‹ Mémoires du Général HugoChapitre 25 sur 95 · PRÉCIS · texte numérisé non relu

PRÉCIS

le vît pendant la bataille d'Ocaiia , parcourir les rangs français , et recommander aux soldats de ménager les vaincus. Après la bataille il fit grâce de la vie à un grand nombre de soldats espagnols (jui, après lui avoir prêté serment de fidélité avaient été pris les armes à la main combattant contre lui. Lors de la grande famine de 1811 à i8râ, ses finances étaient épuisées; cependant il

lui nuisit auprès du peuple de Madrid, il menaça lea Espagnols de retirer la couronne à un roi dont ils ne se montraient pas dignes 9 et de la joindre, sur sa tête , au diadôme impérial. Voici le passage de la curieuse proclamation qui contient cette singulière menace :

, f Si tous mes efforts sont inutiles, et si

< vous ne répondez pas à ma confiance,. il ne me restera c qu'à vous traiter en provinces conquises , et à placer

< mon frère sur un autre trône; |e mettrai alors la coti-' f ronne d'Espagne sur ma tète , et je saurai la faire res^

< pecter des méchans; car Dieu m'a donné la force 9 et la volonté néceçsaires pour surmonter tous les obs- « tades.

9 NAPOLioR. »

L'effet de cette mienace fut tel, qu'en moins de trente jours, plus de vingt-sept mille pères de famille avaient insciit leur serment de fidélité à Joseph , sur les registrlB^ ouverts à cet effet chez les magistrats de Madrid.

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trouva fi¥)yeEid3 venir au seooura des pauvres de^Bladrkl «i réduîmnt au>3trjet oéoec^ saire toutes kadëpense&de sik iifaisQB. Eii&n^ taiit que dujra lafaiôâie^ il fit servir snû? sa

tsji>kr^jtairpain;ap^,et (grc^i^^y n? vpiilajçit paS) disait-il, manger du pain depitr^fr^Hr ment, alors qu'un grand nombre de ses sujets lÂaitiquaiéqt dé^Kxùrriture»

Âpres avoir cherché l'impartialité dans le précis desévénemens qui ont conduit Joseph Napoléon sur le trône d'Espagne, j'ai dû montrer la même impartialité dans le tableau de sa conduite sur ce trône. J'ai eu l'honneur d'être attaché à sa personne comme page, et je l'ai servi comme officier d'étatmajor : je crois avoir été bien placé piour apprécier ses nobles <pialités. Les opinions politiques que je professe , et qui sont bien connues , donneront peut-être quelque poids à la justice que je rends aujourd'hui à mon ancien souverain. Nulle crainte, nulle espérance n'a pu guider ma plume.

Attaché par conviction à la monarchie constitutionnelle , profondément pénétré du dogme de la légitimité, dévoué par sentiment à l'auguste famille qui nous a été ren-

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