‹ Mémoires du duc de Saint-Simon publiés (volume 3)Chapitre 8 sur 333 · Saint-Simon a écrit : et qui V excommunia · texte numérisé non relu

Saint-Simon a écrit : et qui V excommunia

11698] OBRECHT A RATISBONNE. 15

honnêtement par une couronne. Madame, qui pleuroit

tons ses parents selon le degré de parenté, comme les

antres en portent le deuil, fut très-affligée de la mort du

lUMiYel et premier électeur d'Hanovre. Il aVoit épousé

Sophie, fille d*une fille du malheureux roi d* Angleterre

rhirijg I" et de Télecteur palatin qui se fit roi de Bohême, f^<^ ^-^

et qui, perdit ses États et mourut proscrit. Quoique Madame-^

n eût jamais guère vu cette tante, elle lui écrivoit fidèlement

des volumes deux et trois fois la semaine depuis qu*elle

éloit en France. Le Roi l'alla voir sur cette mort.

Ses affaires ne finissoient point avec Félecteur palatin, qui a?oit à payer, et qui différoit toujours sur toutes sortes de prétextes. Le Roi voulut envoyer pour cela à Ratisbonne Crècy, qui entendoit bien les affaires d'Allemagne ; mais celle-d étoit une affaire de droit et un procès, dont Crécy ûma mieux se débarrasser sur un autre, et il proposa Obrccht, qui y fut envoyé. Cétoit le préteur royal de Strasbourg, un génie fort au-dessus de son état, et Thomme d'Allemagne qui en possédoit le mieux les lois et les coutumes. M. de Louvois le sut gagner, et lui, sut mettre les troupes du Roi dans Strasbourg en pleine paix, sans coup fw, qui nous est demeuré depuis.

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