LE GÉNÉUAL MONTBRUN A MARMONT
« Iloticn-Ruppor«dor(T, le 8 juillet 1809.
« Mon général, d’après les ordres que j’ai reçus hier, je suis venu prendre position ici et fais éclairer le pays le long de la Muirh. Le parti qui a été dirigé sur Murrhcl; a trouvé beaucoup de blessés à Schcmkirchen; il y en avait aussi beaucoup à Genxerndorff, où la reconnaissance a trouvé trois cents chevaux ennemis, près desquels elle est restée en présence jusqu’à la nuit. L’oflicier qui la commandait m’a rapporté que les habitants et les déserteur lui avaient assuré que dix-neuf escadrons, tant hussards que dragons, avaient dû passer la Mardi, soit à Mardiek, soit en descendant cette rivière dans la direction de Presboimj. Mes régiments, qui ont bivaqué la nuit dernière à Spanberg et à Erilprexs, ont poussé des reconnaissances sur
uviiE XII. — üorhespüni»a.ni:e. 3iô nüruh til, Lculentdll et Enzersdorf. On n’a pu aller jusqu’au premier endroit, parce qu’on a trouvé l’ennemi à moitié chemin de Spanberg à Dürnkrut. L’officier qui les commandait a appris par les habitants, et çe qui m’a été confirmé par des déserteurs, (pie le quatrième corps de l’armée autrichienne, commandé par le comte de Rosenberg, composé en partie des régiments de Ferdinand, Lichtenstein, Blankcnstein et Stipsitz, de deux divisions de hussards d'insurrection et des deux régiments d’infanterie de Wokazouitz et Starrey, qui avaient souffert beaucoup, s’étaient retirés par Ihirnkrnt. Au village à’ Fnzcrsdorf , nous avons trouvé un hôpital où il y avait beaucoup de blessés; hier, nous en atons ramassé une grande quantité, ainsi que de traineure, dans tous les villages où ma division et mes détachements ont passé. D’après tous ces renseignements, je dois supposer que le corps de Rosenberg descend la Mardi et que les autres corps font leur retraite par les routes deA’/kuhburg, Znaïin et Horn. 11 serait bon cependant qu’on observât le cours de la Mardi depuis Dürnkrul jusqu'à son embouchure, afin d’éviter les coups de main que pourraient faire sur les derrières de l’armée les dix-neuf escadrons dont il est fait mention. J’ai prévenu le général Groudiy, qui, d’après les ordres de Son Altesse, doit rester à Ruppcrsdorff, de tous les renseignements que j’ai obtenus, pour
qu’il ait à se conduire comme il l’entendra le mieux.
a Je pars à l’instant pour me rendre aux derniers ordres <|ue j’ai reçus de Son Altesse, et marche sur yikohhnurg parla grande route de Vienne. Je pousserai aujourd'hui la brigade du général Colbert aussi loin que je le pourrai; demain, j’espère rencontrer l’arrière-garde ennemie, ainsi que ses bagages; je les ferai poursuivre de manière à ce qu’il nous en reste au moins une partie. Il ne dépendra pas de moi que vous ne soyez content de ma division. »
LE MAJOn GÉNÉnAI. A MARMOXT.
fl Wolkcrsdorf, le 8 juillet 1809, trois heures après midi.
« Je reçois à l’instant, monsieur le duc, votre lettre de Wüllfei'sdorf, à midi. Comme il est trois heures, vous aurez eu d’autres renseignements sur l’ennemi, qui parait effectivement se retirer en Bohème. L’Empereur vous laisse maître de marcher sur Znaïin si, par ce moyen, vous croyez vous trouver plus près de la gauche de l’ennemi. Le duc d’Auerstüdt, avec son corps d’armée, se met en marche; il sera, vers huit heures du soir, à Wùllfersdorff. Dans quelque direction que vous soyez, donnez de vos nouvelles au duc d’Auerstüdt. Le duc de Rivoli était ce matin de bonne heure à Stocke-