LIVRE XVII. — 181 S. U
cinq mille hommes, dont trente-cinq mille à cheval.
Il existait, en outre, dans le bas Elbe, des troupes légères ou de nouvelles levées, de différents pays, mêlées sous les ordres des généraux Valmoden , V égezac, Dornberg . Ces troupes présenta ien t u n total de quarante mille hommes, dont huit mille à cheval.
Ce n’était pas tout. On avait formé en Pologne deux armées de réserve russes. La première, composée de soixante mille hommes, aux ordres du général Bemzsen, arriva à Tœplitz le 28 septembre. La seconde, aux ordres du général Tabanoff-Taslowsky, forte de cinquante mille hommes, occupa le grand-duché de Varsovie. Devant Dantzig, il y avait trente-cinq mille hommes; devant Zamosch, quatorze mille: devant Glogau, vingt-neuf mille quatre cent soixante-dix; devant Custrin, huit mille quatre cent cinquante; devant Stettin, quatorze mille; total, cent deux mille deux cents.
Enfin, indépendamment de l’armée d’Italie, l’Autriche avait deux armées de réserve, qui, successivement, vinrent se joindre à la masse des forces combinées, savoir : sur la frontière de Bavière, dixhuit bataillons et trente-six escadrons, faisant vingt-quatre mille sept cent cinquante hommes; à Vienne et à Presbourg, quarante-huit bataillons et
iU MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.
soixante-douze escadrons, faisant soixante-cinq mille hommes; total, quatre-vingt-neuf mille sept cent cinquante.
Ainsi l’ensemble des forces qui nous étaient opposées s’élevait à près de neuf cent mille hommes, dont plus de cent cinquante mille à cheval.
J’ai indiqué la manière dont elles étaient réparties. Mais je ferai remarquer ici la profondeur du calcul qui lit mélanger toutes les troupes des différentes nations, seul moyen de donner de la consistance à la coalition, de mettre obstacle à des combinaisons politiques particulières, et de substituer à des jalousies de nation, si naturelles et si habituelles en pareil cas, une rivalité de soldat sur le champ de bataille qui devenait une garantie de succès.
Voici quelle était la formation de l’armée française :
En Silésie, les troisième, cinquième, sixième et onzième corps, dont la force, avec la cavalerie, s’élevait à cent vingt mille hommes. Us étaient, au début de la campagne, et accidentellement, sous les ordres du maréchal prince de la Moskowa, le plus ancien des trois maréchaux réunis sur cette frontière. — Les quatrième, septième et douzième corps, et le troisième de cavalerie furent rassemblés à Dahme, sous les ordres du duc de Reggio, en