‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 102 sur 166 · E MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL HARMOM · texte numérisé non relu

E MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL HARMOM

a Stoipcn, le 25 août 1813.

ce Monsieur le duc, je vous préviens que nous passons demain l’Elbe à Pirna; il est donc nécessaire que vous approchiez demain sur Stolpen pour prendre part à l’affaire et que vous puissiez vous placer de bonne heure dans la position que vous occuperez après-demain 27. Comme nous nous portons sur la ligne d’opération de l’ennemi, on doit s’attendre qu’il fera tous les efforts imaginables pour se dégager.

« Le prince vice-connétable, major général, w .\lexa.ndre. »

LE M.UOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL M.VRMÜ.NT

« Presilc, le '27 août liSl". Imil heures (lu soir

c< Monsieur le duc de Raguse, l’Empereur vous ordonne de réunir dans la nuit toutes vos divisions et toute votre artillerie, et de vous appuyer au prince de la Moskowa et au maréchal Saint-Cyr. L’ennemi n’est point en retraite, et il faut s’attendre à une grande bataille pour demain. A cinq

heures du matin, l’Empereur sera à la redoute n° i sur la route de l’iauen.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

« P. S. L’intention de l’Empereur est que, pour la journée de demain, chaque commandant de corps ait un quartier général fixe; il laisserait, s’il le quittait, quelqu’un pour recevoir les ordres de Sa Majesté et dire où il est. »

LE MAJOR GÉNÉRAI, AU MARÉCHAL MARMONT

a l)rC8<le, le 28 août 1815^ octit hciin‘8 du 80 T.

« Monsieur le maréchal duc de Raguse, j’ai reçu votre lettre de quatre heures et demie; je l ai mise sous les yeux de l'Empereur. Sa Majesté n’a pour le moment aucune autre instruction à vous donner que de suivre le mouvement de l’ennemi et lui faire le plus de mal possible.

LL MAJOR GÉNÉRAL AL MARÉiaiAI, MARMOM.

« Ure5ile, le 29 août 1815, cîim| lieurt .'* rt (lomie lin m itiii.

« Monsieur le maréchal duc de Raguse, j’ai l eçu

LIVRE XVII. — nURRESPûiSDAÎirE. 22,> votre rapport d’hier onze henre.s du soir, et je l’ai mis sous les yeux de l’Empereur. Sa Majesté ordonne que vous suiviez vivement l’ennemi sur Dippodiswald et dans toutes lesdirectionsqu’ilaurait prises.

« Sa .Majesté le roi de Naples se porte sur Frauenstein, afin de tomber sur les flancs et les derrière.s de l’eiineini, et le maréchal Saint-Cyr a'l’ordre de suivre l’ennemi sur .Maxen et sur toutes les directions qu’il aurait prises.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandhe. »

LE MAJOIl général AU MARÉCHAL MARMONT.

« Drcs U', le 30 août 1813.

« Monsieur le marécdial duc de Uaguse, l’Empereur me charge de vous prévenir que le point difficile pour l’ennemi est Zinnwahl, où l’opinion de tous les gens du pays est que son artillerie et ses bagages ne pourront passer qu’avec une peine extrême; que c’est donc sur ce point qu’il faut se réunir et attaquer; que l’ennemi, tourné par le général Vandamme, qui marche sur Tœplitz, se trouvera très-embarrassé, et sera probablement obligé de laisser la plus grande partie de son matériel.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alex AND e. »

2îi

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT

a Drc8<1e, le TA aoiU 18i5, deux heures du matin.

<( Monsieur le maréchal duc de Raguse, l’Empereur m’ordonne de vous prévenir qu’il est de la plus grande urgence que vous vous rapprochiez de Dresde, avec voire corps d’armée, par la roule directe, de manière à en être aujourd’hui le plus près possible. Le général Vandamme, avec son corps d’armée, a été cerné, enlevé au delà des montagnes, s’étant laissé surprendre dans des gorges, de sorte que de ce corps il n’est revenu que très-peu d’hommes, et l’ennemi s’est déjà montré entre l’irna et l’eterswald; il est donc convenable, dans cet étal de choses, (pic vous vous rapprochiez de Dresde; votre mouvemenl doit se faire avec beaucoup d’ordre et être autant que possilde dissimulé à l’ennenii. Faites-moi connaitre les positions qu’occuperont ce soir vos troupes.

« Le jirincc vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

LE MAJOR général AU MARÉCHAL MARVONT.

« Drixle, le 51 18|5, cinq lKure.»i

c( ileiiiie du matin.

« Monsieur le duc de Raguse, je vous ai écrit il y

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