‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 142 sur 166 · LIVRE XVIII. - CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII. - CORRESPONDANCE

possibilité de déboucher par Roslau que je pourrai m'occuper de forcer ces partisans à évacuer le pays entre la Saale et la Mulde. Le camp principal de l’ennemi est toujours à Roslau et le quartier général du prince de Suède à Zerbst.

« Maréchal prince de la Moskowa. »

.NAPOLÉON Af MARÉCHAL MAHMONT.

< Dresde, le 3 octobre 1813.

« Mon cousin, tous les bruits que l’on fait courir sont controuvés. Il n’y a pas de corps d’armée ennemi sur Géra; il n’y en a pas sur Altenboui g; il n’y a de ce côté que le corps de l’hetman l’iatow et de Thielniann. Il faut mettre une grande circonspection dans vos mouvements. Avant tout, il faut soutenir le prince de la Moskowa. Le roi de Naples, avec le deuxième, le cinquième et le huitième corps, qui sont entre Freyberg, Chemnitz et Altenbourg, se trouve, dans l’ordre naturel, opposé à tout ce qui arriverait de Bohême. D’ailleurs, un officier que vous m'enverriez en poste pourrait, en moins de vingt heures, vous rapporter ma réponse. Je vous le répète : couvrir Leipzig, puisque vous y êtes, empêcher le passage de l’Elbe de Wittenherg à Torgau, secourir Torgau, appuyer le prince de la Moskowa, voilà le premier but que vous devez vous proposer;

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MÉMOinES DU DUC DE DAGUSE.

lo reste viendra après. J’attends aujourd'hui des nouvelles du prince Poniatowski et l’arrivée de mes troupes à Chemnitz, ce qui me mettra à même de prendre un parti.

« Napoléon. »

>Ai'OLf;o:« vu mauéciiai, wadmont.

« Dre^'lc, lu 5 oclohre 1^15.

« Mon cousin, le prince Poniatowski est arrivé à Alleiiliourg le 2 octobre. — Voici ce qui s’est passé : — Dans les premiers joui's de septeiuhre, le colonel Müiisdorf est arrivé à Altenljourg avec un détachement de mille à onze cents chevaux. — Thieliiiann est venu le rejoindre avec trois mille chevaux. U'.Vltenbourg, ces troupes poussèrcntdes parlissur Zcilz, Borna, Fre\ bourg, Weissenfels, Mersebourg et Géra. Le général Lefebvre-Desnouettes les lepoussa, les rejeta sur Alteidvourg, et ensuite sur Zwickau. Mais, lc28, riietman Platow déboucha sur Altenbourg avec ses Cosa(]ues, trois mille hommes d’infanterie autrichienne et deux mille cavaliers autrichiens, be général Lefebvre fut attacpié de front dans le temps que Thielmann le tournait sur Zeitz. Le 28 au soir, Platow était de retour à Altenbourg; le 2î), Thielmann y était également revenu. Platow rentra avec sa troupe à Chemnitz, en partie le 20 et en partie

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le .jO. — Thielinann eL le comte Münsdorf restèrent à Altenbourg; mais, le 2, au moment où ils faisaient leur mouvement de retraite sur Zw ickau, la cavalerie du prince Poniatowski les chargea, leur sabra cinq à six cents hommes, et fit trois cents prisonniers. En faisant ses adieux aux magistrats d’Âltenbourg, Thielmann leur a dit qu’il jugeait que les Français venaient sur lui, que la ville serait occupée par eux, et qu’il s’en allait. 11 parait que l’infanterie autrichienne que Platow avait sous ses onlres était du corps de Klenau; que ce corps de Klciiau n’est que de six mille hommes de cavalerie et au plus de quinze mille hommes d’infanterie; qu’il occupe Chemnitz, Marienberg et Augustenhourg. — Le prince Poniatowski occupe Frohhourg et Windischleybe. — J’attends ;i chaque instant des nouvelles de l’entrée du roi de Naples à Chemnitz. Vous voyez donc que le mouvement de vingt mille Autrichiens sur Altenbourg est controuvé. — Faites mettre dans les journaux de Leipzig que le général Thielmann a été battu par le prince Poniatowski, qui lui a fait six cents prisonniers et lui a tué et sabré beaucoup de monde.

« Napoi.éo.n. »

MKMOIIIES DU DUC DE RAUUSE.

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