LETTBB DRM. D'AlIBIGKÉf
AacimiiiouiFraBue, le ZS juin 1743.
Je ne Bais, UonKSiir, sommeni r^^ndre à tout oe que vous me faites l'honneur de m'écrire d'obligeaat et de gracieux sur rintér<!t que j'ai pris à ce qui est arrivé â M. la duo rlu Ohevrause ; je ne le mérite en vérité pas, et si la reconnoissaDCJ que je dois aux politesses que j'ai reçues en tous temps de M^^ la duchesse de Luyues et de vous no m'y eu^ageoient pas, je ne pourrois refuser k JA. le due de Clievreuso la justiee que mérite la conduite et le maintien distingué qu'il a eu dans une action fort vive qui est la première qu'il ait vue. Ainsi, JUonàenr, vous ne me devez en nette occasion que ce que vous devez à toute l'armée, qui n'a pas été moins édifiée que moi de sa fermeté et de l'air assuré dont il se présenta à l'ennemi.
M. le duo de l^hevreuse est autant bien qu'on le peut désirer, beaucoup trop ardent à vouloir retourner auK ennemis ; il fellut une autorité supérieure etdes violences pour l'arrêter, il y a quelques jours, sur des apparences qu'il y eut que les ennemis, qui se sont fort approchés de
r, avoient dessein de nous attaquer. Il n'est nullement en étal de