LIVRE XIV. — CORRESPONDANCE
« Je crois, d’ailleurs, avoir démontré cette proposition d’une manière complète dans le mémoire que j’ai eu l’honneur de vous adresser. Les officiers sont des ignorants qui sacrifient, sans s’en douter, les intérêts de l’Empereur et de leur pays à la gloriole d’avoir des soldats plus régulièrement habillés.
« Ils ont parlé d’officiers français et dalmates placés dans les régiments qui leur donnent de la jalousie.
« J’ai placé un chef de bataillon par régiment, et certes, eu égard à l’avancement qui a eu lieu, cette disposition a été extrêmement modérée. Il faudrait, pour donner aux Croates toute la valeur dont ils sont susceptibles, mettre un bon nombre d’officiers français pour les commander, et, dans le rapport de l’inspection que j’ai l’honneur d’adresser à Votre Excellence, je demande qu’il en soit placé un par compagnie, au moyen d’échanges convenables. Sous les Autrichiens, au moins la moitié des officiers employés dans ces corps étaient étrangers au pays, et le colonel Slivarich lui-même n’est pas né Croate, mais marié et établi en Croatie depuis qu’il est dans ces régiments. Les chefs de bataillon qui y ont été placés étaient indispensables pour y introduire l’esprit français et contribuer à y faire connaître le service français.
« Quant aux officiei’s dalmates, je conçois que les