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rables et mes réponses le salisEiîsaîeiit : naê Q semblait prendre à tâche de me Iroo^er eo faele et le chercher avec ardeur. Ma oooTersalioii^ en me promenant avec lui devant sa tente^ dnra plus di^ <leux heures et demie, fl y rentra poor traTaiHer avec Berthier.
J'étais accablé de fatigue et mécontent. De tour dans la misérable cabane que j'avais pour asile, je commençais, après m'ëtre étendu sur la paille, à raconter à mon chef d'élat-major, le général Delorl, pour lequel j'avais beaucoup d'amitié, la singulière et fatigante conversation que je venais d'avoir avec rEnipcreiir, quand Alexandre Girardin, aide de camp du prince de Neufchàtel, le même qui a été premier veneur de Charles X, entra chez moi et me dit : « Mon général, voulez.vous bien me permettre de vous embrasser? — Tant que vous voudrez, mon cher Girardin, lui répondisje; mais il y a du mérite à embrasser une aussi longue barbe cl un homme aussi sale. » Et immédiatement après il ajouta : « Voilà votre nomination de maréchal. »
J'étais à mille lieues d'y penser, tant cette con* versation avec l'Empereur m'avait laissé une impression pénible : c'est tout au plus si je le compris. Chose incroyable ! je n'en éprouvai pas alors une joie très-vive. A l'époque de la création des maré- 4»haux, j'avais été fori affecté de ne pas être nommé:
2LG MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSK.
depuis je m'élais accoulumé à placer dans mon esprit le commandement au-dessus de la dignité: eL comme c'était la gloire qui me touchait avant tout, j'étais particulièrement sensible aux moyens de l'acquérir. Je fus content, mais sans être transporté. Quelques jours après, je reconnus Timmense pas fait comme existence, à la ditlérence des manières des généraux avec moi, et comme occasion de gloire, par l'importance des commandements que ma nouvelle position m'assurait pour l'avenir.
Mon corps d'armée fut dirigé sur Krems; on nvassigna, pour le faire vivre, le cercle de Korneubourg. et de ma personne j'établis mon quartier général dans le beau château de Graveneck, situé à peu de distance du lieu où je fis camper mes troupes.
A cette époque, Bernadotte quitta l'armée. Son corps, à Wagrani, avait on ne peut plus mal fait, et c'était tout au plus si lui-même s'était conduit eu homme de ca?ur. Il osa attribuer le gain de la bataille a ses Saxons, qui avaient fui honteusement. fi'Einpereur en fut irrité et blessé. Un ordre du jour, communiqué seulement aux commandants (les corps d'armée, fut publié, et le censurait avec sévérité, mais avec justice. L'Empereur lui donna l'ordre de quitter Tannée et de se rendre à Paris, sous prétexte de santé.
Mon corps d'armée fut augmenté d'une divisiou