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lut savoir ce qu'on cherchait à lui, caclier. Il chargea le général Nansouty de prendre les in^ formations qui lui manquaient. Premier écuyer du souverain, celuinci manda son subalterne, et le soumit à un interrogatoire en forme. Nous étions à Saint-Cloud. Vcimp^reiir^ imp^tiei^t de connaître tous les détails de cette fâcheuse affaire, me pressait de questions , auxqaellf s je ne pouvais répkondra que par les rense^gnemensque je tenais de M. de Yilloutreys.
Comme ils ne résolvaient, n'eo^pKquaîeot rien, l'empereur m'envoya assister à l'intenrogâtoire que subissait dans ce moment-ilà méufo celui qui me les avait donnés. Je m'y rendis en effet. Les questions étaient elaires et précises; M. de YiUou-' treys ne put éluder, et convint de toutes les drw f onatan^ea qu'il nie aujourd^'hui. Ses aveux fhrent tels qu'après les avoir reçus, le généralNanaouty crat devoir lui demander sa. démission. Or, corn' W^t ispucilier cet acte rigoureux avee \à^ wision q%^ fait auJQur^hui M. deViUautrey^?Si la part %u'il 9 prîm à la bonteuse transaction de Baylen ^ bprat à ua^ tiwisiBissicxn d'ordres, paurqaot Içfi» réticeciCQ» de Madrict, l'abaiidan de Sainte , Çloud, ^t Fe^pulsion qui l'a suivi? ^^ai^ laîsson» 1^ les questions, et voyons s'il est vrai que le vole de Féouyer ait été finssi sâsifila qu'il W pré*e»d*
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Le général Dâpofit se trouvait^ avec une de Me divisioud) sépâité de^ dêttii centres dé son cx>rps (d'armée par la pMitiôn qu'avait prise lé général espagnol fteding. Il essaya de le déposter, h'j réussit pas et èut reêcur^ à la voie des négo* ciâtîoris pour.sa tirer d'aÊfaire. Il ignorait, quâfid il lie mit en oommunicatiôti avec les Espagnols, \û mouvraient que firisait Vedel pour Tenir lé dégagerjl il devait ^pp6ser^ à la vét^é> que le bruit de son ^anôA serait parvenu à son lieutenaniy et que celui-ci aCourrait à son secours; mais enfin il n'avait reçu aucun avis qui pût lui donner cette sécurité ^ ainsi il ne devait compter que sur lui-même pour se tirer de la triste pôsi* tion où il se trouvait*
Il venait en conséquence de" conclure un ar*» mistioe avec le général Reding. Or, que pouvait le plus redouter le général Dupont dans une situation déjà si ihalheurëuiàè , si ce n'est que le ^ général Castàûos, qu'il avait laissé à Andujar^ he fui informé de rembarras où il se trouvait, et ne vînt mettre le comble à son infortune , ainsi que cela est arrivé? Je le demande aux militaires de toutes les nations , et particuHèr^tnent à ceux qui ont connii le général Dupont r est-dl pofiôible d'admettre que, dand^ un tel état de choses, il ait envoyé lui-même un de ses officiers d'état-^najor prévenir le général Castafiofi de ce
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qu'il lui importait le plus de ne pas divulguer? Cela choque la raison , et jusqu'à ce que j'en voie l'ordre signé du général Dupont lui-^méme^je ne pourrai y croire , et m'en tiendrai aux aveux que j'ai entendu faire à Saint-Cloud; aveux, qui centrent dans le sens de ce. qui m'avait été dit à . Madrid, et que corrobore l'ordre naturel. des choses; car enfin Dupont a dû envoyer sur la roi^te d'Andujar pour s'assurer, si Castanos arrivaît , et se conduire en conséquence,
. Sans cette excursion insensée près de M. de Castaûos, Dupont , qui venait d'obtenir de! repasser avec armes et bagages la Sierra-Morena pour revenir à Madrid, aurait pu forcer le général Reding à exécuter l'engagement qu'il . avait pris. Il l'aurait fait avec d'autant plus d'avantages, que l'arrivée de Vedel avait changé l'état des choses , çt que la position de l'Espagnol était aussi pénible que celle où se trouvait Dupont ayant la jonction de son lieutenant. La marche de Castanos changea de nouveau la &cédes a£« faires. . . t
, Tout ce que M. de Villoutreys dit de la prétendue coninaissance qu'avait le. général Casta* fios de ce qui se passait à Bay len , . et surtout de l'arrivée de Vedel, est d'une. fausseté qui saute aux yeux. D'après la position que tenait Dupofit, Jleding ne pouvait communiquer d'une manière
certaine avec Gastanos que par Mangibar et la rive gauche, du Guadalquivir. M. de Villoutreys annonce que celui-ci n'est arrivé que le ao . à Baylen. Or, comment supposer qu'il serait resté inactif à Andujar, sachant que la division Reding pouvait d'un instant à l'autre être obligée de mettre bas les armes? Cela suffirait pour donner la mesure de la confiance que mérite la version de M. de Villoutreys.
. .Une autre observation : cet officier quitta Dupont pour se rendre près du général Gastanos ; l'armistice était conclu • mais rien n'annonçait l'arrivée prochaine de Vedel, qui n'eut lieu que dans l'après-midi du même jour. Vedel attaqua Reding tou t en arrivant ; comment dès lors les succès qu'il obtint auraient-ils été connus au quartier- général espagnol quand M. de Villoutreys s'y présenta, puisqu'il était parti de Baylen avant l'arrivée de Vedel , et qu'il s'était rendu à Andujar par la route directe? L'officier au contraire que Reding est supposé avoir dépéché à Castaûos n'a dû se naettre en route qu'après le combat; il a dû passer par Mangibar, suivre la rive gauche du Guadalquivir, et cependant il est arrivé avant M. de Villoutreys. Une assertion semblable se détruit d'elle-même.
JVI. de Willoutrey s se plain t de n'avoir pu obtcn ir
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satisfaction; satisfaction d» quoi? De seé boni Mrvices? qu'il s'adresse à Castaûos. Des senti* mens qu'il m'a inspirés? sa conduite les justi* fie. De la sévérité de l'empereur qui le fit chasjser de sa maison? qu'il s'adresse ik la police dô Bordeaux ^ qui fit connaître que cet officier^ envoyé en toute hâte à Madrid^ perdit cependant vingt-quatre heures à échanger de Yot d'Espa* gne et à se procurer des triâtes sur Paris. De telles choses n'étaient pas propres à le recommander , car l'empereur savait fort bien que le payeur ne payait pas en quadruples, et que payat-il avec de telles espèces^ il n^en donnait pas à un officier subalterne de mapiàre à Fembarrasser. Mé de Yilioutreys sait d'ailleurs que , l'eusseje offensé, je n^étais pas le premier en date; il se rappelle sûrement M. R*^^ , et le traitement qu'il en reçut; que n allaitai d'abord à lui ?
Au reste , je le déclare , jamais je ne reçus les cartels que prétend m'avoir adressés M. de Wil« loutreys. S'il eût porté l'inconvenance jusque là, si un modeste officier d'état-major se fôt permis de provoquer, comme il se vante de l'avoir fait , son général en chef, alors il faudrait en convenir ; la haine que je lui porte depuis vingt atu m'occupait bien peu, ou je ne suis pas homme à me prévaloir de ma position pour satisfaire mes Vengeances personnelles; x:ar si j'avais voulu
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peser sur M, de Willoutreys , f en aTais, je crois^ (uffisamipent les moyens.
M. de Villoutreys en appelle à l'armée ! mai* qu a-t-îl de commun avec elle ? Entré par ordre dans no!) rangs , il en fut presque aussitôt chassé pour la part qu'il avait prisé à un acte inouï dans nos annales, Nos revers livrèrent l'armée à s«id complices. Il fut rappelé , affiifalé même du titre) d'officier StUpérieur, et se signala de nouveau par i^n^ action digne de son début. Commissaire officieux d^ Casitajiios à Baylen^ transfuge à Wfin tjerloQ ^ de quel droit M. de Villoutreys se oon-' fo^d-il avect 1^ braves qu'il abandonna au mô' Q^en( du danger ? A qijel titre se prévaut-il d'une sorte de fraternité d'âmes qu'il ne partagea ja^ ipais?
Au surplus!^ de YiUQUtreys n'est pas vrai dans ses» plaintei$, car il xie peut avoir oubliéque la seule £ciis que je T^i revu depuis ces a£&ires ( jtiîUè€ \ ^8) y ce fut lui qui me demanda une audience ( j^éïais nûqistre alors) pour me prier de le sortir de li pénible situation dans- laquelle il s^ ti^Ouvait par suite de cette affaire j et assuré* suent ai j'avais fût usage de tous les détails dont jft viens de parler, près du procureur impéri^ile d^ la haute*cour devant laquelle il a passé j les choses auraient bien pu se terminer différemment pour lui. L'empereur avait aussi re-
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commandé qu'on ne se prévalût pas des aveux que l'écuyer avait faits au général Nansouty ;'il les regardait comme des aveux de confiance , et défendit qu'on en fît usage. Tout cela ne réspire pas trop les sentimens dont se plaint M. de Vîlloutreys. Il me semble que de la part du souverain comme de celle du ministre , il y eut une sorte de longanimité que celui qui en fut Fobjet n'aurait pas dû méconnaître. Quand on est placé dans l'opinion comme il s'y trouve , il y a une sorte de pudeur qui devrait rendre mesuré sur les termes dont on fait usagé et les choses qu'on rappelle. Il serait bon j avant d'accoler le nom de l'empereur à un otitrâge; de se rappeler siir quel pied , avec quels antécédens on avait été admis près de lui ; il serait bon de ne pas oublier quel incident fâcheux transforma un rbodeste écuyer en officier d'état-lnajor. Un prince moins bon 9 moins indulgent n'eut pas jugé la transformation possible; il se méprit, envoya l'officier in^promptu en Espagne. Mais ce n'est pas à M. de Villoutreys à lui reprocher une erreur semblable ; il ne doit pas non plus se plaindre qu'il ait si promptement borné le cours de ses services. Son début avait été trop brillant pour qu'on ne se hâtât pas de dire : c'est assez.
^ La relation de la bataille d'Austerlitz présente une lacune qu'on aura sans doute remarquée.
Elle tient à l'omission d'un feuillet égaré par mégarde en l'absence de l'auteur. Nous rétablissons le texte tel qu'il aurait dû paraître. Le lecteur voudra] bien, après ces mots : La nuit était si noirCy page 210, vol. II , ajouter ce qui suit.
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La ntdt était si noire que nous nous égarâmes en revenant au quartier-général j et que si nous ne fussions pas tombés dans les bivouacs de la division Caffarelli ^ je ne sais où nous aurions été. L'empereur vint passer la nuit dans une mauvaise chaumière située sur le chemin de Brunn , au point où il s'embranche avec celui d'Austèrlitz. Il était extrêmement fatigué; mais il était en même temps si satisfait de la manière dont tout le monde avait fait son devoir ^ qu'il fiït d'une hu-meur charmante : il ne refusait rien de ce qu'on lui demandait. U fit souper avec lui tout ce qui était là. Quand je dis souper, je veux dire ^ qu'on se mit à table, et que ce furent les soldats qui étaient dans les environs qui fournirent quelques provisions. Les gens de l'empereur le cherchaient sur le champ de bataille et n'arrivèrent qu'après qu'il fut endormi. Il avait ordonné que dès la pointe du jour, la cavalerie battit la campagne pour voir dans quelle direction les Eusses s'é* t^âent retirés. Ces reconnaissances , si nécessai-* res à la guerre, se faisaient toujours mal dans notre amiée, cette fois-ci surtout le maréchal Murât manqua nous Êiire faire une grande faute. Il rendit compte à l'empereur que l'armée russe était venue dans la nuit reprendre le chemin d'Olmutï. On le crut d'autant mieux que letir ligne d'opérations passait par cette route et que
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tous leurs bagages et munitions étaient encore danscetteplace.D'aprèscerapport,rempereurfait prendre la route d'Olmutz à toute la cavalerie et au corps du maréchal Lannes^ et fait manœuvrer le reste de l'armée en conséquence; Il avait même envoyé ordre au maréchal Davout de réunir la division Priant à celle du général Gudin, et de marcher sur Goding où se trouve un pont sur la Marche, rivière. forte comnie la Marne, c'està-rdire, de vingt à yingt-ciiïq toises de large, qui sépare la Moravie de la Hongrie, i . Pendant;que l'armée se mettait eii ariouvement, l'empereur monta à cheval et se 'fit suivre par toute sa garde à cheval. Il prit le chemin d'Austerlitz, allant .comme à son ordinaire de hauteur en hauteur, et envoyant des officiers partout où il ne pouvait ; pas aller : il arriva dans le 'bourg d' Austerlitz , demanda à qui appartenait le château. On lui répondit : Au prince de î Kaurïitz. C'était le premier que nous trouvions , en Moravie, qui; n'appartînt pas au "prince de Lichstenstein. Il fit venir le bourgmestre concierge du château , - et , apprit d'eux que les • empereurs de Russie et d'Autriche avaient passé la nuit; au château, d' Austerlitz , d'où ils 'étaient partis le matin même , c'est-à-dire, il y avait quatre ou cinq heures, par la route d'Olistch. L'armée avait pris la même direction.
„ L'empereur rompit là l'entretien j laissa éciïapper. quelques - expressions d'ïiumeur contre le maréchal. Murât, et envoya ordre à l'armée de prendre la route d'Olistch. Ce mouvement rétrograde fut long et employa du temps, en sorte que la journée fiit à peu près perdue. Elle l'aurait été complètement, s'il n'eût pas envoyé sa garde à cheval avec M. de Thiars pour lui chercher ce qu'était devenu l'ennemi. Cet officier revint au bout d'une heure, ayant trouvé les Russes postés à très peu de distance. L'empereur envoya quérir les troupes les plus voisines, c'étaient celles de Bernadote, et les^fit niarcher vers le point où M. de Thiars avait laissé l'ennemi.
Pendant que ce corps défilait dans Austerlitz et en attendant le retour des maréchaux Lannes et Murât, l'empereur entra au château où il établit son quartier-général. On y trouva un courrier autrichien, expédié de Vienne par M. de Stadion au ministre des affaires étrangères d'Autriche. Il fut pris avec ses dépêches et sa valise, faute de chevaux pour suivre le quartier-général au moment où celui-ci était parti. L'empereur en rompant le cachet de toutes ces dépêches était furieux de ce que M. de Stadion abusait de sa position pour donner à son souverain des nouvelles étrangères à l'objet de sa mission , et entre-
tenir une autre correspondance que celle qui est autorisée ea pareil cas. On n'avait yu passer le courrier àaucun de nos quartiers-généraux ^ et cependant M. de Stadion f en sa qualité de plénipotentiaire , ne pouvait pas employer d'autres voies. L'officier que- Xempereur avait envoyé au maréchal Davout pour lui dire de réunir son corps d'armée et de marcher à Goding, avait été obligé de passer par Brunn, etc.