LIVRE XVI. — CORRESPONDANCE
ne m’en est revenu que neuf chefs de bataillon qui ont été placés. Il y en a, à Mayence, que j’ai demandés et qui n’arrivent pas, entre autres le colonel Deschamps, à qui j’ai fait donner l’ordre de venir commander le !2' régiment de marine, et dont je n’entends pas parler.
« Si Sa Majesté veut que ces troupes s’organisent promptement, il faut qu’elle m’autorise à faire recevoir, dans tes corps, tes sujets pour lesquels il a été envoyé des mémoires de proposition.
« 2° Les première et deuxième divisions ont seules leur artillerie. La troisième n’a ni un canon ni un caisson de cartouches.
« 5" Je n’ai pas un seul homme de cavalerie. Il me semble qu’il faudrait prendre, sur les deux divisions qui se forment, un millier de chevaux le plus en étal de servir, pour que je ne fusse pas tout à fait dépourvu des moyens de m’éclairer.
« 4“ C’est depuis avant-hier seulement que nous connaissons ici le décret de l’Empereur relatif aux ambulances, et les corps n’ont eu encore ni le temps ni l’argent pour se procurer les chevaux de bât.
« 5° Tous les corps manquent tout à fait de chirurgiens.
« 6° Il n’y a, pour tout le corps d’armée, qu’un .seul adjoint à l’état-major. Il n’existe pas un com-
fin MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE
missairo dos guerres, ni aux divisions, ni au quartier général.
« Votre Altesse sentira qu’il y a ici une grande réunion d’hommes, mais qu’il n’y a pas une armée organisée, et qu’il serait funeste au bien du service de Sa Majesté de mettre ces troupes en situation de rencontrer l’ennemi avant d’ôtre régulièrement constituées pour tout ce qu’il leur faut.
« Un de mes aides de camp est près du prince de la Moskowa, et me rapportera la nouvelle de l’époque précise de ses mouvements, d’après lesquels je me réglerai.
« .l’ai l’honneur de joindre à ma lettre l'état de situation que vous m’avez demandé. »