‹ Memoires du general Bon de Marbot (volume 4)Chapitre 4 sur 155 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

aussi dans leur mësintellig^ence aux heures critiques Tune des causes de nos revers. Toutefois, et au-dessus de faiblesses ine'vitables, se de'gagera le caractère e'ievé d'une e'poque toute vibrante de patriotisme et d'esprit militaire.

Telle est l'impression qui domine dans le récit de ces quinze années de luttes, où, soldat dès dix-sept ans, Fauteur se montrera en des circonstances si diverses l'officier intrépide, l'aide de camp des maréchaux, témoignant dans les missions les plus difficiles des rares qualités de dévouement, de tact et d'éner{]^ie. Chef de corps vigilant et prodigue de son sang, il soutiendra vaillamment les derniers efforts de nos armées en Russie, en Saxe, à Waterloo.

Là s'arrêtent les Mémoires. Leur auteur, exilé, se dévouera plus tard à la personne de Mgr le duc d'Orléans. Nommé général, il suivra le prince royal, comme aide de camp, au siège d'Anvers et dans les brillantes campagnes d'Afrique, et servira enfin, en la même qualité, auprès de Mgr le comte de Paris. Le baron de Marbot, créé pair de France en 1845, mourut à Paris le 16 novembre 1854.

Les héritiers de ces manuscrits n'ont pas cru devoir refuser plus longtemps à des sollicitations pressantes la publication de documents précieux pour l'étude de cette période de notre histoire. Heureux si ces glorieux souvenirs peuvent offrir d'utiles enseignements et de

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nobles exeaiples à notre (jéne'ralion oiilitaire, et lui inspirer, avec T amour du métier des armes, la conscience dans la pratique du devoir et un peu aussi du sincère enthousiasme qui de'borde de ces pagres.

Puissent du moins ces récits donner le relief mérité à un nom qui vient de s'éteindre et à la figure héi'oïque d'un soldat qui aima passionnément T armée et la patrie!

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