LIVRE XV. — CORRESPONDANCE
cellenee, elle verrait que je ne mérite pas de reproches, et encore moins l’ironie amère avec laquelle votre lettre du 2 est terminée. Je sens tout comme un autre de quelle importance il est pour la gloire et pour les intérêts de l’Empereur de battre lord Wellington de préférence aux bandes. Je suis aussi attaché qu’un autre à les conserver, mais une forte expédition est venue; je ne sais ce qui va venir des Asturies ou sur Burgos ou sur la Castille, et j’ai trèspeu de bonne infanterie. La cavalerie et l’artillerie seraient parties si j’eusse pu les faire appuyer par de l’infanterie; je les aurais fait joindre au général Bonnet si j’eusse connu son mouvement. L’embarras est de se mettre en route, parce que j’espère qu’elles seront appuyées par des troupes venant à leur rencontre de Valladolid. Ce qu’il y a de certain, c’est que je suis entouré d’ennemis, attaqué de tous côtés, et que, si j’eusse fait le détachement que j’avais disposé et qui était à la veille de son départ, l’ennemi serait maître de tout le pays et aux portes de la France. »