I. IV II K XV. - OOIlHESPOiNDA.XCE
« Votre Majesté, d’après cela, peut juger que l’armée de Portugal, dans un territoire dévasté par l’armée du Nord qui l’a précédée, qui n’a qu’un territoire insuffisant et sans proportion avec ses besoins, n’a des ressources ni suffisamment en blés ni suffisamment en argent; que, n’avant point d’argent, elle ne peut faire venir du blé des autres provinces, et, qu'eùt-clledes magasins, n’ayant pas de moyens de transport, elle ne pourrait se Taire suivre par des approvisionnements en cas de mouvement.
« On peut cependant compter que, selon l’usage établi à l’armée de Portugal, les soldats ont une réserve de quinze jours de vivres qu’ils portent dans leurs sacs. Mais cet approvisionnement vient d’être consommé pendant le mouvement que je viens d'exécuter, et il faudra du temps et do nouveaux efforts pour pouvoir le reformer.
« Votre Majesté désire connaître où en est la solde de l’armée. Les six premières divisions sont alignées au mois de juin 1811, et il leur est dû dix mois de solde; la septième au mois de septembre, ainsi il lui est dû huit mois; la huitième division au mois d’octobre 1810, ainsi il lui est dû dix-huit mois. Ce seul exposé suffit pour faire connaître à Votre Majesté dans quelle misère est l’armée.
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LE GÉNÉRAL ÎMRSENNK Al MARÉCHAL MAHMONT
« Yiloru, le 21 avril 1812.
« Mon cher maréchal, je ne reçois qu’aujourdhui la lettre qne Votre Excellence m’a fait l’iionneur de ni’éerirc de la Canins le (i février.
« .le dois lui répéter ce qne je lui ai déjà annoncé le I I de ce mois, qu'il m'est impossible d'envoyer à Valladolid une de mes divisions comme elle le désire, que les troupes qui me sont annoncées depuis deux mois ne sont pas arrivées, et que, partout où mes garnisons sont établies, elles n’y sont que trop faiblement.
« Je vais redoubler d'efforts, monsieur le maréchal, pour vous renvoyer vos deux régiments de marche qui gardent encore les communications d’iruu à Yitoria, cl je m’estimerai heureux de pouvoir y réussir. »