‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 79 sur 267 · LIVRE XI. — CORRESPONDANCE. I(i · texte numérisé non relu

LIVRE XI. — CORRESPONDANCE. I(i

« faire travailler nuit et jour aux fortifications de « Raguse et de Stagno. »

« Le prince de Neufchâtel m’écrivait, le 8 juil- • let 1807 : « Raguse doit définitivement rester réunie « à la Raima tie; vous devez donc faire continuer les << fortifications et les mettre dans le meilleur état. »

« Les intentions de Sa Majesté étaient bien formelles, bien manifestées; et, malgré ma demande et mes sollicitations, il n’a jamais été fait, en l’an 1806, pour les fortifications dans l’État de Raguse, que soi.\ante-dix-sept mille francs, dont six ou sept mille étaient déjà dépensés à mon arrivée, et dixneuf mille trois cents francs seulement depuis le 1" janvier 1807 jusqu’à ce moment, quoiqu’il fallût plus de trois cent mille francs pour exécuter (quoique d’une manière provisoire), les ordres qui m’étaient donnés.

«J’ai pris possession des places des Bouches. 11 fallait armer la côte; il fallait mettre en ordre Gattaro. On n’a fait aucune espèce de fonds pour cet objet, quoi que j’aie pu demander et dire. Cependant les travaux étaient urgents. Il y a peu de jours que Sa Majesté me faisait l’honneur de m’écrire : « Je suppose que dans le cas où une e.scadre de « douze à quinze vaisseaux arriverait à Catlaro ou « à Raguse, les mesures sont prises pour la mettre « à l’abri de forces supérieures. Répondez-moi ce- <% pendant sur celte question.

« J'ai cru devoir, par suite de cette lettre, augmenter les dispositions défensives des rades de Raguse et de Castelnovo, et on les exécute en ce nioincnt. Voilà pour les travaux du génie.

« Kn résultat, on n’a fait, jusqu’au mois de juin lt>07, aucuns fonds pour les travaux de l’artillerie en Dalinalie, et, jusqu’à ce moment, il n’a pas encore été fait pour l’Ktat de Raguse et de l’Albanie le quart des fonds qui étaient nécessaires au génie pour exécuter les travaux d’urgence qui étaient ordonnés d’une manière pressante. Il fallait cependant pourvoir aux dépenses des uns et des autres.

« Pendant la guerre avec les Russes, nos communications étaient entièrement interceptées dans nos canaux. Les troupes ne pouvaient donc suivre que la communication par terre. Or cette communication est rendue difficile par la Narenta et la Cettina, deux rivières fortes et sur lesquelles il n’y avait aucun moyen de passage organisé; il a fallu y faire construire des ponts de bateaux; et sans doute j’aurais été inexcusable si, dans le cas du siège de Raguse, je n’avais pu aller à son secours faute de pouvoir passer ces rivières. L’exemple de la marche du général Molitor ne peut être présenté en opposition avec ce que je dois attendre. Il est arrivé à Spalatro, à Stagno par mer, et il n’aurait jamais pu secourir Raguse si les Russes eussent alors occupé les canaux, comme ils l’ont fait

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