extrait (Tune lettre du camp de /Varwick, 23 mai
Le Roi s'est Itivé aujourd'liui de grand malin, a fait dire sa messe et a iMouté tout du suite à clreval, suivi sculenic'ut de M. le ninniftlial du Noailles, du duc d'Aytut't dr trois «fliciiTB des sardLS dui-urps, et d'une troupe de einqnanîe maîtres de la maison, prenant le elteiniu de Menin. (Juand il a été à une demi-licue, il a défendu qu'on le suive, et conduit par M. le murcclinl iï n été lui sixième reconnoitre toute la plaw , de si proelie qu'il voynit distinetemeiil les guérites. Il a examiné fort à loisir aver des lunettes d'approehe Ions les environs et est revenu une lipure après faire la revue de toute l'arlillerie destinée pour le sii'ge. li'on ne eniil pas que ia tranclice puisse, s'ouvrir avant le 2.'j, par rapport au pout dernmuiiiuiealicii (ju'il faut pratiquer dans les itioudatiuiispour passer rartillerii". Il a fallu elmnger tous les c<impeinents de. l'armée anjourd'Inii, l'iuveslissemcnt ne s'ctant pas trouvé. bien fait. Il ne s'esHMS eneore tiré un eoupde la place; tou-nnos of(j<iors, soldais, sont continuellemeul en conversation avee. les oflieiers et soldais de la ville.
Il est entré depuis deux jours 20,0o« Hanovriens ou .\nglois dans Gaad ; les Aulrie.liiens sont eampés à Uallc près de Bruxelles. M. de Vassenacr est resté à Lille avec, permission de veuir ici (|uaud il jugera a propos.
Le fiouveiiieur de Menin vient d'envoyer un tambour à M. le niaréeltal [inur lui dire qu'il lui étoit arrivé ee matin quatre de nos déserteurs , qu'il les lui renverra s'il le juge à propos.
34. Extmitd'miç lettre de M. de fe^anne, du 2imai, au camp de If'arwifh.
Le Roi est parti le 22 de eemois de Lille, pour se rendre à Warwick \ les quartiers de sa maison étoient restés à Lille à mesure qu1ls éloient arrivés. Le Roi vintàcbeval; Its mousquetaires noirs faisoient l'avanlgarde, ensuite les mousquetaires gris ; les chevau- légers marelioicnt im* médiatenieiit. avant le Roi, les gardes du corps après le Roi, et les gendarmes faisoiewt rarrière-garde. Il iitJcDlus beau, temps du pioude
APPENDICE
ptindant toute la niawhe, que le Rot fit ati pas ; le dieniin étoil bordé de pi'tiples (lui avoient balayé Itî chemin t"t jeté des (leurs t>t des feuillages cl frioieiil : lire le Roi; les villages étoieut tapissés.
Le Roi monta liier à cheval pour voir les euvirons de MvnJD.
TiO Roi s'applique particulièrement à remettre la discipline dans ses troupes , et sur ce qu'il n ap[)ris qu'uu mousjuetaire noir avott manqué à M. de Bfaiitnoût, et uii dtevau-léger à M. de Saiiit-Jal, il leur a ordonué les arrêts pour n'avoir pas puni sur-le-champ le mousquetaire , et 1(5 chevau-léger. Jo joins ici la copie de la lettre à M. de BeuumoEt à ce sujet.
35. Copie de ta lettre de M. te maréchal de Noailles à M. de Beaumont (1). Du quartier du Bot à fVarwlck, le 23 mal 1744.
C'est par les ordres précis du Roi, Monsieur, que je vous ordonne le*; arrêts. Sa Majesté m'a en même temps chargé de vous l'aire savoir que c'est pour n'avoir pas su faire respecter votre grade, remettre dans le devoir et la subordination des mousquetaires qui s'en étoieut écartés, et avoir négligé de lui eu reudre compte.
Sa Majesté veut que sa maison donne au reste de ses troupes ' l'exemple de Sa régularité et de la discipline ainsi que de la bravoure; e''est pour parvenir plus efficacement à y rétablir l'ordre qu'elle rendra re-spousables les officiers de sa maison de tous les dérangements qui y arriveront et dont on ne l'informera pas sur-le-champ, soit par uégligeuee ou par ménagement contraire au bien du service. Je suis fâché, Monsieur, qu'un exemple nécessaire tombe sur vous; mais j'espère, qu'en sentant vous-même combien il est juste et indispensable, et que | le bien du service du Roi l'exige , câttc considération eu diminuera ' le désagrément. J'aurai plus de plaisir à vous apprendre que Sa Majesté vous relèvera des arrêts qu'elle vous ordonne, et ce sentiment vous est un sûr garant de ceux avec lesipiels on ne peut vous bonorer plus parfaitement que je fais.
Le maréchal de F^OiLiLLEs.
M. de Saint-Jal , maréchal de camp, lieutenant des gardes du corps» est ans arrêts par ordre du Roi pour même sujet d'un clievau«lé;ger qui lui a manqué.
31). Nouvelles du camp de IFanvick, du 2â mat 1744.
Ou n'a pu encore ouvrir la tranchée, parce que les préparatifs ne sont point achevés et que les pluies continuent. Ou tera deux attaiiues,
(I) Brigadier de la maison du Roi.
Tune par rinoudaliou, l'aulre qtti st^ra fausse du cèti! liMlallewin (I). BI. de Sloutt'sson mène. deiuniii quarante escadrons de l'arméedu Hoi à celle de M. leeomte de Saxe, à cause de ladiflîwilté qu'il y a pour les subsistances.
Le gouverneur de Uleniu a reuvoyé quatre de nos déserteurs , disant qu'il veut observer le traité de
La division de JL de Cbevreuse est composée de Noailles, liaioaut et le régiment tnestre de eninp-géiiéral-dragons; la cavalerie elles dragons sont mêlés avec ritilautfrie.
Le Roi a été reeonnoitre la place de Mcuiu à la portée du pistolet, et a lui-m^me donné les principaux points d'attaque.