastoret a publié cette année k Paris , in-S**. a Le duc de Guise à Naples » , ouvrage fort bien écrit, où les faits sont présentés d'une manière intéressante , et resserrés dans uine narration claire et rapide. On a reproché seulement à Tauteur d'avoir fait jouer un rôle un peu trop important k Famour de son héros pour Mademoiselle de Pons , ce qui donne quelquefois une forme romanesque à son histoire. Il paraît que le duc de Guise était surtout domine par l'ambition , et que l'amour n'était chez lui qu'une passion secondaire.Voy ez cependant k ce sujet les lettres qu'il écrivit a la Reine régente et au Cardinal Mazarin, le 26 février 1648.

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