CHAPITRE XXIX
Vaine tentative d'armistice. — Bataille du 18 octobre. — Bernadottc combat contre nous. — Défection des Saxons. — Loyauté du roi de Wurtemberg. — Résultat indécis du combat.
Cette première journée avait laissé la victoire indécise; cependant elle était à l'avantage des Français, puisque, avec des forces infiniment moins considérables, ils avaient non seulement tenu tête aux coalisés, mais les avaient chassés d'une partie du terrain qu'ils occupaient la veille.
Les troupes des deux partis se préparaient à renouveler le combat le lendemain matin; mais, contrairement à leur attente, la journée du 17 s'écoula sans qu'aucun mouvement hostile eût lieu de part ni d'autre. Les coalisés attendaient l'arrivée de l'armée russe de Pologne, ainsi que des troupes qu'amenait le prince royal de Suède, Bernadette, ce qui devait accroître infiniment leurs forces.
De son côté. Napoléon, regrettant d'avoir rejeté les propositions de paix qui lui avaient été faites deux mois auparavant, pendant l'armistice, espérait quelque résultat d'une mission pacifique qu'il avait envoyée la nuit précédente aux souverains alliés par le général autrichien comte deMerfeld, qui venait d'être fait prisonnier.
Il se produit quelquefois des séries de faits bien étranges. Le comte de Merfeld était le même qui, seize