I.K MARÉCllAl. MARMOM A NAPOLÉON
«Tuilela. le 31 juillet 181 '2.
u Sire, je viens de rendre compte au ministre de la guerre des événements qui ont eu lieu depuis que les Anglais ont commencé à agir contre l'armée de Portugal. Mon rapport contient le détail de mes opérations jusqu'au niomenl où ma malheureuse blessure m'a privé du coniniandemeiU. J ai cru devoir envoyer un de mes aides de camp. M. le eapitaine Fabvier. pour porter ce rapport à Paris. J'ai pensé aussi que Votre Majesté ne désapprouverait pas que cet oftlcier, qui est parfaitement au lait de tout ce qui s'est passé et qui connaît l'état des choses, se rendît près d'elle pour lui donner tous les renseignements qu'elle [)ouirait désirer et répondre aux questions qu'elle daignerait lui faire.
« Sire, un combat s'est engagé le ^l"! juillet avec les Anglais; il a été sanglant. J'ai été frappé auparavant, et au moment où tout nous présageait des succès et où la présence du chef était le plus nécessaire: mais la fortune, en m'éloignant de l'armée, a abandonné nos armes. Que n'ai-je pu. Sire, con-
IJVllE XV IMS. — COKIIESPOXDANCE. loi
server le commandement jusqu'à la fin de la journée au prix de tout mon sang et de ma vie ! »