‹ Mémoires du Général Bon de MarbotChapitre 26 sur 203 · SOULÈVEMENT DE L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

SOULÈVEMENT DE L'ESPAGNE

chai Augereau, où je passai trois mois fort heureux. Le combat du 2 mai et l'enlèvement de la famille royale avaient exaspéré la nation; toutes les populations se mirent en insurrection contre le gouvernement du roi Joseph, qui, bien qu'arrivé et proclamé à Madrid le 23 juillet, n'avait aucune autorité sur le pays. L'Espagne offre cela de particulier que Madrid, résidence habituelle des souverains, n'a aucune influence sur les provinces, dont chacune, ayant formé jadis un petit royaume séparé, en a conservé le titre. Chacun de ces anciens États a sa capitale, ses usages, ses lois et son administration particulières, ce qui lui permet de se suffire à luimême lorsque Madrid est au pouvoir de l'ennemi. C'est ce qui arriva en 1808. Chaque province eut sa Junte, son armée, ses magasins et ses finances. Cependant la Junte de Se ville fut reconnue comme pouvoir dirigeant central.

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