‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 145 sur 166 · I.IVUE XVIIl. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

I.IVUE XVIIl. — CORRESPONDANCE

quatre obusiers de vingt-quatre, ainsi que dix caissons de cartouches d’infanterie. On assure qu’il y a des dépôts considérables à Torgau, et qu’il s’y trouve, entre autres, plus d’un million de cartouches en réserve; vous pourriez vous remplacer dans cette ville, avec laquelle vous communiquez.

a Maréchal prince de la Moskowa. »

LE MARECIIAI, .NEÏ AU MAliÉCIlAI. MARMO.NT.

V DcliUsch, le 5 octobre 1K15, huit lieurcB (lu soir.

« Mon cher maréchal, j’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite aujourd’hui de Ilohen-IViegnitz. Il ne s’agit pas, je crois, de serrer sur Eulenhourg pour conserver ce débouché, mais bien de nous rassembler le plus promptement possible sur Leipzig.

« Les divisions Fournier et Defrance, que j’ai détachées aujourd’hui sur Landsberg, ont été forcées de rétrograder, et l’ennemi. les a suivies jusqu’à une demi-lieue d’ici, en avant de Gros-Kühna. L’ennemi s’est également présenté à Schenkenberg; il a fallu de l’infanterie et du canon pour l’éloigner. Enfin, le général Dabrowski, après s’étre battu contre des forces supérieures, a évacué Bilterfeld; il est à Faupitzsch et se rapprochera en-

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core cette nuit de Delitzsdi. Ce général a vu plus de quatre mille houiines de cavalerie passer la Mulde entre Bitlerfcld et Dûben.

« Je viens d'ordonner à la division Durutte, qui est à Lukenwhna, de rentrer en ligne demain matin à la hauteur de Mocherwitz. Je pense, mon cher maréchal, que vous devez venir prendre position à Lukenwhna, gardant Eulenhourg par un régiment d’infanterie et un détachement de cavalerie; cette troupe aurait, en cas d’événement, sa retraite assurée sur Leipzig, et pourrait même, au besoin, se diriger sur Wurtzen.

« Si vous jugez convenable de vous rassembler à Lukenwhna ou à Cremsitz, j’attendrai l’ennemi demain à Delitzsch ; nous nous trouverions parfaitement en mesure de livrer bataille à l’ennemi ou de nous retirer ensemble, s’il nous présentait des lorces supérieures. Je ne crois pas que l’ennemi ose engager un petit corps avec la Mulde à dos; ainsi nous pourrions attendre et gagner la journée de demain. 11 finit espérer que l’Empereur nous donnera de ses nouvelles, et que Sa Majesté va prendre un grand parti.

« J’attends, mon cher maréchal, votre réponse à la proposition que je viens de vous faire pour prendre mes dispositions définitives.

« Maréchal prince de la Moskowi. >>

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