LIVRE XII. — CORRESPONDANCE. 2îl
nemi. Vous deviez être à Grâtz avant lui, et, comme vous n'avez qu'un petit corps, y arriver le 23 : telle est l'opinion de Sa Majesté. »
(l'ar duplicata.) ^
MARMONT A NAPOLÉON
aGratz, le 29juini809.
« Sire, je suis coupable puisque Votre Majesté me condamne; mais, si de faux calculs m'ont trompé, je n'ai pas un seul moment été distrait de mon devoir, et mon ardeur n'a pas été un instant ralentie. Je puis assurer Votre Majesté que nous n'avons jamais marché moins de dix à douze heures par jour.
« Sire, Votre Majesté, en m'adressant ses reproches, pénètre en même temps mon cœur de reconnaissance pour la bonté avec laquelle ils sont exprimés. Ils ajoutent, s'il est possible, aux regrets que j'éprouve d'avoir eu le malheur de lui déplaire. Je payerais volontiers au prix de tout mon sang le bonheur de vous satisfaire à l'avenir. »