LIVRE XV. - CORRESPONDANCE
« Vous ne trouverez pas mauvais, mon cher maréchal, les observations que je vous fais. Si je connaissais moins les moyens que vous avez pour agir, et que vous eussiez de trente-cinq à quarante mille baïonnettes et trois mille chevaux, je serais des premiers à pousser à la roue; mais, si vous faites un faux mouvement, vous usez sans utilité les moyens qui vous restent et vous vous mettez hors d’état de rien faire de la campagne. Je souhaite que vous ne voyiez dans mes observations qu’une preuve de l’attachement que je vous porte et le désir que j’ai de vous voir éviter ce qui peut nuire à votre gloire et aux intérêts de l’Empereur. Quant à tout ce que vous me demandez, vous pouvez être sur que je vous enverrai ce que je pourrai. »