‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 159 sur 166 · livre XVIII. - CORRESl’ONDAXCE · texte numérisé non relu

livre XVIII. - CORRESl’ONDAXCE

« Les troupes de la troisième division, qui occupaient la ligne en plaine, furent exposées au feu de mitraille le plus épouvantable, sans imaginer, pendant neuf heures, de faire un pas rétrograde. A la fin de la journée, notre artillerie démontée et nos munitions épuisées permirent à l’ennemi d’approcher tellement son immense artillerie, que la position n’était plus tenable, ce qui força à prendre position un peu en arrière. Mais rartillcrie du troisième corps arriva, et la division Ricard se porta rapidement à la position que nous venions de quitter, et chassa une huitième fois l’ennemi du village de Schœnfeld. Ainsi finit cette glorieuse journée.

c< Je ne connais pas d’éloges dont ne soient dignes des troupes aussi braves, aussi dévouées, et qui, malgré les pertes qu’elles avaient éprouvées l’avantveille, n’en combattaient pas avec moins de courage.

« Notre perte dans cette journée a été considérable. Elle a consisté particulièrement en officiers généraux. Le général Richement, mon chef d’étatmajor, a été tué à mes côtés. Les générau.x Delmas, f'riederich et Cohorn ont été blessés mortellement. Les généraux Compans, Pelleport et Choisy l’ont été d’une manière moins grave. Mon sous-chef d’étatmajor, quatre de mes aides de camp, et cinq officiers de mon état-major ont été tués ou blessés.

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« Et, dès CO moment, je dois faire une mention particulière du courape et du zèle que les colonels Denis de Darnrémont et Fabvier, em|)loYÔs près de moi, ont montrés. ><

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