LIVRE xvm. - CORRESPONDANCE
. 5.^POLÉO?i AV MARÉCHAL MARMONT.
« Dresde, le 1" octobre 4813, quatre
heures du inntin.
« Mon cousin, je reçois votre lettre du 29, à onze heures du soir. — La brigade que vous avez laissée à Meisscn a été remplacée par le troisième corps. Laissez du monde à VVurtzen et faites-y travailler à la double tête de pont, et surtout à l’établissement d’un bon pont sur pilotis. La Mulde déborde. Il est nécessaire que nous soyons maîtres de ce passage. — Le 30, le prince Poniatowski a eu son quartier général à Rochlitz. Aujourd’hui, I" octobre, il sera à Frohbourg ou à Âltenbourg. Le comte de Valmy a dû coucher, le 30, à Frohbourg et a dû envoyer ün fort détachement sur Borna. Le général Uminski a dû occuper Roda, et le prince Snlkowski a été sur Penig. — Le cinquième corps était hier, 30, à Nossen et à Waldheim. — Les troupes <lu duc de Castiglione ne devaient pas tarder a paraître du côté d’Iéiia. — Jusqu’à cette heure, il paraîtrait que le général Platow, fils del’hetman, avec Thielniann, et soutenu d’une division légère, se porte sur la Saale. Il paraîtrait que cette division légère serait commandée par le général Baumgarten. Le général Rienau paraîtrait se trouver à
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Comotau. — Dans la journée, tout ceci va parfaitement s’éclaircir. — Il paraîtrait que Platow avait sous ses ordres mille à douze cents Cosaques; le régiment palatin de Ferdinand autrichien, et le régiment de Hesse-IIombourg autrichien: enfin, il paraîtrait que le général Platow se serait porté sur Penig et de là sur Âltenbourg, laissant le général fiaumgarten à Ghemnitz.
« Napoléon. »
NAPOLÉON AU MÀRÉCIIAL MARMOST.
< Urexle, le I" octobre 1813, qualrv heures du matin.
« Mon cousin, vous nous avez pris douze cents quintaux de faYine à Meissen. Renvoyez-nous-lcs. Le duc de Padoue a l’état de ce (jue Leipzig, Wurtzen et autres bailliages nous doivent fournir ici. Prenez toutes les mesures pour nous faire venir mille quintaux de farine par jour. Écrivez aux baillis. Envoyez des commissions et faites partir des convois. Nous avons aussi du riz qui nous appartient à Leipzig. Prenez des informations et faitesle partir. Enfin prenez des mesures pour nous approvisionner. Le duc de Padoue est au fait de la distribution que la régence a faite, entre tous tes bailliages, pour les farines que chacun doit fournir.
LIVRK XVIII. — CORRESI’ONDANCE.
— Surtout ne retenez rien pour vous de tout ce qui doit nous être adressé à Dresde.
« Napoi.éon. »